
Le BNVCA condamne vigoureusement l’agression lâche commise contre le bĂ©bĂ© d’un rabbin de la ville de Bron (RhĂ´ne) par un inconnu, dans la nuit de dimanche 18 Ă lundi 19 fĂ©vrier 2018. Pour le BNVCA, ces faits sont passibles de poursuite judiciaire pour « empoisonnement ».
Comme l’ont racontĂ© Mr et Mme EL H, les parents du bĂ©bĂ©, au bĂ©nĂ©vole chargĂ© de la hotline du BNVCA et rĂ©pĂ©tĂ© au prĂ©sident, leur fillette âgĂ©e de 14 mois a Ă©tĂ© brĂ»lĂ©e lundi
19 février par du « white spirit » aspergé sur sa poussette dans les conditions suivantes:
La poussette est dĂ©posĂ©e dans le couloir de l’immeuble, garĂ©e dans le hall. La grand mère Ă mis l’enfant dans cette poussette pour la promener. Quelques minutes après l’enfant pleure, crie et se plaint. Il est conduit aux urgences de l’hĂ´pital qui dĂ©couvre que le bĂ©bĂ© prĂ©sente des brĂ»lures au dos aux fesses et Ă la cuisse.
De plus la grand mère constate que la poussette a été lacérée durant cette nuit de dimanche à lundi.
Le papa du bĂ©bĂ©, rabbin, âgĂ© de 35 ans, qui a dĂ©posĂ© plainte, nous confie que souvent son vĂ©hicule a fait l’objet de dĂ©gradations volontaires (pneus crevĂ©s…).
Pour le BNVCA, ces faits sont manifestement de nature antisémite. Ils ont été commis délibérément et intentionnellement afin de nuire et blesser.
Le BNVCA demande Ă la police de tout mettre en oeuvre pour identifier le criminel, et faire expertiser par les services de la police scientifique la nature du produit mis en cause.
le BNVCA a dĂ©cidĂ© de faire assister juridiquement la famille ELH. et mettre Ă sa disposition l’avocat du BNVCA.
Nous exprimons notre inquiétude de plus en plus grandissante, face aux nombreux signalements qui nous parviennent et relèvent de différends de voisinage qui dégénèrent en antisémitisme.
Les bâtiments, les biens de la communauté juive, étant désormais protégés et surveillés, nous constatons que les personnes sont ciblées directement à leur domicile.
L’agression de la famille Pinto Ă son domicile de Livry Gargan, l’assassinat de Sarah Halimi par son voisin islamiste radicalisĂ©, les tags antisĂ©mites, signĂ©s Daesh ou les balles kalachnikov dĂ©couvertes dans la boite aux lettres de Pascal Ă Noisy le Grand, continuent de hanter nos compatriotes de confession juive. Après le meurtre des Ă©coliers juifs de Toulouse, l’antijjuif s’attaque Ă un bĂ©bĂ©.
L’horreur ne cesse de grandir.
Cette haine antijuive qui dĂ©passe l’entendement atteint un niveau dangereusement Ă©levĂ© qui accroĂ®t le sentiment d’insĂ©curitĂ© antisĂ©mite.Â




