L’armée israélienne a lancé dans la nuit une série d’attaques de grande ampleur contre des infrastructures terroristes du Hezbollah au Sud-Liban. Selon Tsahal, les frappes ont visé plusieurs dépôts d’armes et positions opérationnelles de l’organisation chiite, tandis que les médias libanais décrivent une véritable « ceinture de feu » s’étendant sur plusieurs villages frontaliers.
Les zones touchées incluent Ali Taher, Nabatieh, Al-Fouqa, Ad-Dabsha et Kfar Tabanit. D’intenses explosions ont été entendues dans la région, confirmant que les frappes visaient des caches d’armement souterraines et des infrastructures militaires dissimulées au cœur de zones civiles. Une nouvelle démonstration de la stratégie du Hezbollah consistant à utiliser les villages chiites du Sud-Liban comme boucliers humains.
Pour Israël, il s’agit de frappes préventives destinées à neutraliser des stocks d’armes et des positions susceptibles de servir à de nouvelles attaques contre le nord du pays. Depuis plusieurs semaines, la frontière connaît une escalade continue, ponctuée de tirs de roquettes, de drones armés et de tentatives d’infiltration. Le Hezbollah, directement téléguidé par Téhéran, cherche à maintenir une pression constante, tandis que Tsahal intensifie ses opérations pour réduire la menace.
Du côté libanais, les images relayées sur les réseaux sociaux montrent des incendies étendus, des colonnes de fumée et des habitants en fuite. La presse locale parle d’une « intensité inédite » depuis le début de la guerre, évoquant une ligne de villages transformée en champ de bataille.
Cette vague d’attaques s’inscrit dans la stratégie israélienne d’« érosion » : frapper méthodiquement les infrastructures logistiques du Hezbollah, tout en envoyant un message de dissuasion à Beyrouth et à Téhéran. Pour l’État hébreu, il ne s’agit pas seulement de contenir les tirs sur la Galilée, mais d’empêcher la milice chiite de constituer une menace stratégique durable.
Alors que les tensions régionales se superposent – frappes israéliennes en Syrie, sanctions renforcées contre l’Iran, pressions diplomatiques au Conseil de sécurité de l’ONU – le Sud-Liban redevient un foyer majeur d’instabilité. Une « ceinture de feu » qui illustre à la fois la vulnérabilité du Liban et la détermination d’Israël à empêcher le Hezbollah d’ouvrir un nouveau front décisif.
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