Sarkozy, Hollande qui a gagné le débat ?

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Texte écrit par Ludovic de Guignes :

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Hollande renie DSK, l’accord EELV/PS sur le nucléaire, Martine Aubry et le droit de vote des étrangers. Appelons cela le temps du reniement.

 

Mercredi, lors du débat entre François Hollande et Nicolas Sarkozy, l’ombre de DSK a surgi au moment où Nicolas Sarkozy disait à son interlocuteur qu’il n’entendait pas recevoir des leçons de morale de la part des gens qui ont couvert DSK et qui s’apprêtaient à en faire leur candidat aux présidentielles. François Hollande a voulu réagir en évacuant le sujet en disant : « je l’attendais celle là, vous ne pouviez pas vous en empêcher ». Et il a ajouté, « c’est vous qui l’avez nommé ».

 

« Je ne le connaissais pas, mais vous vous le connaissiez », a répondu N. Sarkozy. C’est alors que François Hollande lâche un cynique « Moi non plus, je le connaissais pas ». Je ne connaissais pas sa vie privée. « Ponce Pilate » lui a dit Nicolas Sarkozy. C’était le premier reniement du soir. Celui-ci porte effectivement la marque de Ponce Pilate. « Moi non plus, je ne le connaissais pas ». 30 ans qu’ils sont au parti ensemble voire 40.

 

Pire, c’est un mensonge. Tous les journaux ont fait leur mea culpa sur l’affaire, car tous les journalistes de Paris le savaient et ils l’ont avoué, devant la pression de leurs homologues internationaux qui leur reprochaient de faire mal leur travail. Tout le monde au PS le savait et a couvert l’infamie. François Hollande est obligé de dire qu’il ne connaissait pas (la vie privée de) DSK et ses frasques, car s’il l’avoue, il reconnaît du même coup le caractère profondément immoral du PS et de l’ensemble de ses cadres. Alors, il préfère mentir. Ce qui n’est guère mieux.

 

Le second reniement est intervenu sur l’accord PS avec EELV sur le Nucléaire. Cet accord tant décrié et signé entre Mme Aubry (Première Secrétaire nationale) et Cécile Dufflot idem chez les Verts vient d’être renié par F. Hollande, car il le gêne aux entournures. Ce qui corespond à un trait du candidat Hollande : il s’ajuste aux vents. En reniant cet accord, signé au lendemain de la primaire citoyenne socialiste, François Hollande a, du même coup, renié Aubry, qui agissait au nom du PS. C’est important ce reniement, car il rejaillit sur l’attitude que François Hollande envisage d’adopter à l’international et qui l’oppose à Nicolas Sarkozy.

 

La confiance

 

« Quand la France donne sa parole, elle doit la respecter », n’a cessé de dire Nicolas Sarkozy tout au long de cette campagne. François Hollande a toujours répondu qu’il reviendrait sur les accords déjà pris par la France : la date de retrait des troupes de l’Afghanistan et la modification du traité européen, par exemple.

 

François Hollande reprend donc la parole du PS auprès des Verts. L’accord tombe à l’eau d’autant que l’unique centrale nucléaire que le candidat promettait de fermer – s’il est élu – au cours de son quinquennat, ne le sera plus. Ce n’est plus lui qui en décidera. La position n’est plus tenable, devant les arguments de N. Sarkozy. C’est l’Agence de la Sécurité Nucléaire (ASN) qui décidera. Or, Nicolas Sarkozy a rappelé que l’ASN, agence indépendante a décidé de ne pas fermer la centrale qui a été mise aux normes après Fukushima et est certainement plus sûre qu’à l’époque de sa mise en service.

 

Vote des étrangers. Là également, même refrain. François Hollande qui avait déjà changé de position sur le sujet : d’urgent, le sujet est devenu secondaire au soir du premier tour et, mercredi soir, il s’est carrément rangé à la position de Nicolas Sarkozy sur un référendum. Les promesses tombent à l’eau les unes après les autres.

 

Interdiction de la Burqa. On apprend que le PS ne l’a pas votée et que François Hollande n’était pas présent le jour du vote. « La vérité, c’est que vous avez eu peur », lui a dit Nicolas Sarkozy. Peur ici, c’est le regard des Musulmans de France. F. Hollande a besoin de leurs votes. La promesse du vote des étrangers aux élections locales est une promesse électoraliste.

 

Le débat a duré un peu plus de deux heures. L’économie, le style de présidence ont dominé le débat. Deux styles très différents : François Hollande en Procureur sans Robe et Nicolas Sarkozy en Président. François Hollande a voulu redire sa « normalité », mais celle-ci s’est retournée contre lui « car les enjeux sont eux exceptionnels, dans une période où tout va si vite, car un monde nouveau se met en place alors que l’ancien n’est pas encore complètement pass », cette transition s’avère très heurtée et est tout sauf normale, a rappelé Nicolas Sarkozy.

 

Le débat a réussi à renverser la vapeur des sondages – je parle en termes de tonalité -. Avant le débat, c’est Nicolas Sarkozy qui était qualifié de challenger puisque François Hollande est arrivé en tête (d’un point) au premier tour. Au cours du débat, Nicolas Sarkozy a très vite pris la mesure de François Hollande qui lui a retrouvé sa position de challenger. Du coup, c’est Nicolas Sarkozy qui a mené le débat, d’autant que François Hollande a pêché par des interruptions fréquentes de la parole de son interlocuteur ; ces interruptions multiples ont fini par le fixer à sa position de challenger.

Continantal news, c’est qui le menteur ? C’est  Francois Hollande.

Ludovic de Guignes

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