Un haut responsable des Gardiens de la révolution : « Nous sommes au niveau de préparation le plus élevé face à une attaque »

La tension régionale continue de monter après les déclarations du commandant des forces aérospatiales des Gardiens de la révolution islamique, le général Majid Mousavi, qui a affirmé que les forces iraniennes se trouvent « au plus haut niveau de préparation pour faire face à toute agression ». Selon lui, les capacités opérationnelles de la branche aérospatiale des Gardiens de la révolution ont été renforcées ces derniers mois.

Mousavi a également déclaré que la production iranienne dans les domaines aérien et spatial serait aujourd’hui plus élevée qu’avant la “guerre des douze jours”, ajoutant que tous les dégâts subis durant cette période auraient été réparés. Il a assuré que les unités concernées se trouvent désormais « au sommet de leur préparation », dans un message clairement destiné à dissuader toute action militaire extérieure.

Parallèlement à ces déclarations, trois sources diplomatiques ont indiqué à Reuters que le personnel de la base américaine d’Al Udeid Air Base, au Qatar, avait reçu l’ordre d’évacuer les lieux avant la fin de la journée. Cette base est considérée comme la plus importante installation militaire des États-Unis au Moyen-Orient et accueille en permanence environ 10 000 soldats.

Dans le même temps, des informations ont fait état du décollage de l’avion israélien Wing of Zion depuis la base aérienne de Nevatim Air Base. Des responsables israéliens ont précisé qu’il s’agissait d’un vol de maintenance et d’entraînement planifié à l’avance, sans lien avec un événement exceptionnel.

Selon un haut responsable iranien cité par Reuters, Téhéran a averti plusieurs pays de la région, dont l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et la Turquie, qu’en cas d’action militaire américaine contre le régime, les bases américaines situées sur leur territoire seraient considérées comme des cibles légitimes. Cette mise en garde s’inscrit dans une stratégie de dissuasion élargie, alors que l’Iran cherche à faire peser le coût régional d’une éventuelle intervention.

Dans ce contexte, deux responsables européens ont confié au Washington Post que leurs pays avaient été sollicités par l’administration américaine pour partager des renseignements concernant des cibles potentielles en Iran. L’un d’eux a toutefois indiqué qu’il n’existait aucune indication d’une intention immédiate de frapper les installations nucléaires iraniennes, estimant plus probable une action ciblée contre les responsables impliqués dans la répression des manifestations.

Toujours selon ces sources, le Conseil de sécurité nationale des États-Unis s’est réuni récemment sans la présence du président américain, afin de préparer différentes options qui doivent lui être soumises. Un responsable européen a ajouté que la direction iranienne semble consciente des contraintes politiques internes auxquelles pourrait être confronté Donald Trump, et qu’elle chercherait à gagner du temps par des propositions de négociation.


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