La dĂ©cision de la Cour pĂ©nale internationale de suspendre immĂ©diatement son procureur principal, Karim Khan, Ă la suite d’une enquĂŞte du bureau de contrĂ´le interne des Nations Unies pour des soupçons de comportement sexuel inappropriĂ©, a dĂ©clenchĂ© des rĂ©actions vives en IsraĂ«l. Khan nie les allĂ©gations portĂ©es contre lui et affirme que la procĂ©dure engagĂ©e Ă son encontre est entachĂ©e de vices, injuste et non Ă©tayĂ©e par des preuves.
Pour IsraĂ«l, le message est sans ambiguĂŻtĂ© : si le procureur qui a menĂ© la charge contre le Premier ministre israĂ©lien est lui-mĂŞme suspendu Ă la suite d’une enquĂŞte grave, la CPI ne peut pas continuer Ă fonctionner comme si de rien n’Ă©tait.
« Il faut annuler les actes d’accusation dĂ©lirants »
L’ambassadeur d’IsraĂ«l Ă l’ONU, Danny Danon, n’a pas tardĂ© Ă rĂ©agir : « La dĂ©cision de la Cour pĂ©nale internationale de suspendre immĂ©diatement son procureur principal, Ă la suite de l’enquĂŞte des Nations Unies, prouve que cet organe est pourri jusqu’Ă la racine. Il est maintenant temps d’annuler les actes d’accusation dĂ©lirants contre le Premier ministre Netanyahou. »
Karim Khan, juriste britannique considĂ©rĂ© jusqu’Ă rĂ©cemment comme l’une des figures les plus Ă©minentes du droit international, Ă©tait dĂ©jĂ en congĂ© de ses fonctions depuis mai 2025 en raison de la mĂŞme enquĂŞte. La procĂ©dure le visant s’est dĂ©roulĂ©e en parallèle de crises politiques et juridiques aiguĂ«s autour de la Cour, au premier rang desquelles l’affrontement avec IsraĂ«l et les États-Unis consĂ©cutif aux mandats d’arrĂŞt Ă©mis contre Netanyahou et l’ancien ministre de la DĂ©fense Gallant.
Une brèche dans la légitimité de la Cour
Du point de vue israĂ©lien, la suspension de Khan offre un levier diplomatique inĂ©dit pour relancer la pression sur la CPI et exiger l’annulation des mandats d’arrĂŞt. La logique dĂ©fendue par JĂ©rusalem tient en un argument : les mandats ont Ă©tĂ© formulĂ©s et portĂ©s par un homme qui se rĂ©vèle aujourd’hui lui-mĂŞme sous le coup d’une enquĂŞte disciplinaire grave. L’intĂ©gritĂ© de la procĂ©dure qui en dĂ©coule ne peut donc qu’ĂŞtre remise en question.
La mise en cause personnelle de Khan s’inscrit dans un contexte oĂą la CPI traverse l’une des crises institutionnelles les plus profondes de son histoire. Le soutien amĂ©ricain Ă IsraĂ«l dans cette affaire, les sanctions adoptĂ©es par Washington contre des responsables de la Cour, et les tensions persistantes avec plusieurs États membres avaient dĂ©jĂ considĂ©rablement fragilisĂ© l’autoritĂ© de l’institution. La suspension de son propre procureur pour des raisons extĂ©rieures Ă ses dossiers judiciaires enfonce un coin supplĂ©mentaire dans la crĂ©dibilitĂ© de la juridiction.
Pour IsraĂ«l, c’est une fenĂŞtre — peut-ĂŞtre temporaire — qu’il entend utiliser pour rĂ©examiner le sort des mandats d’arrĂŞt, une question qui pèse directement sur les dĂ©placements internationaux du Premier ministre et les relations diplomatiques du pays.
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- Le nouveau Congrès rĂ©publicain dĂ©clare la guerre Ă la CPI Ă cause des mandats d’arrĂŞt israĂ©liens
- Netanyahu demande des sanctions internationales contre la Cour pénale internationale






