Un an et demi après le « Shabbat noir » du 7 octobre, les habitants du kibboutz Nirim ont enfin reçu les conclusions de l’enquête militaire sur les événements tragiques qui ont frappé leur communauté. Lors d’une réunion à Beer-Sheva, où la communauté a été relogée après son évacuation, l’ancien commandant du Commandement Sud, le général de division Yaron Finkelman, a reconnu que « l’armée a échoué ».

Une résistance héroïque face aux terroristes

Le 7 octobre 2023, à l’aube, environ 150 terroristes du Hamas ont pénétré dans le kibboutz, incendiant des maisons et des véhicules, sabotant les infrastructures et attaquant les habitants et leurs invités.
Malgré leur nombre limité et des moyens dérisoires, les volontaires de l’équipe de défense locale ont réussi à repousser les assaillants et à éviter une catastrophe encore plus grande.

Les conclusions de l’enquête révèlent un délai critique dans l’intervention de Tsahal :
📍 Les terroristes ont attaqué Nirim à 6h42 du matin.
📍 Les forces de Tsahal ne sont arrivées qu’à 13h24 – soit sept heures plus tard.

Pendant ce temps, les habitants du kibboutz ont combattu seuls, parfois à l’intérieur même de leurs maisons, éliminant plusieurs assaillants et défendant leurs familles avec acharnement.

Les dons sont la bienvenue en cette situation particulièrement difficile  :

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Des soldats tombés en tentant de sauver Nirim

🔹 Le colonel Assaf Hamami, commandant de la brigade sud de Gaza, est arrivé avec son équipe pour tenter de reprendre le contrôle de la zone.
🔹 À proximité du kibboutz, son groupe a été pris en embuscade et violemment attaqué.
🔹 Le colonel Hamami, le sergent-chef Tomer Achimas et le sergent-chef Kirill Brodovski ont été tués.
🔹 Leurs corps ont été enlevés à Gaza – à ce jour, la dépouille du colonel Hamami n’a toujours pas été restituée.

Un besoin urgent de justice et de transparence

Les habitants de Nirim, toujours déplacés et vivant dans l’incertitude, expriment une profonde inquiétude pour l’avenir.
L’un d’eux témoigne :
🗣 « Cela fait un an et demi que nous attendons ce rapport. L’armée reconnaît son échec, mais nous n’avons toujours pas les réponses que nous méritons. »

Ils exigent une commission d’enquête nationale sur :
Les failles sécuritaires du 7 octobre.
L’abandon des civils face aux terroristes.
Les erreurs stratégiques dans la réponse militaire.

L’un des survivants insiste :
« Après la guerre de Kippour en 1973, une commission d’enquête a été mise en place en un mois et demi. Aujourd’hui, nous attendons toujours. Trop longtemps. »

« Nous reconstruirons notre maison »

Le kibboutz Nirim, autrefois florissant, est aujourd’hui en ruines.
Mais ses habitants restent déterminés :
« Malgré la destruction et la douleur, nous reviendrons et reconstruirons notre foyer. »

Leur message au gouvernement est clair :
🎗 Ramenez les otages.
🎗 Prenez vos responsabilités.
🎗 Ne laissez plus jamais un tel désastre se reproduire.