???? AntisĂ©mitisme Ă  Paris | Dans ce mĂȘme 18 Ăšme arrondissement oĂč ont Ă©tĂ© dĂ©portĂ©s des Juifs, le cauchemar recommence :  » Ici vivent des ordures Juives »

Marie Ottavi, Journaliste Ă  @libe et auteure de Jacques de Bascher, Dandy de l’ombre (ed. SĂ©guier) a postĂ© sur son compte Twitter, une photo que l’on pourrait penser dater de 39/45 mais qui date d’aujourd’hui : Une honte pour Paris et le souvenir des nombreux Juifs dĂ©portĂ©s dans ce mĂȘme arrondissement dont nous ferons le rappel en fin d’article.

« Voilà, on est en 2018, rue Ordener à Paris et on vit un cauchemar éveillé »

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La mairie du 18e et la police sont passĂ©s faire les constatations. Le fait qu’il n y a pas de fautes d’orthographe laisse penser Ă  beaucoup d’internautes que ces Ă©crits viennent de personnes de l’extreme droite, mais rien n’est encore confirmĂ©.

Voici les noms des familles qui ont Ă©tĂ© dĂ©portĂ©s dans ce mĂȘme quartier pour ceux qui ont la mĂ©moire courte :

1943 Famille Abbou – La famille Abbou, originaire d’AlgĂ©rie, habite 48 rue Doudeauville, dans le 18e arrondissement de Paris. ArrĂȘtĂ©es parce que juives, Esther et ses deux filles, elise-3781.html>>Élise, 18 ans, et Odette, 15 ans, nĂ©e le 27/02/1928 Ă  Alger, sont dĂ©portĂ©es sans retour vers Auschwitz par le convoi n° 57 du 18 juillet 1943.
Déportation : 18/07/1943 convoi no 57
Source : Mémorial de la déportation des Juifs de France

1942 Famille Abramczik – Simon, nĂ© le 20/06/1897 Ă  Brodshin (Pologne), fils de Hersch Abramczik et Frimet nĂ©e Golichowski, habitait 13, rue Bellot Ă  75018 Paris avec son Ă©pouse Hinda, nĂ©e le 15/04/1898 Ă  Lodz (Pologne), et leurs deux filles Germaine, nĂ©e le 09/03/1927 Ă  Paris, et Francine, nĂ©e le 17/05/1930 Ă  Paris. ArrĂȘtĂ©s parce que juifs, ils sont internĂ©s Ă  Pithiviers et seront dĂ©portĂ©s sĂ©parĂ©ment. Simon, 45 ans, est dĂ©portĂ© sans retour le 31/07/1942 par le convoi n° 13 de Pithiviers Ă  Auschwitz, qui transporte   1 049 personnes, dont 146 enfants. Hinda, 44 ans, sera dĂ©portĂ©e sans retour de Pithiviers Ă  Auschwitz par le convoi n° 14 du 03/08/1942 qui transporte 1 034 personnes dont 107 enfants. Francine, 12 ans sera dĂ©portĂ©e sans retour de Drancy Ă  Auschwitz par le convoi n° 21 du 19/08/1942 qui transporte 1 000 personnes, dont 452 enfants. Germaine, 15 ans, sera dĂ©portĂ©e sans retour de Drancy Ă  Auschwitz par le convoi n° 27 du 02/09/1942 qui transporte 1 000 personnes, dont 144 enfants.
Déportation : 31/07/1942 convoi no 13 à 27
JO : Mémorial de la déportation des Juifs de France

1943 Famille Abramowicz – Icek, nĂ© Ă  Wielun (Pologne) le 06/12/1895, habitait 115, rue Duhesme Ă  75018 Paris avec son Ă©pouse Itta, nĂ©e Ă  Wielun le 10/06/1901, et leurs enfants Joseph, nĂ© le 30/07/1925 Ă  Paris, et Rachel, nĂ©e le 15/04/1928 Ă  Paris. ArrĂȘtĂ©s parce que juifs, ils sont internĂ©s  à Drancy. Itta, 41 ans, sera dĂ©portĂ©e sans retour par le convoi n° 59 du 02/09/1943 qui transporte 1 000 personnes dont 138 enfants. Son mari Icek, et ses enfants Joseph et Rachel seront dĂ©portĂ©s sans retour de Drancy Ă  Auschwitz par le convoi n° 68 du 10/02/1944 qui transporte 1 500 personnes, dont 295 enfants.
Déportation : 02/09/1943 convoi no 59 et 68
Source : Mémorial de la déportation des Juifs de France

