Les milices iraniennes ont recommencĂ© Ă creuser et Ă Ă©largir des tunnels dans les zones rurales de l’est du district de Deir a-Zour, de la ville d’al-Maidain Ă la ville d’Albuqmal près de la frontière syro-irakienne.
Une source de la ville d’Albuqmal, qui prĂ©fĂ©rait ne pas ĂŞtre identifiĂ©e, a dĂ©clarĂ© au rĂ©seau d’information syrien Orient Net que la plupart des tunnels avaient Ă©tĂ© creusĂ©s pendant le contrĂ´le de la zone par l’Etat islamique, avec de nouveaux tunnels creusĂ©s par des milices iraniennes qui n’existaient pas Ă l’Ă©poque de l’Etat islamique.
La source a ajoutĂ©: « Il y a des tunnels qui n’Ă©taient pas connectĂ©s les uns aux autres, mais les milices a reliĂ© ces tunnels entre eux, car ils Ă©taient sous la surveillance de la coalition internationale qui connaissait avec prĂ©cision leur emplacement. Ils ont Ă©galement changĂ© la dĂ©signation de plusieurs sites et les ont transformĂ©s en entrepĂ´ts d’armes.
Il a souligné que certains des tunnels reliant la Syrie et l’Iraq avaient été élargis, pouvant faire passer les grosses voitures, de sorte que le passage officiel de la frontière terrestre pour les armes et les munitions puisse être annulé loin des cameras des avions de renseignement de la coalition internationale.
Ein al-Furat, un porte-parole de l’establishment iranien en Syrie et en Irak, Amjad al-Sari, a dĂ©clarĂ© Ă Orient Net que les milices iraniennes surveillaient les tunnels de l’Etat islamique tout en les creusant afin de ne pas ĂŞtre pris dans les attaques de la coalition contre ces tunnels.
Il a ajoutĂ© que les milices iraniennes essayaient de se dĂ©fendre en exploitant ces tunnels et en essayant de ne pas les exposer au peuple, et ceux qui entrent dans ces tunnels ne sont que des personnes spĂ©cifiques. Il y a des armes spĂ©cifiques en provenance d’Irak, en particulier des missiles, et afin d’obtenir des informations sur les armes et les missiles qui les transportent dans la rĂ©gion, afin de mener des opĂ©rations militaires. Ces milices creusent ces tunnels et les utilisent pour dĂ©guiser leurs opĂ©rations.
Il a notĂ© qu’il existe des tunnels Ă la frontière syro-irakienne et mĂŞme en Irak et que personne ne peut y accĂ©der. Ces tunnels peuvent ĂŞtre utilisĂ©s par des voitures et des vĂ©hicules appartenant Ă des milices, loin du poste dominant du poste-frontière d’Al-Qaim, qui est Ă 2-3 km. Il est considĂ©rĂ© comme «militaire» et difficile d’accès.
Il a notĂ© l’existence de tunnels qui existaient pendant le contrĂ´le de l’Etat islamique, mais les principaux entrepĂ´ts ont Ă©tĂ© modifiĂ©s, agrandis et modernisĂ©s et certains sont mĂŞme devenus des salles d’opĂ©ration et des lieux de rĂ©union avec des hauts responsables ou malgrĂ© l’activitĂ© militaire, mais la plupart sont utilisĂ©s comme entrepĂ´ts pour des armes spĂ©cifiques en provenance d’Irak.
Selon la source, le rĂ©gime d’Assad n’a aucune autoritĂ© pour s’immiscer dans le travail des milices et qu’il n’y a accès qu’aux personnalitĂ©s syriennes connues pour ĂŞtre fidèles aux gardiens de la rĂ©volution iraniens et ce sont eux qui fournissent les Ă©quipements d’ingĂ©nierie nĂ©cessaires aux travaux d’infrastructure qu’ils effectuent dans la rĂ©gion.
Il convient de noter que les milices iraniennes sont constamment soumises Ă des frappes aĂ©riennes de la part des avions de combat israĂ©liens et de la coalition internationale dirigĂ©e par les États-Unis. Les mĂŞmes frappes aĂ©riennes sont dirigĂ©es contre des sites stratĂ©giques importants, en particulier dans les zones rurales de la ville d’Albuqmal, près de la frontière irakienne Ă l’est de Deir al-Zour.




