L’aile militaire n’est qu’une tour de bataille sur l’immense bâtiment du Hezbollah, Ă la base duquel se trouve le soutien social et Ă©conomique Ă la communautĂ© chiite. Dans le contexte de la dĂ©valuation sauvage de la livre libanaise et de la pauvretĂ© absolue du pays, le Hezbollah a apprivoisĂ© pendant des annĂ©es les chiites avec des cadeaux gĂ©nĂ©reux sous forme de prĂŞts, de paiement pour l’Ă©ducation des enfants, de construction et de livraison de logements bon marchĂ©, de divers types d’aides sociales et programmes, etc
Pour gĂ©rer l’entreprise appelĂ©e Hezbollah, l’organisation a créé l’institution quasi bancaire Al-Qard al-Hasan (AQAH) en 1982. Grâce aux comptes personnels de plusieurs fondateurs, cette structure, qui ne disposait pas d’agrĂ©ment bancaire, a canalisĂ© des centaines de millions de dollars vers le Liban et distribuĂ© des prĂŞts sans intĂ©rĂŞt Ă des milliers de familles chiites pauvres. La source de revenus Ă©tait principalement le trafic international de drogue.
Voice of America rapporte, citant des chercheurs de l’UniversitĂ© amĂ©ricaine de Beyrouth : Le Hezbollah est en panique après que l’aviation israĂ©lienne a dĂ©truit toutes les branches d’AQAH, y compris les sous-sols oĂą l’organisation stockait son capital. « Le Hezbollah a de très graves problèmes financiers », explique le professeur d’universitĂ© Hilal Hashan. « Ils sont incapables de payer leurs fonctionnaires et leurr membres qui ont fui la guerre veulent nourrir leurs familles. »
La semaine dernière, l’ancien haut responsable du ministère, David Asher, a dĂ©clarĂ© que le Hezbollah Ă©tait confrontĂ© Ă une grave crise parce qu’il Ă©tait coupĂ© du système bancaire libanais.
Les banquiers libanais qui collaboraient auparavant avec le Hezbollah ont dĂ©sormais peur de le faire : ils craignent qu’IsraĂ«l ne les tue, comme des dizaines d’autres associĂ©s au parti chiite. Hashem Safi ad-Din, qui dirigeait tout le système de financement du Hezbollah, a rejoint Hassan Nasrallah, comme on aime Ă le dire en Ukraine, « au concert de Kobzon ».Â
La deuxième source de financement – ​​la livraison d’argent en provenance d’Iran – a Ă©galement Ă©tĂ© bloquĂ©e par l’aviation israĂ©lienne. Le Hezbollah recevait habituellement des millions de dollars Ă l’aĂ©roport de Beyrouth : les devises iraniennes Ă©taient dĂ©chargĂ©es par des avions et des caisses d’argent Ă©taient remises aux envoyĂ©s de Nasrallah, contournant le contrĂ´le douanier. Le magasin a fermĂ© ses portes après que des avions de combat israĂ©liens ont empĂŞché un autre avion de transport en provenance de TĂ©hĂ©ran d’atterrir Ă l’aĂ©roport Rafik Hariri. Il a Ă©tĂ© demandĂ© aux contrĂ´leurs de ne pas accepter l’avion sous peine de destruction au-dessus de Beyrouth. L’avion a fait demi-tour.