31/07/1943 Famille Cherchevsky – Germaine, nĂ©e Bernard Ă©tait traductrice en anglais et en allemand. Elle Ă©pouse Abraham Cherchevsky en 1930. Abraham et Germaine Cherchevsky habitaient 6, rue Voisembert Ă  Issy-les-Moulineaux avec leurs trois filles, Ève Line, nĂ©e le 30 mars 1932, Sylvie, nĂ©e le 5 mars 1935 et Mireille, nĂ©e le 9 mars 1938 Ă  Issy-les-Moulineaux. Abraham et Germaine durent quitter leurs fonctions en raison des ordonnances allemandes de 1941 interdisant aux Juifs la plupart des emplois et travaillĂšrent au service administratif des maisons d’enfants de l’UGIF. Ils dirigent des maisons d’accueil Ă  Montreuil et Ă  Neuilly. Le 31 juillet 1943, Germaine Cherchevsky est arrĂȘtĂ©e Ă  Paris 18e lors d’une rafle dans les locaux de l’UGIF. ÂgĂ©e de 42 ans, elle sera dĂ©portĂ©e sans retour le 2 septembre 1943 par le convoi n° 59 de Drancy vers Auschwitz. Abraham sera arrĂȘtĂ© parce que juif rue du Mail, dans le 2e arrondissement de Paris et dĂ©portĂ© sans retour le 15 mai 1944 par le convoi n° 73 Ă  destination des Pays Baltes, Ă  Kaunas en Lituanie et Ă  Reval (aujourd’hui Tallinn) en Estonie. Les trois filles, cachĂ©es, seront sauves.
Déportation : 02/09/1943 convoi no 59

04/1944 Famille Greenberg – Barnett (Joseph), nĂ© le 17 mars 1902 Ă  Londres (Grande-Bretagne) et son Ă©pouse Louise ont huit enfants, tous nĂ©s Ă  Paris dans le 18e arrondissement : Paul, nĂ© le 27 aoĂ»t 1926, Thomas, nĂ© le 18 juillet 1928, Henry, nĂ© le 17 mai 1932, Monique, nĂ©e le 6 juin 1933, Raymond, nĂ© le 28 juillet 1934, Albert, nĂ© le 19 mars 1937, Salomon, nĂ© le 30 avril 1938 et Jacques, nĂ© le 31 mars 1940. Ils habitent 14, rue Charles-Lauth Ă  Paris (75018). RaflĂ©s parce que Juifs, Barnett (Joseph), 42 ans, Louise, 43 ans, Paul, 17 ans, Thomas, 15 ans, Henry, 11 ans et demi, Monique, 10 ans et demi, Raymond, 9 ans et demi, Albert, 7 ans, Salomon, presque 6 ans, et Jacques, 4 ans, sont dĂ©portĂ©s via Drancy le 13 avril 1944 par le convoi n° 71 et seront tous assassinĂ©s Ă  Auschwitz le 18 avril 1944. Seul Paul reviendra d’Auschwitz.
Déportation : 13/04/1944 convoi no 71

11/1942 Famille Levy – Maurice, nĂ© Ă  Salonique le 1er janvier 1900, son Ă©pouse Flore nĂ©e Sciarcon (Charhon) Ă  Rhodes le 17 juin 1912 habitaient 118, rue Ordener, dans le 18e arrondissement de Paris. Sa belle-sƓur, Flore nĂ©e Carasso, habitait 178 boulevard Berthes dans le 17e arrondissement. Tous les trois sont arrĂȘtĂ©s parce que juifs Ă  Paris et dĂ©portĂ©s sans retour par le convoi n° 44 Ă  destination d’Auschwitz.
Déportation : 09/11/1942 convoi no 44

07/06/1942 Famille Muratet – Henri, nĂ© le 24 octobre 1903 Ă  Sauveterre (Aveyron), architecte, non juif, demeurant 14 boulevard BarbĂšs Ă  Paris 18e est arrĂȘtĂ© Ă  Paris le 7 juin 1942 Ă  11 h 35 devant le numĂ©ro 45 rue Clignancourt alors qu’il portait l’étoile jaune de David en carton sur laquelle Ă©tait inscrit le mot “Auvergnat”. Il sera internĂ© Ă  Drancy, contraint de porter le bandeau prĂ©sumĂ© infamant contenant l’inscription « Ami des Juifs ». Il sera libĂ©rĂ© fin aoĂ»t 1942.

