Une dĂ©lĂ©gation arabe d’IsraĂ«l a dĂ©cidĂ© de combattre BDS dans le monde et dire la rĂ©alitĂ© sur ce pays anti-apartheid !

Au dĂ©but de la semaine, une dĂ©lĂ©gation d’arabes israĂ©liens du mouvement des « RĂ©servistes du front » est revenue en IsraĂ«l des États-Unis. Elle a organisĂ© une tournĂ©e de confĂ©rences dans des communautĂ©s et des collèges juifs et chrĂ©tiens, dĂ©crivant la vie dans l’État d’IsraĂ«l concernant les minoritĂ©s face aux organisations de boycott telles que BDS et les organisations de gauche israĂ©liennes telles que B’Tselem et Breaking the Silence.

Le journal de Channel 7 a parlĂ© Ă  l’un des membres de la dĂ©lĂ©gation, Yossouf Haddad, un chrĂ©tien arabe israĂ©lien, un activiste social du secteur arabe en IsraĂ«l et un ancien combattant de Tsahal.

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« L’une des universitĂ©s de Houston a Ă©crit sur nos tracts que nous sommes des meurtriers et qu’IsraĂ«l a un rĂ©gime d’apartheid avec des balises rouges. C’est pourquoi nous sommes venus ici pour montrer que ce n’est pas vrai et qu’IsraĂ«l ne tue pas d’enfants ou ne fait pas l’apartheid, et c’est exactement le contraire. LĂ  oĂą B’Tselem et Breaking the Silence le dĂ©crivent, nous sommes lĂ  pour dire la vĂ©ritĂ©.

Nous ne donnons pas l’illusion que tout est beau en IsraĂ«l, mais nous disons la vĂ©ritĂ© : il y a des failles dans notre sociĂ©tĂ©, mais entre la manière dont le pays est dĂ©crit et la rĂ©alitĂ©, il y a un grand vide. Ceux qui parlent sont des musulmans chrĂ©tiens et des bĂ©douins. »

Selon lui, cette dernière dĂ©lĂ©gation n’a pas subi de violences physiques au cours de la visite, mais d’autres dĂ©lĂ©gations en ont fait l’expĂ©rience. « La plus grande caractĂ©ristique est que, quand ils posent des questions et que nous rĂ©pondons Ă  tout et qu’ils n’ont plus de questions ou que nous commençons Ă  demander, c’est un signe que nous avons gagnĂ©. »

On a demandĂ© Ă  Haddad si des discussions plus sĂ©rieuses avaient eu lieu au cours de la visite que des polĂ©miques de rue, dans lesquelles ils souhaitaient entendre parler du droit national, problème qui divise Ă©galement la sociĂ©tĂ© israĂ©lienne, et il a rĂ©pondu par l’affirmative. « Ă€ Harvard, nous avons donnĂ© des confĂ©rences Ă  des Ă©tudiants en sciences politiques et en relations internationales, et il y avait une grande concentration sur des sujets sĂ©rieux. »

« Ma rĂ©ponse a Ă©tĂ© que je ne suis pas d’accord avec tous les articles de la loi Nation, mais cette loi parle du sentiment juif d’un peuple qui veut avoir un État et IsraĂ«l est juif et dĂ©mocratique… La loi Nation n’a rien changĂ©. »

Haddad ajoute un point sur la loi concernant la nationalitĂ© : « La clause manquante dans la loi sur la nationalitĂ© est celle qui parle de mes frères druzes, qui mĂ©ritent d’ĂŞtre mentionnĂ©s, et la preuve en est que le Premier ministre et les ministres ont dĂ©clarĂ© qu’il pourrait y avoir un problème dans le libellĂ© de la loi… Les secteurs et les membres des minoritĂ©s qui souhaitent faire partie de l’État et de la sociĂ©tĂ© israĂ©lienne doivent avoir une place dans la loi en parallèle. »

Haddad paie un prix considĂ©rable en IsraĂ«l, oĂą il ne peut visiter aucun endroit du secteur arabe, et parle des menaces qu’il a subies. « Les obstacles et les dĂ©fis en IsraĂ«l et Ă  l’Ă©tranger sont assez similaires, mais seulement quand vous parlez de dialogue, sans discours violent, et quand votre objectif est une sociĂ©tĂ© meilleure. »

« Dans le secteur arabe, il y a une majoritĂ© saine et tranquille, mais nous ne voyons  que l’extrĂŞme minoritĂ© qui est bruyante. Cela ressemble Ă  tout un secteur, mais, en rĂ©alitĂ©, ce n’est que la minoritĂ© bruyante. » La majoritĂ© se tait parce qu’ils ont peur. « D’autre part, un musulman d’Umm al-Fahm m’a Ă©crit en arabe que je disais ce qu’il voulait dire : Je ne souhaite pas que vous mouriez aujourd’hui ou demain. Et s’il n’ose pas parler encore, un jour il parlera. »

Dans les prochains jours, Haddad lancera une campagne d’information en Europe, où il tentera de prouver que « le secteur arabe n’est pas mal traité, du moins pas à cause de l’État d’Israël, mais à cause du leadership arabe qui fait partie du secteur arabe. »