Une chroniqueuse sur I24 accuse la droite israĂ©lienne d’être autant islamophobe qu’en Europe

Source photo : actuJ

 

La plus grande prĂ©occupation de la France depuis les attentats anti-juifs est de ne pas faire d’amalgame, les mĂ©dias europĂ©ens ne parlent aujourd’hui (qu’une semaine après l’attaque tuant 4 Juifs) que d’Islamophobie (oubliant l’antisĂ©mitisme). Pendant ce temps, certains sites de la communautĂ© portent de graves accusations contre IsraĂ«l en disant que la droite israĂ©lienne est autant islamophobe qu’en Europe.

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Cette pĂ©riode tragique pour le peuple juif n’entraĂ®ne pas forcement la solidaritĂ© au sein de la communautĂ©.Une chroniqueuse sur I24 a tout simplement accusĂ© la droite israĂ©lienne de racisme suite aux rĂ©centes attaques terroristes en France.

« Des politiciens et des chroniqueurs de l’extrĂŞme droite israĂ©lienne utilisent les attentats pour promouvoir un agenda ethnocrate et raciste. Exactement le mĂŞme agenda qui attise en ce moment les flammes en Europe. Et exactement le mĂŞme discours auquel ces politiciens et chroniqueurs s’opposent dès qu’il est dirigĂ© contre d’IsraĂ«l. »

Il est rare comme le font les musulmans en France de voir des israéliens de droite appelés dans la rue à la mort des palestiniens, comme ce fut le cas il y a quelques mois par ces musulmans de France :

Aviram Golan, chroniqueuse sur I24 dĂ©plore le fait que l’Occident ne devrait pas se limiter Ă  condamner IsraĂ«l pour sa « colonisation », mais aussi le faire pour son « racisme » :

« De l’extérieur, il est peut-être difficile de distinguer le violent racisme qui règne en Israël. L’Occident est tellement occupé à condamner Israël (principalement en raison de l’occupation mais aussi malheureusement, pour des raisons pas très pures) qu’il est incapable de comprendre le développement du racisme radical qui progresse au sein de la société israélienne.

Elle dĂ©plore les accords d’Oslo sans prendre en compte les consĂ©quences du retraits des Juifs de la Bande de Gaza :

Ce processus ne sort pas de nulle part. Il est issu de la peur et du sentiment de se trouver dans une impasse. Jusqu’en 1995, (peu après la signature des accords d’Oslo, à un moment où un espoir de normalisation, voire même de paix flottait dans l’air), il était clair pour la plupart des Israéliens que le conflit avec les Palestiniens était le résultat d’une lutte territoriale nationale.

Elle insiste bien sur deux points; les religieux et les sionistes qui sont les ennemis par le fait d’une seul personne Igal Amir ayant tuĂ© le Premier ministre israĂ©lien de l’époque, Itzhak Rabin :

Et puis deux évènements se sont produits: d’abord l’assassinat du Premier ministre israélien de l’époque, Itzhak Rabin, par un jeune homme religieux ayant grandi dans l’esprit colonial nationaliste, puis la vague de terrorisme meurtrière des islamistes radicaux de Cisjordanie qui frappa en plein cœur la population israélienne.

Elle compare les Juifs de Judée Samarie aux « islamistes radicaux » qui « affaiblissent la position des Palestiniens modérés » :

Le résultat fut immédiat: la droite furieuse, qui refusait tout accord politique, et qui était dirigée par Benyamin Netanyahou, pris le pouvoir sous l’influence des leaders des colons, y compris des rabbins les plus dissidents, aussi bien vis-à-vis de la politique que de la société. Au sein de l’Autorité palestinienne, les islamistes radicaux affaiblissaient la position des Palestiniens modérés.

Elle passe de l’extrĂŞme droite Ă  la droite, et fait un packaging en accusant la droite en gĂ©nĂ©rale d’isoler le pays internationalement (sans connaĂ®tre les processus de la sociĂ©tĂ© palestinienne…)

Je ne connais pas les processus de la société palestinienne, mais je peux clairement témoigner du changement tragique qui s’est produit dans la société israélienne. Plus le gouvernement de droite s’est renforcé, plus il a isolé Israël sur la scène internationale, et affaibli et divisé la société israélienne sur le plan national, par le biais notamment de la combinaison violente d’un néo-libéralisme sauvage et d’un isolationnisme politique dont le principal intérêt est d’étendre les colonies, au mépris des Etats-Unis, de l’ONU, et de l’Union européenne.

