Le citoyen israĂ©lien Alan Levit a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ© en Allemagne sur mandat d’Interpol Ă©mis Ă la demande des autoritĂ©s biĂ©lorusses. Levit est accusĂ© du meurtre commis lors d’un vol Ă main armĂ©e dans un appartement Ă Minsk, il y a 25 ans, deux ans après son rapatriement en IsraĂ«l.
L’avocat Gregory Kurziner insiste sur son innocence et a demandĂ© au ministère israĂ©lien des Affaires Ă©trangères d’intervenir dans la situation, comme dans le cas d’une extradition face Ă la peine de mort. Les sites Wallanews et « IsraĂ«l Hayom » ont publiĂ© l’histoire dramatique du citoyen, dĂ©passĂ© par la justice post-soviĂ©tique lors d’un voyage en Allemagne et ensuite sĂ©parĂ©s de son fils de 12 ans Ă l’aĂ©roport.
La BiĂ©lorussie est le seul pays d’Europe Ă ne pas avoir Ă©tĂ© admis au Conseil de l’Europe en raison de sa rĂ©ticence Ă abandonner le recours Ă la peine de mort. Selon des organisations de dĂ©fense des droits de l’homme, plus de 400 personnes ont Ă©tĂ© executĂ©es par balle lors de l’existence indĂ©pendante de cette rĂ©publique, et des condamnations Ă mort continuent d’ĂŞtre prononcĂ©es pour des meurtres « domestiques » Ă ce jour. Pendant un quart de siècle, le prĂ©sident de la rĂ©publique, Alexandre Loukachenko, a utilisĂ© son droit de pardonner aux condamnĂ©s Ă mort une seule fois.
Les statistiques d’exĂ©cution des condamnations Ă mort en BiĂ©lorussie sont classĂ©es. Selon les mĂ©dias, en 2017-2018, au moins trois personnes ont Ă©tĂ© exĂ©cutĂ©es ; L’avocat Kurziner a dit que le chiffre est supĂ©rieur avec cinq exĂ©cutĂ©s depuis ces deux dernières annĂ©es.
En 1996, plus de 80% des citoyens du BĂ©larus ont pris la parole lors d’un rĂ©fĂ©rendum pour le maintien de la peine de mort dans le pays pour meurtre avec prĂ©mĂ©ditation dans des circonstances aggravantes.






