Un document amĂ©ricain rĂ©vèle qu’IsraĂ«l a demandĂ© des informations lors de la seconde guerre du Liban et que les USA ont refusĂ©

Tsahal - Les soldats reviennent du Liban - Wikimedia

Parmi les millions de documents volĂ©s par Edward Snowden, il y en a un qui a Ă©tĂ© Ă©galement publiĂ© dans « The Intercept », qui indique que les FDI ont demandĂ© Ă  plusieurs reprises l’assis-tance de renseignements des États-Unis concernant des personnalitĂ©s du Hezbollah.

Au cours de la Seconde guerre du Liban, IsraĂ«l a demandĂ© Ă  plusieurs reprises l’assistance de services de renseignement des États-Unis, en particulier de hauts responsables du Hezbollah qu’il avait l’intention de dĂ©truire, rĂ©vèle un document secret de l’Agence de sĂ©curitĂ© nationale (NSA).

Israel Hai - Toute l actualite israelienne en une seule application gratuite

Le document a Ă©tĂ© publiĂ© sur le site de nouvelles d’Intercept et fait partie des millions de documents volĂ©s il y a des annĂ©es par Edward Snowden, ancien sous-traitant de la NSA et agent de la CIA recherchĂ© aux États-Unis pour espionnage afin de voler des fichiers contenant les informations les plus secrètes et de les transfĂ©rer Ă  des journalistes et Ă  des mĂ©dias. Y compris le gardien britannique, et depuis son Ă©vasion en 2013, a trouvĂ© refuge Ă  Moscou.

Selon le rapport, le brigadier-gĂ©nĂ©ral Danny Harari, alors commandant de l’unitĂ© 8200, l’Ă©quivalent israĂ©lien de la NSA, a rencontrĂ© un representant de l’Agence de renseignement americaine pendant la guerre qui a Ă©clatĂ© en juillet 2006 et a durĂ© 34 jours Ă  l’ambassade amĂ©ricaine Ă  Tel Aviv. Il lui a demandĂ© Ă  plusieurs reprises des informations sur les hauts responsables du Hezbollah, mais il a rĂ©pondu que la loi amĂ©ricaine interdit le transfert d’informations pouvant servir Ă  des assassinats.

Selon le document Ă©crit par le reprĂ©sentant amĂ©ricain, dont le nom n’est pas mentionnĂ©, IsraĂ«l Ă©tait « dĂ©sespĂ©ré » pour recevoir les informations. En fin de compte, les pressions israĂ©liennes ont amenĂ© l’administration amĂ©ricaine Ă  autoriser le chef du renseignement national (DNI) de transmettre les informations Ă  fournir.

Selon l’article, IsraĂ«l aurait Ă©galement demandĂ© des informations sur les « soldats enlevĂ©s », faisant apparemment rĂ©fĂ©rence Ă  Ehud Goldwasser et Ă  Eldad Regev, dont l’enlèvement avait conduit Ă  la guerre, et peut-ĂŞtre mĂŞme Ă  Ron Arad. En outre, IsraĂ«l souhaitait recevoir des informations sur l’implica-tion de l’Iran dans des enlèvements et des informations « mondiales ».

Un autre document publiĂ© dans l’article indique qu’Ă  cette Ă©poque (2006), environ 5 500 soldats et 1 200 soldats permanents avaient servi dans la rĂ©gion et que le quartier gĂ©nĂ©ral de l’unitĂ© Ă©tait situĂ© Ă  « Tel Aviv » (apparemment au nord de Tel Aviv). Il a Ă©galement dĂ©clarĂ© avoir des « centres de production » en Syrie, dans les territoires palestiniens, au Liban et en Égypte.

Il convient de noter qu’il y a plusieurs annĂ©es, le Guardian a publiĂ© d’autres documents relatifs aux relations entre les deux sociĂ©tĂ©s, rĂ©vĂ©lant qu’un protocole d’accord avait Ă©tĂ© signĂ© entre les deux organisations en 2009, dans lequel il Ă©tait convenu que les deux parties fourniraient des informations et des Ă©valuations. Situation, mais intelligence brute.

L’Express, qui a vivement critiquĂ© l’accord, a craint que cet accord ne permette Ă  IsraĂ«l de recevoir des informations non seulement sur les civils du monde entier, mais Ă©galement sur les citoyens amĂ©ricains.