Aujourd’hui, Shani Louk aurait dû célébrer son 25ᵉ anniversaire. Un jour de joie, de musique, de sourires et de projets. Au lieu de cela, son nom reste à jamais associé à l’une des images les plus insoutenables du 7 octobre, lorsque tout un pays — et une grande partie du monde — a découvert, sidéré, le sort qui lui avait été réservé.
Dès les premières heures du massacre perpétré par le Hamas, Shani Louk est devenue, malgré elle, l’un des symboles les plus violents de cette journée. Les images diffusées montraient la jeune femme enlevée depuis le festival Nova, jetée sur un pick-up, entourée de terroristes armés, traversant Gaza sous les cris d’une foule civile qui tentait de la lyncher. Une scène d’une cruauté absolue, gravée à jamais dans la mémoire collective.
Mais réduire Shani Louk à cette image serait une injustice supplémentaire. Car Shani n’était pas la victime que le terrorisme a voulu exhiber. Elle était l’exact opposé de cette violence. Une jeune femme pleine de vie, de créativité, de lumière. Une âme libre qui venait à un festival pour danser, rire, aimer, respirer. Elle ne portait aucune arme, aucune haine, aucun drapeau. Elle portait simplement la vie.
C’est précisément ce contraste qui rend son histoire si bouleversante. D’un côté, la barbarie déchaînée, la haine à l’état brut, la célébration de la mort. De l’autre, une jeune femme dont le seul « crime » était de vouloir profiter de la musique, de la liberté et de la joie. Deux mondes irréconciliables, deux visions de l’humanité qui se sont affrontées ce jour-là.
Depuis le 7 octobre, beaucoup à travers le monde ont fait un choix. Certains ont choisi de détourner le regard. D’autres ont choisi de relativiser, d’excuser, voire de justifier l’horreur. Pire encore, nombreux sont ceux qui ont pris le parti du Hamas, non par ignorance, mais par une haine idéologique qui les a conduits à soutenir l’indéfendable. Ce choix-là aussi restera dans les livres d’histoire.
Car l’histoire juge toujours. Elle juge ceux qui ont sanctifié la mort, ceux qui ont glorifié le meurtre, ceux qui ont applaudi les bourreaux. Elle juge aussi ceux qui, face à l’horreur, ont choisi le silence confortable ou la fausse équivalence morale. Et elle se souviendra de Shani Louk comme de ce qu’elle était réellement : une victime innocente, un symbole de la vie assassinée par le fanatisme.
Aujourd’hui, alors qu’elle aurait dû souffler ses 25 bougies, Shani incarne plus que jamais le camp de la vie. Celui qui sanctifie l’amour, la liberté, la création, la danse. Le camp qui refuse de céder à la haine, même lorsqu’elle frappe avec une brutalité inouïe. Le camp qui croit que la vie a une valeur sacrée, indépendamment de toute idéologie.
Le souvenir de Shani Louk n’est pas seulement un deuil. C’est un choix moral. Se souvenir d’elle, c’est affirmer que toutes les causes ne se valent pas, que tous les camps ne sont pas équivalents. C’est dire clairement qu’il existe une ligne nette entre ceux qui célèbrent la vie et ceux qui glorifient la mort.
Shani restera à jamais cette jeune femme lumineuse, cette âme libre qui voulait danser sous le ciel. Elle restera un rappel douloureux, mais nécessaire, de ce qui est en jeu dans ce conflit : l’humanité elle-même. Et malgré la douleur, malgré la perte, malgré l’injustice, une certitude demeure : nous resterons toujours du côté de la vie, de l’amour et de la lumière.
Comme Shani. 🕯🇮🇱
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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