13/05/1941 Famille Rozenberg – Moszek est nĂ© le 20 mars 1907 Ă  Varsovie en Pologne; il est mariĂ© avec Laja, nĂ©e Szulc en 1903 Ă  Giranow en Pologne. On ignore leur date d’arrivĂ©e en France, venus sĂ©parĂ©ment ou ensemble, la date et le lieu de leur union mais par contre, leur fils, Henri Max est nĂ© Ă  Paris 18e, le 30 avril 1934; ils habitent 16 rue Bachelet dans le 18e. Il est tailleur en vĂȘtements et travaille ainsi que Laja avec son frĂšre, ZĂ©lick Rozenberg. Celui-ci est mariĂ© avec Cyrla; on ne connaĂźt pas non plus la date d’arrivĂ©e en France de Zelick et de Cyrla, venus sĂ©parĂ©ment ou ensemble, ni la date et le lieu de leur union; ils ont 2 fils, Simon FĂ©lix nĂ© le 4 aoĂ»t 1931 Ă  Paris 12e et Henri Max nĂ© le (?) Ă  (?). Laja a une soeur, Sura Szulc, nĂ©e le 14 fĂ©vrier 1913 Ă  Chiechanow en Pologne qui la rejoint Ă  Paris en 1938. Elle travaille comme ouvriĂšre en confection pour et avec les frĂšres Rozenberg. Est-elle arrivĂ©e Ă  Paris avec son ami polonais, on l’ignore; celui-ci est Sperber Samuel Emile nĂ© le 26 janvier 1915 Ă  Kolaczyce en Pologne, entrĂ©, aussi, en France en 1938 et exerçant le mĂ©tier d’ajusteur en vĂȘtements; de mĂȘme, il travaille pour et avec les frĂšres Rozenberg. En septembre 1940, Moszek, Samuel comme beaucoup d’autres Juifs Etrangers, sont inscrits dans la liste de recensement Ă©tablie par Vichy. Et lĂ , quelques mois plus tard, le piĂšge va s’ouvrir et se refermer, trĂšs vite, sur eux tous : le 13 mai 1941, Moszek, Samuel et tous les autres, Hommes, recensĂ©s reçoivent une convocation, dite du  » Billet Vert » en un lieu dĂ©fini pour chacun, dont le but serait de faire le point de leur situation respective !! Ils sont tous arrĂȘtĂ©s sur le champ, plus de 3700 personnes et dirigĂ©es dĂšs le lendemain dans des camps de transit situĂ©s dans le Loiret. Moszek est dirigĂ© sur le camp de Beaune la Rolande avec portĂ© sur sa fiche d’internement par la PrĂ©fecture de Police de Paris : « En surnombre dans l’Ă©conomie nationale »; Samuel est dirigĂ© sur celui de Pithivier . Tous deux et les « autres » resteront, pour la plupart dans ces lieux, plus de 13 mois, dans des conditions de plus en plus dĂ©plorables. Et puis, les nazis avec l’assistance de leurs acolytes de Vichy, eurent besoin de place pour l’arrivĂ©e de tous les autres Juifs, Hommes, Femmes, Enfants, Vieux, Jeunes, qui allaient arriver dans les jours, semaines, mois Ă  venir. Le 25 juin 1942, Samuel Sperber fĂ»t dĂ©portĂ©, par le Convoi 4, vers Auschwitz-Birkenau. Le 28 juin 1942, ce fĂ»t le tour de Moszek Rozenberg, par le Convoi 5, d’ĂȘtre dĂ©portĂ©, lui sans retour, vers la mĂȘme destination de mort. Il avait 35 ans.
Déportation : 28/06/1942 convoi no 5
Source : Jacques Sperber

