Selon l’ex directeur adjoint du Mossad, Ilan Mizrahi, Israel est impliquĂ© dans la mort du chercheur iranien

Ilan Mizrahi a Ă©tĂ© le directeur adjoint du Mossad, le service israĂ©lien de renseignement secret, avec une carrière de plus de trente ans, et a servi comme conseiller de sĂ©curitĂ© nationale d’IsraĂ«l de Juin 2006 Ă  dĂ©cembre 2007. Un spĂ©cialiste des affaires du Moyen-Orient, en particulier l’Iran et le terrorisme, ses positions ont inclus collecte de renseignement et d’analyse, tant au niveau tactique et stratĂ©gique, et de contre-terrorisme. M. Mizrahi a eu lieu sur le terrain et les positions siège, oĂą il a servi comme chef du DĂ©partement de contre-terrorisme et du renseignement HUMINT et les divisions. Dans ses diffĂ©rentes fonctions, il a dĂ©veloppĂ© un large rĂ©seau de contacts dans la rĂ©gion et Ă  l’Ă©tranger, avec les dirigeants, hauts fonctionnaires et hommes d’affaires, ainsi que des organisations internationales. Il est diplĂ´mĂ© de l’Islam et Middle Eastern Studies Ă  l’universitĂ© de Tel Aviv.

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Il n’a pas cherchĂ© Ă  nier l’implication des services secrets d’IsraĂ«l dans la mort du chercheur iranien Ahmadi Roshan. Mais il a soulignĂ© que dans la « guerre secrète » il ya « suffisamment de participants et toute personne agit en son nom. » Mizrahi a parlĂ© de « plusieurs pays et groupes d’opposition iraniens ».

L’ancien directeur a rencontrĂ© un groupe de journalistes dans un hĂ´tel de JĂ©rusalem et a dĂ©fini la «guerre secrète» comme «quelque chose entre la guerre et la diplomatie, qui peut conduire Ă  une guerre ouverte, mais il reste encore des possibilitĂ©s de contact plus ou moins secrètes.

« La guerre secrète entre l’Iran et d’autres pays, y compris IsraĂ«l, les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite, existe depuis presque la rĂ©volution de 1979 », explique t-il,« bien que certains des Ă©pisodes restent cachĂ©s.  »

Le jeu qui se dĂ©roule au Moyen-Orient est complexe et apparaĂ®t comme un Ă©lĂ©ment fondamental face au litige avec l’Iran d’un cĂ´tĂ© mais aussi la Syrie, au moins temporairement, puis l’Irak chiite et la milice libanaise du Hezbollah et, l’Arabie saoudite, qui sont des  monarchies pĂ©trolières.

La clĂ© pour le jeu en ce moment est l’aspiration de l’Iran Ă  possĂ©der des armes nuclĂ©aires, afin d’Ă©quilibrer les forces, tout en Ă©tant très favorable Ă  leurs rivaux. Les plus graves sanctions imposĂ©es Ă  l’Iran de renoncer Ă  son programme nuclĂ©aire ont Ă©largi la portĂ©e du jeu de pĂ©trole: TĂ©hĂ©ran affirme que s’ils continu,  Ă©tranglant ses exportations de pĂ©trole, la fermeture du dĂ©troit d’Ormuz et de couper le passage du pĂ©trole aux Saoudiens et les autres monarchies du Golfe, qui dĂ©clenchent des prix et exercent un impact immĂ©diat sur l’Occident.

En ce moment, toute l’attention est centrĂ©e sur le dĂ©troit d’Ormuz. Ces derniers jours sont venus en IsraĂ«l quelque 8.000 pilotes et techniciens de l’avion militaire amĂ©ricain pour participer Ă  ce qui, en principe, ĂŞtre le plus grand exercice militaire conjoint menĂ© entre IsraĂ«l et les Etats-Unis. Un nombre inconnu de pilotes israĂ©liens se sont dĂ©placĂ©e Ă  leur tour vers les  bases amĂ©ricaines en Allemagne. Mais l’opĂ©ration «a cessĂ© d’inclure des exercices militaires pour devenir un dĂ©ploiement», selon le gĂ©nĂ©ral Frank Gorenka. Le dĂ©ploiement devrait servir Ă  la fois pour garder le detroit d’Ormuz ouvert et lancer une attaque directe contre l’Iran.

L’Arabie saoudite ne participe pas , mais a reçu des États-Unis des avions de combat F-15 qui s’Ă©lève Ă  près de 30.000 millions d’euros. D’autres pays proches de Washington comme les Émirats arabes unis, seront Ă©quipĂ©s avec des avions supplĂ©mentaires et Ă©galement une bombe de grande puissance, capable d’endommager les installations nuclĂ©aires iraniennes souterraines si  cette option est envisagĂ©e.

Les estimations de renseignement israĂ©liens annoance que  l’Iran n’est pas intĂ©ressĂ© par un conflit autour des mouvements du pĂ©trole, car elle pourrait conduire Ă  des attaques contre son territoire et l’Ă©quilibre du pouvoir en place. Les Iraniens font mieux de jouer les escarmouches, entraver le passage du pĂ©trole saoudien, et Ă©lever la tension d’une manière contrĂ´lĂ©e, par les primes d’assurance sur les taux de fret pour le pĂ©trole et la crainte dans les marchĂ©s d’Ă©lever suffisamment le prix du pĂ©trole  de façon trop rapide.

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