Un nouveau front symbolique s’ouvre contre Israël. Dimanche 31 août, une flottille pro-palestinienne a quitté le port de Barcelone avec pour objectif affiché de « briser le blocus illégal de Gaza ». Parmi les participants, la militante écologiste Greta Thunberg, déjà présente lors d’initiatives similaires au mois de juin. Les organisateurs annoncent qu’une quarantaine d’autres bateaux prendront la mer dans les prochains jours, tandis que des manifestations massives sont prévues le 4 septembre à travers le monde.
Ce n’est pas la première tentative. Au début de l’été, la marine israélienne avait intercepté la « Madeline », navire transportant une douzaine d’activistes dont Thunberg. Les commandos de la Shayetet 13 avaient alors procédé sans violence, distribuant eau et nourriture aux passagers avant de les reconduire vers leurs pays d’origine. Quelques semaines plus tard, un autre bâtiment, « l’Handala », parti d’Italie avec le même objectif, a connu le même sort : blocus maintenu, militants refoulés.
Les organisateurs parlent cette fois d’un « moment historique » et d’une « démonstration mondiale de solidarité ». « Les délégations viendront de 44 pays. Ce sera le plus grand rassemblement depuis l’imposition du blocus », ont-ils déclaré, n’hésitant pas à comparer les frappes israéliennes à « huit bombes atomiques larguées sur des civils ». Le discours, chargé d’exagérations et de slogans, vise surtout à galvaniser les sympathisants.
À Jérusalem, les autorités restent imperturbables. L’armée et le ministère des Affaires étrangères rappellent que chaque flottille est interceptée dans le respect du droit maritime et que l’aide humanitaire entre déjà quotidiennement à Gaza via les points de passage officiels. Pour Israël, ces opérations médiatisées ne sont que des provocations orchestrées, destinées à délégitimer son droit à la sécurité face au Hamas, organisation classée terroriste par l’Union européenne et les États-Unis (Wikipédia).
L’affaire prend une dimension internationale. La présence de figures médiatiques comme Greta Thunberg ou l’actrice américaine Susan Sarandon, annoncée mais non confirmée, donne aux organisateurs une visibilité immédiate. Mais elle soulève aussi un paradoxe : ces personnalités s’affichent pour « briser un blocus », sans jamais dénoncer la responsabilité première du Hamas qui, depuis dix-huit ans, a transformé Gaza en base de guerre permanente contre Israël.
Du côté israélien, on souligne que la manœuvre est bien rodée. « Chaque été, nous voyons revenir ces initiatives pseudo-humanitaires. Et chaque fois, elles se heurtent à la même réalité : la sécurité nationale n’est pas négociable », rappelle un diplomate à Infos-Israel.News (Infos-Israel.News).
Au-delà de l’agitation médiatique, le contexte régional est lourd. Le Hezbollah au Liban a reconnu récemment n’avoir toujours pas « récupéré » de la vague d’attaques israéliennes sur ses communications, tandis que l’Iran encaisse des coups sévères sur ses infrastructures stratégiques. Dans cette guerre de l’ombre, chaque navire, chaque manifestation devient un instrument de propagande. Israël, lui, continue d’affirmer sa détermination à empêcher toute brèche dans son dispositif de sécurité maritime.
La multiplication de ces flottilles s’inscrit dans une stratégie globale : tenter de faire de Gaza un symbole universel, en instrumentalisant l’émotion internationale. Mais pour Jérusalem, la leçon est claire : tant que des organisations terroristes contrôleront la bande de Gaza, la mer restera sous haute surveillance, et aucune flottille – qu’elle parte de Barcelone, de Rome ou d’ailleurs – ne changera ce fait stratégique.
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