Le soupçon d’abus dans un jardin d’enfants Ă Sderot : Impossible de rester indiffĂ©rent Ă cette photo – un bambin d’un an et huit mois est attachĂ© dans des draps de la tĂŞte aux pieds. Cette photo a Ă©tĂ© tĂ©lĂ©chargĂ©e sur Facebook mardi par la grand-mère du bambin, sous le choc. La mĂŞme nuit, le directeur a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©. Hier soir (dimanche), la dĂ©tention de l’enseignante de la maternelle a Ă©tĂ© prolongĂ©e et son fils, le propriĂ©taire de la maternelle.
« Le jour oĂą c’est arrivĂ©, nous sommes allĂ©s voir la police et leur avons dit : ‘Prenez les camĂ©ras, et regardez' », raconte le fils de la ganĂ©nette. « Vous voyez la ganenette l’envelopper de chaleur, mettre le drap, l’embrasser, le serrer dans ses bras, ne pas le jeter, contrairement Ă d’autres vidĂ©os. »
Selon lui, sa mère enseignante de maternelle est une personne tout Ă fait normative sans casier judiciaire. « Je ne peux pas dormir du tout », dit-il. « Dire qu’elle est maintenant dans une cellule de dĂ©tention avec des toxicomanes, avec je ne sais pas avec quoi, avec des criminels, alors qu’elle est une personne normative, elle n’a mĂŞme pas de passĂ© criminel. Il n’y a jamais eu aucun soupçon contre elle.
Non loin du tribunal oĂą s’est dĂ©roulĂ©e l’audience de prolongation de dĂ©tention de l’institutrice de maternelle, nous avons rencontrĂ© le père de l’enfant qui Ă©tait documentĂ© ligotĂ©. Il Ă©tait sous le choc et tenait le bambin : « Je suis en colère, je suis triste que la situation soit comme ça.».
Il a dĂ©clarĂ© que le comportement de l’enfant avait changĂ© depuis l’incident : « Il ne dort pas bien, il commence Ă lever les jambes, Ă lever les mains et c’est quelque chose qu’il n’a jamais fait auparavant. Depuis ce jardin d’enfants, il y a eu un changement qui fait que mon enfant a peur de tout. »
Les propriĂ©taires de jardins d’enfants affirment qu’il ne s’agit pas d’un attachement normal de l’enfant mais d’un moyen qui l’aide Ă s’endormir :   « Cet enfant a besoin de chaleur et d’amour, il a grandit sans sa mère. Cette procĂ©dure d’emballage sert Ă lui donner de la chaleur et de l’amour. Mieux. Parce qu’une fois qu’un enfant ne dort pas, il n’a plus de routine. Cela nuit terriblement Ă sa croissance, surtout Ă cet âge dont il a besoin.
Le père a rejetĂ© ces allĂ©gations et il compte dĂ©sormais sur le parquet et la police : « Je n’ai pas fait la loi moi-mĂŞme. J’ai amenĂ© la police et le parquet doit faire son travail. J’espère qu’ils feront leur travail correctement et que justice soit rendue. »
L’avocat Orit Hayun, l’avocat de l’enseignante de la maternelle, a dĂ©clarĂ© dans une interview avec Rafi Reshef : Et je suis aussi sĂ»r Ă cent pour cent et j’ai la preuve que la grand-mère du bĂ©bĂ©, qui est celle qui s’occupe rĂ©ellement de lui et s’occupe de lui, Ă©tait au courant, et l’a confirmĂ©. D’ailleurs, il y a beaucoup de parents Ă la maternelle qui soutiennent l’enseignante de la maternelle, se tiennent derrière elle. »
Les camĂ©ras de sĂ©curitĂ© du jardin ont Ă©tĂ© immĂ©diatement remises Ă la police. La clause de suspicion contre l’enseignante de maternelle est un abus impuissant et une simple agression. L’assistant a Ă©tĂ© relâchĂ© en rĂ©sidence surveillĂ©e. Maintenant, les enquĂŞteurs de la police vont parcourir les images des camĂ©ras de sĂ©curitĂ© pour comprendre ce qui s’est rĂ©ellement passĂ© dans ce jardin d’enfants et quelles Ă©taient les « mĂ©thodes d’anesthĂ©sie » de l’institutrice de maternelle.






