Il se nomme Zvika Klein, ce journaliste israélien a testé les Français, en portant une kippa dans les rues parisiennes, et raconte la « peur et la répugnance » que lui ont suscité les insultes, sans parler des regards et des crachats.
Un mois après l’attentat contre l’Hyper Cacher de la Porte de Vincennes, ce journaliste du site israĂ©lien Maariv, a dĂ©cidĂ© de se faire filmer pendant dix heures dans les rues de Paris. Il va porter une kippa et un homme sera Ă ses cĂ´tĂ©s pour le filmer ainsi qu’un agent de sĂ©curitĂ©, les rĂ©actions sont nombreuses et choquantes  :
– Des insultes
– Des regards accusateursÂ
– Des crachats dans la capitale et la banlieue.
– Des insultes inaudibles
–Â Cible de menaces et d’intimidations physiquesÂ
Il semble que le parcours du journaliste israĂ©liens est au niveau de la rue des Rosiers (quartier du Marais) ainsi que le boulevard de Rochechouart Ă Barbès (XVIIIe) et d’autres endroits.
De nombreux comportements montrent clairement une hostilité qui selon le journaliste pouvait le mettre en danger :
« Quelques minutes de plus et nous nous faisions lyncher! »
Puis, il y a les paroles qui fusent contre le « juif à la kippa » :
–  « Juif »
– « Vive la Palestine! »
– « Ce mec est venu se faire bai*er, se faire enc*ler »
– « Eh toi avec ta kippa! Qu’est-ce que tu fous lĂ ? » (avec crachats Ă plusieurs reprises)
Le journaliste n’est pas prĂŞt Ă une seconde tentative avec ces menaces dans certaines banlieues et des intimidations physiques pour le presser Ă quitter les lieux :
 « Deux jeunes qui ont entendu que deux Juifs traĂ®naient dans le quartier, nous avertissent que nous ferions mieux de dĂ©guerpir. (…) ‘Quelques minutes de plus et nous nous faisions lyncher’, me dit l’agent de sĂ©curitĂ© une fois dans la voiture », racontera-t-il. Avant de dĂ©plorer qu' »il existe, dans le Paris d’aujourd’hui, des quartiers interdits aux Juifs ».