16/07/1942 Famille Rozman – Albert, 22 ans, nĂ© le 19 novembre 1919 et son frĂšre Jacques, 20 ans, nĂ© le 12 janvier 1922, nĂ©s Ă  Brzeny (Bgegine) en Pologne ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s avec leur mĂšre le jour de la grande rafle, le 16 juillet 1942 Ă  leur domicile Ă  Paris (18e), 5 rue des Roses. Leur mĂšre est morte Ă  Dachau. Albert et Jacques seront dĂ©portĂ© sans retour le 15 mai 1944 par le convoi n° 73 dirigĂ© d’abord sur Kovno (Kaunas) en Lituanie, oĂč la moitiĂ© du convoi resta sur place et fut rapidement anĂ©antie par les S.S. dans la forteresse de la ville, et dans le camp de PravieniskĂšs. L’autre moitiĂ© du convoi fur dirigĂ©e sur Reval (Tallinn), en Estonie. EnfermĂ©s et condamnĂ©s Ă  des travaux extrĂȘmement pĂ©nibles, les prisonniers furent presque tous assassinĂ©s par les S.S.
Déportation : 15/05/1944 convoi no 73

4 Mai 1943 Famille SINGER Gitla – Gitla SINGER (nĂ©e KOLBER le 28 Juin 1897 Ă  Nowy Zmigrod (Pologne) Ă©tait la femme de LĂ©on (leibish) SINGER, un des frĂšres de Paul. Elle habitait 18 rue Lamark en juin 1941. Elle est arrĂȘtĂ©e au 31 rue de Chartres. Elle a Ă©tĂ© arrĂ©tĂ©e le 4 mai 1943 Ă  20 h 40 par l’Inspecteur TISSOT (section spĂ©ciale des renseignements gĂ©nĂ©raux) et soit disant » libĂ©rĂ©e » le 5 mai 1943. En rĂ©alitĂ©, elle a Ă©tĂ© transfĂ©rĂ©e par le mĂȘme inspecteur Tissot Ă  Drancy. Elle est restĂ©e Ă  Drancy jusqu’Ă  son dĂ©part pour Auschwitz par le convoi N° 55 du 23 juin 1943 et dĂ©clarĂ©e dĂ©cĂ©dĂ©e le 28 juin 1943.
Déportation : 23/06/1943 convoi no 55

16/07/1942 Famille SINGER Heinrich (Chaskiel – Chaskiel (Heinrich) est nĂ© le 13/01/1899 Ă  Mosciska Pologne. En 1909, ses parents, frĂšres et soeurs quittent la Galicie pour se rĂ©fugier en Sarre. Il Ă©pouse Rebecca, nĂ©e Springut (26/08/1900) et ont 4 enfants (Paula (04/06/1923), LĂ©a (10/05/1925), Gertrude et Heinz Wolf, nĂ© le 08/09/1938 Ă  Paris, aprĂšs leur immigration en France. Toute la famille vivait au 78 rue du Fauboourg PoissonniĂšre Ă  Paris et toute la famille a Ă©tĂ© raflĂ©e le 16 juillet 1942 (rafle du VĂ©lodrome d’hiver), transfĂ©rĂ©e Ă  Drancy, puis Pithiviers et dĂ©portĂ©s Ă  Auschwitz par les convois N° 13,14,16 et 21.

18/06/1942 Famille SINGER Paul – Paul SINGER (Pinkas JoĂ«l) est nĂ© le 30 dĂ©cembre 1941 Ă  Mosciska, en Pologne. Avant la 1ere guerre mondiale, toute sa famille avait quittĂ© la Galicie pour venir en Sarre. AprĂšs la guerre, il s’Ă©tait installĂ© Ă  Neunkirchen oĂč il exerçait la profession de marchand de chaussures. En 1937, il rĂ©ussit Ă  faire quitter l’Allemagne Ă  son flis Artur qui sera le seul survivant de la famille constituĂ©e par Paul et Anna (nĂ©e MERSER). En 1938, il parvient a Ă©migrer Ă  Paris avec Anna, Sziotel (nĂ©e le 15/10/1921), Mathilde (nĂ©e le 17 novembre 1925) et Liselotte (nĂ©e le 6 janvier 1931). Ils vĂ©curent 78 rue du Faubourg PoissonniĂšre Ă  Paris. Il fut arrĂȘtĂ© le 18 juin 1942, internĂ© Ă  Drancy, dĂ©portĂ© le 26/06/1942 Ă  Auschwitz, enregistrĂ© Ă  son arrivĂ©e sous le N°41135 et exĂ©cutĂ© le 11 juillet 1942. Le 16 juillet 1942, le reste de sa famille fut arrĂȘtĂ© (Rafle du VĂ©lodrome d’hiver) et envoyĂ©e Ă  Pithiviers, puis Ă  Auschwitz par les convois 13, 14 et 21.
Déportation : 22/06/1942 convoi no 3
Date d’exĂ©cution : 11/07/1942

