Washington accuse l’Afrique du Sud de « cohabiter avec un État terroriste » après l’accueil de l’Iran dans des manœuvres navales

Une déclaration inhabituelle, sévère et politiquement explosive a été publiée le 17 janvier 2026 par l’ambassade des États-Unis en Afrique du Sud. Washington affirme avoir pris connaissance, « avec inquiétude et alarme », de rapports indiquant que le ministre sud-africain de la Défense et les forces armées (SANDF) auraient défié un ordre gouvernemental concernant la participation de l’Iran à des exercices navals conjoints en cours.

Cette prise de position marque une rupture diplomatique rare, tant par la fermeté du langage que par la portée morale de l’accusation : selon Washington, l’inclusion de l’Iran dans ces manœuvres militaires compromet directement la sécurité maritime et la stabilité régionale, tout en trahissant les valeurs historiques de l’Afrique du Sud.


Une accusation lourde : défiance interne et manquement stratégique

Selon le communiqué américain, le ministre sud-africain de la Défense et les forces armées auraient ignoré une directive officielle du gouvernement visant à encadrer ou empêcher la participation iranienne aux exercices navals.

Si ces faits sont avérés, ils soulèvent une question majeure :
➡️ Qui contrôle réellement la politique sécuritaire sud-africaine ?
➡️ Le pouvoir civil ou l’appareil militaire ?

Pour Washington, le problème dépasse la simple désobéissance administrative. Il s’agit d’un acte politique aux conséquences stratégiques, engageant l’image internationale de Pretoria et sa crédibilité sur la scène mondiale.


L’Iran qualifié sans détour : « acteur déstabilisateur et État sponsor du terrorisme »

Dans un langage sans ambiguïté, l’ambassade américaine rappelle que l’Iran est considéré par les États-Unis comme un acteur déstabilisateur et un État sponsor du terrorisme. Sa participation à des exercices navals conjoints est donc jugée inacceptable, quel que soit le cadre ou le niveau de coopération.

Washington souligne que même une présence « symbolique » ou « technique » iranienne :

  • affaiblit la sécurité maritime internationale,

  • banalise le rôle militaire iranien,

  • légitime indirectement ses activités régionales.

Cette position s’inscrit dans une ligne américaine constante : l’Iran ne peut être traité comme un partenaire militaire normal.


L’argument moral : une accusation d’hypocrisie historique

L’élément le plus frappant du communiqué réside dans son attaque morale directe contre Pretoria.

Les États-Unis qualifient de « particulièrement inconcevable » le fait que l’Afrique du Sud ait accueilli des forces de sécurité iraniennes au moment même où ces dernières réprimaient violemment des citoyens iraniens engagés dans des protestations pacifiques.

Le communiqué précise que ces forces iraniennes étaient, selon les rapports, en train de :

  • tirer sur des manifestants,

  • emprisonner des opposants,

  • pratiquer la torture.

Washington rappelle alors une vérité historique lourde de sens :
👉 les Sud-Africains ont eux-mêmes lutté durement pour conquérir leurs libertés fondamentales.

Dès lors, selon les États-Unis, Pretoria ne peut prétendre donner des leçons de “justice” au monde tout en se rapprochant d’un régime accusé de telles pratiques.


Une atteinte à la crédibilité internationale de Pretoria

Cette déclaration place l’Afrique du Sud dans une position diplomatique délicate. Le pays s’est historiquement présenté comme :

  • un défenseur des droits humains,

  • un médiateur moral sur la scène internationale,

  • un héritier de la lutte contre l’oppression.

Or, l’accueil de forces iraniennes dans un cadre militaire affaiblit ce narratif, aux yeux de Washington mais aussi de nombreux partenaires occidentaux.

Le message est clair :
➡️ on ne peut pas invoquer la justice universelle tout en coopérant militairement avec un régime accusé de répression systématique.


Sécurité maritime et stabilité régionale en jeu

Au-delà de la dimension morale, les États-Unis insistent sur l’impact sécuritaire concret. La participation iranienne à des exercices navals :

  • accroît les risques en mer,

  • favorise le partage de savoir-faire militaire sensible,

  • renforce la capacité de projection iranienne.

Dans un contexte mondial marqué par des tensions accrues — Moyen-Orient, mer Rouge, routes commerciales stratégiques — la normalisation militaire de l’Iran est perçue comme un facteur de danger global.


Un signal adressé à toute la communauté internationale

Cette déclaration ne s’adresse pas uniquement à Pretoria. Elle constitue un message d’avertissement à tous les États tentés de coopérer militairement avec l’Iran.

Washington indique implicitement que :

  • ces choix seront surveillés,

  • ils auront un coût diplomatique,

  • ils pourraient entraîner des conséquences politiques ou économiques.

L’affaire sud-africaine devient ainsi un cas d’école, révélateur d’une ligne rouge américaine clairement assumée.


Une fracture diplomatique appelée à s’élargir ?

À ce stade, aucune réponse officielle sud-africaine n’a été mentionnée dans les éléments transmis. Mais la violence du ton employé par Washington laisse peu de place à l’ambiguïté : le fossé diplomatique est réel.

Dans un monde de plus en plus polarisé, ce dossier illustre une réalité brutale :
👉 les choix d’alliances militaires ne sont plus neutres.
👉 Ils engagent une responsabilité politique, morale et stratégique.


Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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