Un scientifique israĂ©lien a mis au point une mĂ©thode presque instantanĂ©e de dĂ©pistage du coronavirus qui utilise des Ă©chantillons prĂ©levĂ©s sur les Ă©couvillons de l’haleine ou du nez pour identifier les porteurs et produire des rĂ©sultats en moins d’une minute.
L’universitĂ© Ben Gourion du NĂ©guev, le professeur Gabby Sarusi, a dĂ©veloppĂ© un test respiratoire abordable basĂ© sur la spectroscopie, a annoncĂ© mercredi l’universitĂ©.
Dans des essais cliniques menĂ©s en collaboration avec le ministère de la DĂ©fense, l’appareil de Sarusi a atteint une prĂ©cision de 90% sur la base d’un Ă©chantillon de 120 IsraĂ©liens, dont 45% Ă©taient infectĂ©s et 55% Ă©taient en bonne santĂ©. Son taux de faux positifs et de faux nĂ©gatifs Ă©tait de 5% chacun.
Aucun test actuel n’est prĂ©cis Ă 100% – ni les tests d’Ă©couvillonnage du nez et de la gorge basĂ©s sur la technologie de rĂ©action en chaĂ®ne par polymĂ©rase (PCR) ; ni tests de dĂ©tection d’anticorps anti-coronavirus dans le sang.
Il utilise une micropuce et un type d’ondes Ă©lectromagnĂ©tiques connues sous le nom de rayonnement tĂ©rahertz pour dĂ©tecter de minuscules changements dans l’Ă©chantillon causĂ©s par la prĂ©sence du virus.
Les particules d’Ă©chantillon «sont placĂ©es sur une puce avec un rĂ©seau dense de capteurs de mĂ©tamatĂ©riaux spĂ©cialement conçus Ă cet effet», selon un communiquĂ© de presse.
«Le système analyse ensuite l’Ă©chantillon biologique et fournit un rĂ©sultat positif / nĂ©gatif prĂ©cis en une minute via un système connectĂ© au cloud. Le dispositif de point de service sauvegarde automatiquement les rĂ©sultats dans une base de donnĂ©es qui peut ĂŞtre partagĂ©e par les autoritĂ©s, ce qui facilite plus que jamais le suivi de l’Ă©volution du virus, ainsi que le triage et le traitement des patients. »
Plus tĂ´t ce mois-ci, le ministère israĂ©lien de la DĂ©fense et l’Institut israĂ©lien de recherche biologique ont annoncĂ© qu’une percĂ©e importante avait Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e dans la recherche d’un antidote au coronavirus, qui attaque le virus et peut le neutraliser dans le corps malade.
Selon les chercheurs de l’Institut, «la phase de dĂ©veloppement des anticorps est terminĂ©e. Un objectif pour les entreprises internationales de produire l’anticorps en quantitĂ©s commerciales.»






