Une ancienne responsable du dĂ©veloppement du DĂ´me de Fer rĂ©vèle : il existe des conditions qui dĂ©fient le système – la pluie n’est pas le problème

Les systèmes de dĂ©fense aĂ©rienne comme le DĂ´me de Fer savent bien gĂ©rer la pluie, et si un tir de missile n’est pas interceptĂ©, cela ne signifie pas que la cause est la pluie. C’est ce qu’explique Hila Hadad Chamlenik, qui faisait partie de l’équipe de dĂ©veloppement du DĂ´me de Fer et qui a occupĂ© le poste de directrice gĂ©nĂ©rale du ministère de l’Innovation, des Sciences et de la Technologie.

« Il n’y a aucun doute que cela rend le scĂ©nario plus complexe. Il est Ă©vident qu’un jour ensoleillĂ© avec un ciel bleu est prĂ©fĂ©rable, et parfois, il est nĂ©cessaire d’utiliser des moyens supplĂ©mentaires », explique-t-elle. « Dans le système du DĂ´me de Fer, le taux de succès dĂ©passe les 80 % mĂŞme en hiver. »

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Selon elle, « Le DĂ´me de Fer, tout comme d’autres systèmes, sait gĂ©rer les conditions mĂ©tĂ©orologiques hivernales et des tempĂ©ratures variĂ©es. En fait, la pluie n’est pas le problème, mais plutĂ´t la couverture nuageuse. »

Chamlenik, ingĂ©nieure en aĂ©rospatiale et aĂ©ronautique, souligne que « chaque système a sa propre approche de solutions et qu’il existe d’autres technologies pour identifier et gĂ©rer les missiles. Le DĂ´me de Fer a dĂ©montrĂ© ces capacitĂ©s avec des taux de succès très Ă©levĂ©s. »

Hadad explique qu’au sein de l’équipe de dĂ©veloppement du DĂ´me de Fer, comme dans toute autre arme, des experts prennent en compte les diffĂ©rentes conditions atmosphĂ©riques. « Le système doit fonctionner en permanence, ce qui signifie qu’il doit ĂŞtre capable de gĂ©rer des conditions mĂ©tĂ©orologiques variĂ©es, comme la brume, des tempĂ©ratures Ă©levĂ©es qui sont plus problĂ©matiques, et aussi la pluie. »

« Il existe diverses conditions qui posent des dĂ©fis au système, mais la pluie n’est pas le problème. Le système sait trouver ce qui lui convient pour fonctionner », ajoute-t-elle. « Finalement, dans toutes les conditions mĂ©tĂ©orologiques extrĂŞmes, il y a un dĂ©fi. Le système doit ĂŞtre poussĂ© Ă  ses limites pour rĂ©ussir. ».

Selon Chamlenik, « En rĂ©alitĂ©, les missiles de l’autre camp, considĂ©rĂ©s comme des roquettes ‘idiotes’, surtout les petites et celles Ă  portĂ©e courte, sont plus influencĂ©s par les conditions mĂ©tĂ©orologiques, principalement par le vent. »