1941 Famille Sobol – Aaron Sobol, nĂ© le 26 mars 1908 Ă  Piotrkow en Pologne, mariĂ© Ă  Esther nĂ©e Caminsca, habitait 99 rue de Clignancourt Paris 18e. ArrĂȘtĂ© parce que juif en 1941, Aaron, 34 ans, est internĂ© Ă  Drancy et dĂ©portĂ© en juillet 1942 par le convoi numĂ©ro 3 Ă  destination d’Auschwitz oĂč il est mort le 22 juillet 1942.
Déportation : 22/06/1942 convoi no 3
JO : Témoignage de Robert Sobol

13/05/1941 Famille Sperber – Samuel Sperber est nĂ© le 26 janvier 1915 Ă  Kolaczyce en Pologne.On ignore la date prĂ©cise de son entrĂ©e en France mais on pense que c’est en 1938 ; il venait rejoindre, Ă  Paris, une amie connue en Pologne, Szulc Sura, nĂ©e le 14 fĂ©vrier 1913 Ă  Ciechanow en Pologne. Sura Ă©tait la sƓur de Laja nĂ©e en 1903 Ă  Giranow qui, elle, Ă©tait mariĂ©e avec Moszek Rozenberg nĂ© le 20 mars 1907 Ă  Varsovie. On ne connaĂźt pas la date de leur arrivĂ©e en France, de l’un et ou de l’autre, ni s’ils Ă©taient dĂ©jĂ  mariĂ©s ou pas ; Ceci Ă©tant ils eurent un garçon, Henri Max, nĂ© le 30 avril 1934 Ă  Paris 18e ; ils habitaient 16 rue Bachelet dans le 18e. Moszek, ainsi que sa femme, travaillait avec son frĂšre, Zelick Rozenberg, comme tailleur et elle, comme couturiĂšre. Samuel Sperber, arrivant Ă  Paris, a travaillĂ© aussi, comme ajusteur en vĂȘtements pour Zelick Rozenberg. Sura a donc rejoint, Ă  Paris,sa soeur, Laja. DĂšs le dĂ©but de la guerre, Samuel s’engage dans l’ArmĂ©e Française et est incorporĂ©, comme « volontaire », le 7 octobre 1939 dans le corps de la LĂ©gion EtrangĂšre; ses papiers prĂ©cisent qu’il habitait, 21 Impasse du Puits, Paris 19e; le 25 avril 1940, il est rĂ©formĂ© dĂ©finitif par la Commission de rĂ©forme de Lyon et rayĂ© des contrĂŽles de l’ArmĂ©e, le 26 avril 1940. A ce jour, on ne connaĂźt pas les raisons de cette rĂ©forme, dĂ©crĂ©tĂ©e avant l’Armistice. On ignore ce que fĂ»t sa vie entre son retour Ă  la vie civile et le 13 mai 1941 : sans doute travailla-t-il, Ă  nouveau, avec et pour les frĂšres Rozenberg; on pense que Sura Szulc et lui se frĂ©quentĂšrent et on sait qu’ils finirent par habiter ensemble, 31 rue Ramey Ă  Paris 18e ! En septembre 1940, il est recensĂ© comme « Juif » et survient alors la convocation du « Billet Vert », le 13 mai 1941, adressĂ©e aux milliers de Juifs Etrangers de Paris, Ă  laquelle, il rĂ©pond comme prĂšs de 3700 autres personnes. Le piĂšge se referme sur lui comme sur tous les autres et, entre autre, Moszek Rozenberg qui a rĂ©pondu aussi Ă  la convocation ; ils sont tous arrĂȘtĂ©s et internĂ©s dans les camps du Loiret dĂšs le lendemain 14 mai : Samuel est internĂ© Ă  Pithiviers dans la baraque 7, Moszek Ă  Beaune la Rolande. Samuel, sĂ»t-il au cours de ses 13 mois d’internement qu’il allait ĂȘtre pĂšre d’un garçon qui naĂźtrait le 4 fĂ©vrier 1942 Ă  Paris 18e et que sa mĂšre, Sura prĂ©nommerait Jacques ? Et puis, les camps furent « vidĂ©s » pour faire la place nette aux autres Juifs qui allaient ĂȘtre arrĂȘtĂ©s dans les jours, semaines et mois Ă  venir. Samuel Sperber fĂ»t dĂ©portĂ©, le 25 juin, par le convoi 4 en direction du camp de Auschwitz-Birkenau; le convoi arriva « à destination » le 27 juin ; lui fĂ»t tatouĂ© sur son avant-bras gauche du matricule 42545 ! DĂ©portĂ©, jeune, sans doute en bonne santĂ©, il fĂ»t contraint de travailler pour l’entreprise « IG Farbenindustrie » Ă  Buna. Le dernier acte connu, inscrit dans les archives du camp KL Auschwitz III Monowitz, concernant Samuel Sperber, remonte Ă  la date du 29 juin 1944 (source du MusĂ©e d’Auschwitz-Birkenau): il a Ă©tĂ© soignĂ© du 17 avril 1944 au 29 juin 1944 Ă  l’infirmerie des dĂ©tenus de Monowitz. Un document de la Croix Rouge indique qu’il fĂ»t transfĂ©rĂ©, courant de l’Ă©tĂ© 1944, au camp de Bergen Belsen d’oĂč il fĂ»t libĂ©rĂ©, le 15 avril 1945 par l’ArmĂ©e Anglaise. Le 26 avril, il est rapatriĂ© Ă  Paris, via la Belgique. Deux de ses premiers actes d’homme libre furent de rĂ©cupĂ©rer son fils Jacques, nĂ© alors que, lui, Ă©tait internĂ© Ă  Pithiviers et de le reconnaĂźtre, le 3 mai 1945 Ă  la mairie du 18e. Par dĂ©crĂȘt du 16 novembre 1951, Samuel Sperber est naturalisĂ© Français et bĂ©nĂ©ficie de l’article 13 de la loi du 31 mars 1928. Il ne se remettra jamais des consĂ©quences de sa dĂ©portation : Ă  partir de 1956, il fĂ»t atteint de la cangrĂšne aux jambes et aux mains et en l’espace de 5 ans, il fĂ»t par diffĂ©rentes opĂ©rations chirurgicales amputĂ©s des 2 jambes et de plusieurs doigts des 2 mains ; il se retrouva alors en fauteuil roulant et dĂ©pendit totalement de son entourage. Son ultime « acte de Liberté » fĂ»t, handicapĂ© des 2 jambes, d’apprendre Ă  conduire avec une voiture amĂ©nagĂ©e, de passer son permis de conduire
Déportation : 25/06/1942 convoi no 4
JO : jacques Sperber

