Trump jubile après l’opération nocturne au Venezuela – puis adresse un avertissement direct à Khamenei et aux Gardiens de la révolution

Au lendemain de la spectaculaire opération américaine au Venezuela, qui s’est soldée par la capture du président Nicolás Maduro, le président des États-Unis Donald Trump a livré une conférence de presse au ton inhabituellement dur. Entre satisfaction assumée et message stratégique à portée mondiale, Trump a clairement indiqué que l’affaire Maduro dépassait largement le cadre latino-américain – et visait, en filigrane, l’Iran et son leadership.

« Ce qui est arrivé à Maduro peut arriver à d’autres dirigeants », a déclaré Trump devant les journalistes. « Même s’ils ne violent la loi que contre leurs propres citoyens. » Une phrase lourde de sens, perçue immédiatement par les observateurs comme un avertissement direct au Guide suprême iranien Ali Khamenei et à l’appareil sécuritaire du régime, au premier rang duquel les Gardiens de la révolution.

Un message calibré pour Téhéran

Le timing de cette déclaration n’a rien d’anodin. Trump a pris soin de rappeler que cette journée marquait l’anniversaire de l’élimination de Qassem Soleimani, ancien commandant de la Force Al-Qods, tué par une frappe américaine en janvier 2020. Il a également évoqué d’autres opérations emblématiques menées sous ses administrations successives : l’élimination d’Abou Bakr al-Baghdadi, chef de l’État islamique, et les frappes contre les installations nucléaires iraniennes.

« Toute la direction vénézuélienne doit comprendre que ce que nous avons fait à Maduro peut se reproduire s’ils n’agissent pas conformément au droit », a insisté Trump, ajoutant que « l’hémisphère occidental est désormais plus sûr ». Dans le langage trumpien, ce type de formule s’apparente moins à une rhétorique abstraite qu’à une doctrine assumée de dissuasion par l’action.

Rubio renchérit : “Ne jouez pas avec nous”

À la suite du président, le secrétaire d’État Marco Rubio a durci encore davantage le message. « Tout pays qui invite l’Iran sur son sol, confisque des biens américains et pense qu’il ne se passera rien doit comprendre une chose : les États-Unis ont aujourd’hui un président qui agit », a-t-il lancé. « Quand il dit quelque chose, il le pense vraiment. Ne jouez pas à des jeux avec nous, et surtout pas avec le président. »

Cette prise de parole s’inscrit dans une séquence plus large : depuis plusieurs jours, des manifestations secouent plusieurs villes iraniennes, malgré une répression sévère. La veille encore, Trump avait publié un message avertissant que si le régime iranien continuait de tirer sur des manifestants pacifiques, « les États-Unis viendraient à leur aide ». Il avait alors affirmé que les forces américaines étaient « en alerte, armées et prêtes à agir immédiatement ».

Réactions iraniennes : menaces et avertissements

Sans surprise, Téhéran a réagi avec virulence. Deux figures clés du régime, Ali Shamkhani et Ali Larijani, ont dénoncé ce qu’ils qualifient d’« ingérence américaine flagrante ». Dans un message publié sur le réseau X, Larijani a accusé Trump de chercher à déstabiliser l’Iran et a averti que toute intervention américaine « perturberait l’ensemble de la région et détruirait les intérêts des États-Unis ».

« Le peuple américain doit savoir que Trump est celui qui a déclenché cette aventure », a écrit Larijani, avant d’ajouter une menace à peine voilée : « Prenez garde à vos soldats. »

Une démonstration de force globale

L’opération menée à Caracas, décrite par Trump comme une action « aérienne, maritime et terrestre » d’une ampleur inédite « depuis la Seconde Guerre mondiale », semble désormais servir de vitrine stratégique. Au-delà de la chute de Maduro, Washington cherche à projeter une image de puissance capable de frapper rapidement, loin de ses frontières, et d’imposer des changements de régime lorsqu’il estime ses intérêts vitaux menacés.

Dans les cercles diplomatiques, le message est clair : l’administration Trump ne distingue plus strictement entre violations du droit international et répression interne. La ligne rouge, selon cette doctrine, serait désormais le niveau de brutalité exercé contre les populations civiles et l’implication de régimes hostiles dans des activités considérées comme criminelles ou terroristes.

Une escalade aux conséquences régionales

Pour Israël, allié clé de Washington, cette séquence est suivie de près. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a publiquement salué l’opération au Venezuela, y voyant un signal fort adressé à l’« axe radical » incluant l’Iran et ses alliés régionaux. Dans les milieux sécuritaires israéliens, on estime que chaque démonstration de force américaine renforce la dissuasion face à Téhéran et à ses proxys.

Reste une inconnue majeure : jusqu’où Trump est-il prêt à aller ? Les menaces verbales, désormais appuyées par des actions concrètes, ouvrent la voie à une phase de très forte tension. Si l’objectif affiché est la dissuasion, le risque d’une escalade incontrôlée n’est jamais loin – surtout dans un contexte de protestations internes en Iran et de nervosité croissante au Moyen-Orient.

Une chose est certaine : après Caracas, le message envoyé depuis Washington résonne bien au-delà de l’Amérique latine. Et à Téhéran, chaque hélicoptère américain aperçu dans le ciel pourrait désormais être perçu comme un avertissement.


Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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