Puis, c’est Ă  l’armĂ©e de Tsahal qui faut-il le rappeler, 70 soldats ont donnĂ© leur vie pour notre sĂ©curitĂ© est attaquĂ©e par la chroniqueuse de I24 :

L’effet de la peur (existentielle, économique, politique et sécuritaire) a porté ses fruits. Après l’opération « Bordure protectrice », les choses sont devenues claires : Israël n’a jamais été aussi fort, mais dans le même temps, il n’a jamais été aussi faible, fragile et paniqué.

« Bordure protectrice », qui a menacé les Israéliens jusqu’au cœur de Tel-Aviv et prouvé que leur gouvernement n’était pas capable d’affronter le Hamas comme il s’en était vanté, a tiré les dernières ficelles d’un politiquement correct, et pire encore, a accéléré l’effondrement des valeurs démocratiques en Israël.

Par la suite, Aviram Golan s’enfonce dans les idĂ©es les plus gauchistes en condamnant la mort d’un jeune palestinien, brĂ»lĂ© vif en trompant les lecteurs sans leur dire que la personne qui a commis cet acte Ă©tait dĂ©sĂ©quilibrĂ©e (le tueur avait la veille menacĂ© de tuer son propre enfant) et que par avant trois jeune juifs ont Ă©tĂ© enlevĂ©s et tuĂ©s par des palestiniens :

Les évènements se sont enchaînés : l’assassinat d’un jeune palestinien brûlé vif, les manifestations violentes contre le mariage mixte, les « mort aux Arabes » scandés dans les rues et l’incitation à la haine contre les Arabes et ceux qui « soutiennent les Arabes » sur les réseaux sociaux. Tous ces actes sont passés inaperçus, ou presque. Les réponses à ces actions ont été extrêmement laxistes, voir décourageantes. Avec le recul, le silence a légitimé les actes.

Pour finir, elle fait un amalgame entre le Front National et la droite israélienne :

Cette lĂ©gitimitĂ© permet maintenant Ă  l’extrĂŞme droite de redĂ©finir le conflit israĂ©lo-palestinien, autrement que par un conflit territorial national qui peut ĂŞtre rĂ©solu grâce Ă  des moyens politiques mis en Ĺ“uvre contre cette guerre ethnoculturelle et religieuse interminable. Les attaques terroristes en France ont directement jouĂ© en faveur de la logique tordue de ce processus dangereux, et ont servi Ă  faire mijoter le plat amer de la droite israĂ©lienne, oĂą tous les Musulmans et tous les Arabes servent d’ingrĂ©dients.

Les propagandistes de l’extrême droite israélienne considèrent tous les Musulmans du monde comme un danger, faisant l’amalgame entre terrorisme et Islam, et affirmant, sans même apporter de preuves, que l’Islam cherche à conquérir l’Europe et l’anéantir.

Cette propagande perverse qui se sert du malheur des autres, ainsi que de la position déjà fragilisée des Musulmans européens n’a qu’un seul objectif, applicable en deux étapes. La première étape, mettre fin à la possibilité d’un compromis territorial entre Israël et les Palestiniens et entériner le contrôle israélien dans les territoires. La deuxième, expulser les citoyens arabes israéliens hors du pays.

C’est de cette manière que la droite israélienne se range du côté des figures du racisme européen les plus sombres (même dans l’élite académique israélienne se trouvent plusieurs partisans de Marine Le Pen).

Pour finir elle compare Angela Merkel et les dirigeants du peuple juif qui sont soutenus selon elle grace Ă  la Shoah…

Alors qu’Angela Merkel, à la tête du peuple qui a autrefois conduit à l’extermination des Juifs, se tient courageusement aux côtés de ses citoyens musulmans et déclare que l’Islam fait partie de l’Allemagne, les dirigeants du peuple juif, dans leur État souverain (qui n’aurait sûrement pas été reconnu et soutenu sans la Shoah), préfèrent se tourner vers les formes de démagogie les plus basses du racisme. Contre toutes les valeurs démocratiques et humaines, ainsi que contre ses propres citoyens, arabes et juifs.