Le président des États-Unis Donald Trump a averti que l’option militaire restait sur la table si les négociations avec l’Iran n’aboutissaient pas. Dans un entretien téléphonique accordé à la chaîne israélienne News 12, il a affirmé que Téhéran « veut vraiment parvenir à un accord », tout en prévenant sans ambiguïté : « Soit nous faisons un accord, soit nous devrons faire quelque chose de très ferme — comme la dernière fois ». Selon lui, tout accord futur devra impérativement couvrir non seulement le dossier nucléaire, mais aussi la question des missiles balistiques.
Ces déclarations interviennent alors que les pourparlers entre Washington et Téhéran ont repris vendredi dernier à Oman, pour la première fois depuis la guerre dite « des 12 jours » survenue en juin. Trump a souligné qu’il privilégiait une solution diplomatique, mais a rappelé que le renforcement militaire américain massif dans le Golfe constituait un levier de pression crédible et permettait une action rapide en cas d’échec des discussions.
Au cours de l’entretien, le président américain a évoqué la possibilité de déployer un groupe aéronaval supplémentaire au Moyen-Orient. Il a précisé qu’une nouvelle porte-avions, accompagnée de son groupe de frappe comprenant plusieurs destroyers, pourrait être envoyée dans la région. « Nous avons déjà une armada sur place, et peut-être une autre en route », a-t-il déclaré. Un responsable américain a confirmé que des discussions étaient en cours concernant un renforcement additionnel de la présence navale américaine.
La séquence diplomatique se poursuivra dès mercredi à la Maison-Blanche, où Trump doit recevoir le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. Cette rencontre, dont le thème central sera l’Iran, constitue la septième visite de Netanyahou aux États-Unis depuis l’entrée en fonctions de Trump en janvier. Avant son départ pour Washington, le chef du gouvernement israélien a indiqué qu’il présenterait au président américain la vision d’Israël sur les principes d’une négociation avec l’Iran, qu’il estime essentiels non seulement pour Israël, mais pour tous ceux qui recherchent la paix et la sécurité au Moyen-Orient.
Trump a tenu à préciser que le changement de date de la rencontre relevait uniquement de contraintes d’agenda. Il a également cherché à dissiper l’idée d’une inquiétude israélienne excessive face aux discussions en cours, déclarant : « Je ne pense pas que Netanyahou soit stressé par les négociations avec l’Iran. Lui aussi veut un accord. Il veut un bon accord ».
Revenant sur les pourparlers d’Oman, le président américain a insisté sur le fait que l’attitude iranienne serait sensiblement différente de celle observée avant la guerre de juin. « Cette fois, c’est complètement différent », a-t-il affirmé, évoquant une approche plus conciliante de la part de Téhéran. Il a rappelé que lors du cycle précédent, l’Iran n’avait pas cru à sa détermination. « La dernière fois, ils ne pensaient pas que je le ferais. Ils ont pris un pari de trop », a-t-il dit, en référence à sa décision d’attaquer les installations nucléaires iraniennes en juin.
Sur le fond, Trump a été catégorique quant au contenu d’un éventuel accord. La question nucléaire, a-t-il expliqué, va de soi, mais elle ne saurait suffire. Les capacités balistiques de l’Iran devront également être intégrées à l’accord. « Nous pouvons conclure un excellent accord avec l’Iran », a-t-il assuré, tout en laissant entendre que Washington n’accepterait pas un texte qui ignorerait les autres dimensions de la menace perçue.
Le président a enfin indiqué qu’il s’attendait à ce qu’un deuxième cycle de discussions entre les États-Unis et l’Iran se tienne dès la semaine prochaine. Dans le même temps, la chaîne i24NEWS a rapporté que l’Iran avait transmis aux médiateurs un message indiquant qu’il n’était pas disposé, à ce stade, à aborder la question des missiles balistiques et des réseaux de forces alliées. Selon cette information, même si Téhéran acceptait d’en discuter ultérieurement, il n’entendrait pas faire de concessions sur son programme balistique.
Ces éléments dessinent un tableau diplomatique sous haute tension, où la perspective d’un accord reste ouverte mais conditionnée à des exigences élargies. Entre négociation et dissuasion, l’administration américaine affiche une ligne claire : offrir une voie diplomatique tout en se tenant prête à recourir à des mesures « très fermes » si cette voie venait à se refermer.
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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