16/07/1942 Famille Weismann – Schmoul (Samuel) Weismann, nĂ© Ă  Lublin (Pologne) en 1900, habite 54, rue des Abbesses Ă  Montmartre avec son Ă©pouse Sura (Sarah), nĂ©e Erlikhshtein en 1908 Ă  Lublin (Pologne), et leurs trois enfants, Charlotte, nĂ©e le 13/07/1929 Ă  Paris, Rachel, nĂ©e le 10/01/1931 Ă  Paris et Joseph, nĂ© en 1931. ArrĂȘtĂ©s parce que juifs le jour de la rafle du Vel’ d’Hiv’, ils sont enfermĂ©s au VĂ©lodrome d’hivers avant d’ĂȘtre emmenĂ©s, dans des wagons Ă  bestiaux, au camp de Beaune-la-Rolande par un train qui met 8 heures pour parcourir 100 kilomĂštres, par 40 degrĂ©s. TrĂšs vite sĂ©parĂ© de ses parents et de ses deux sƓurs, Joseph, alors ĂągĂ© de 11 ans, parvient Ă  s’Ă©chapper du camp. Les parents de Joseph, Schmoul, 42 ans, et Sura, 34 ans, et sa soeur, Charlotte, qui venait de fĂȘter ses 13 ans, seront dĂ©portĂ©s sans retour de Pithiviers Ă  Auschwitz par le convoi n° 16, le 07/08/1942. Rachel 10 ans, sera dĂ©portĂ© sans retour de Drancy Ă  Auschwitz par le convoi n° 22 du 21/08/1942. Joseph sera le seul survivant de sa famille. Il connaĂźtra l’errance et les orphelinats.
Déportation : 07/08/1942 convoi no 16 et 22