En une semaine, Yehuda Meshi Zahav, prĂ©sident de ZAKA, a perdu son père, le rabbin Menachem Mendel Meshi Zahav ZL, et sa mère, Sara Zisel ZL, dĂ©cĂ©dĂ©s du corona. Un mois plus tĂ´t, son frère Moshe ZL, est mort d’une grave maladie. « La mort est montĂ©e dans notre fenĂŞtre », a Ă©crit le prĂ©sident du ZAKA après la mort de son père. « Fracture après fracture, nous Ă©tions brisĂ©s, coup après coup. « Mon frère cadet Moshe, ma mère, et maintenant mon père. Tout cela en trente jours. Nous sommes brisĂ©s, qui va nous guĂ©rir ? «Â
Mais prĂ©cisĂ©ment en tant que personne qui rencontre la mort tous les jours au travail, cette perte personnelle Ă©tait insupportable. Dans une interview avec Yedioth Ahronoth, il a dĂ©clarĂ© : «Dans ma position au sein de ZAKA, j’ai Ă©tĂ© dans des milliers de cas de ce genre, mais maintenant je me suis prĂ©sentĂ© 3 fois lors du dĂ©part de l’âme de mes proches. Et je me tiens devant mon père et je vois les indices baisser, j’entends les bips – et je prie «Shema IsraĂ«l». Et je dis dans la mĂŞme prière que j’aime Dieu, pendant que je vois ce qui se passe. Mon père est mort sous mes yeux. C’Ă©tait très difficile pour moi, mais je suis sorti avec force et foi, et je me suis dit que je dois rĂ©sister Ă l’Ă©preuve. «Â
 » Ma croyance est claire – il y a un propriĂ©taire dans le monde. Un propriĂ©taire qui mène un dialogue, une responsabilitĂ© et mĂŞme un Ă©quilibre avec nous. Il Ă©tait clair pour moi qu’il nous met Ă l’Ă©preuve, mais je ne savais pas quand et pourquoi. En tant que Juifs, nous prions trois fois par jour, en disant : J’ai aimĂ© le Seigneur ton Dieu de tout ton cĹ“ur et de toutes tes forces, dans toutes les conditions et situations… et chaque fois je me dis si je suis vraiment prĂŞt mentalement pour cela, malgrĂ© le prix des Ă©preuves. »
Il ajoute qu’il n’est pas sage d’aimer D.ieu quand tout va bien. Le vrai test est d’aimer Dieu surtout dans les moments difficiles : «Est-ce que je L’aime encore ? Est-ce que je crois encore en lui ? Et la rĂ©ponse est que cela n’a pas provoquĂ© un seul doute dans la foi. MĂŞme dans la situation la plus difficile, Hachem est avec vous. «Â
Il a ajoutĂ© qu ‘ »au dĂ©but de l’annĂ©e, nous nous souhaitons une bonne et douce annĂ©e « . Parfois, il se passe des choses qui ne sont pas en notre faveur, alors demandez que ce soit doux dans la bouche. Dans mon cas, c’Ă©tait très amer, mais je savais que papa s’était battu pour l’amour, pas par la haine. Je sais comment et pourquoi c’est en ma faveur, peut-ĂŞtre que je le saurai plus tard. «Â
InterrogĂ© sur le corona Yehuda Meshi Zahav a dĂ©clarĂ© que l’Ă©pidĂ©mie Ă©tait venue nous ramener Ă la foi : « Le corona nous a mis Ă l’Ă©preuve. Nous pensions que nous conquĂ©rions le monde, que nous Ă©tions au sommet du monde, et Il nous a envoyĂ© un petit virus qui ne pouvait mĂŞme pas ĂŞtre vu. Et tout cela nous a ramenĂ©s Ă la foi. Beaucoup de gens croyaient au pouvoir de la science et de la technologie en Ă©volution, et nous avons oubliĂ© qui Ă©tait le CrĂ©ateur du monde. Puis vint le corona et des centaines de millions de personnes qui sont tombĂ©es malades se sont retrouvĂ©es Ă prier, chacun avec sa propre langue.
Yehuda Meshi Zahav dit que le seul moyen de lutter contre le virus est de diffuser la lumière dans le monde prĂ©cisĂ©ment depuis l’endroit le plus sombre : « Pendant trente ans, peut-ĂŞtre un peu plus, chaque vendredi, j’apportais Ă mes parents les fruits les plus beaux et les plus prĂ©cieux d’un magasin de Rosh HaAyin. Ma mère disait : « Ton fruit nous fait le shabbat. » Vendredi dernier, j’ai achetĂ© ce fruit par habitude et je me suis retrouvĂ© en route vers la maison de mes parents. Je me suis dit : ‘OĂą ĂŞtes vous ? C’est fini.  » Je me suis dit : ‘Pourquoi pleures-tu ? Je devrais ĂŞtre heureux d’avoir pendant trente ans le droit de rendre le Chabbat heureux pour eux. C’est ainsi que j’ai pris le point de lumière de l’endroit le plus sombre. Dans les endroits les plus difficiles, de rupture avec la vie, prenons la lumière et rĂ©pandons-la dans le monde. «Â





