>Que se passe-t-il lorsque les Hamasniks entrent dans un cadre oĂč les gens sont dans une emotion forte ? Oui, c’est exactement ce que vous pensez, le sentiment n’est pas celui du 7 octobre, ni du 8 octobre car malgrĂ© ce que les gens pensent, la situation est bien plus complexe et cette libĂ©ration tant attendue est pour le Hamas un outil de manipulation et de mĂ©diation tres important pour eux et les mĂ©dias.
Et que se passe-t-il lorsque les Hamasniks entrent dans un cadre oĂč le cĆur se gonfle dâemotion ?
Oui, exactement ce que vous pensez, le sentiment, malgrĂ© ce que les gens pensent, nâest pas si complexe. Nous ne nous sĂ©parons pas, nous ne ressentons pas de joie et de dĂ©goĂ»t ensemble, pour la simple raison que ce n’est pas possible. Ce nâest pas conçu de cette façon. La plupart des Ă©tats dans la nature sont des Ă©tats monovalents. Ce qui se produit est une contagion Ă©motionnelle du sentiment positif envers les personnes dans le « cadre » de libĂ©ration.
Pour garantir que les otages soient traitĂ©s avec douceur et sensibilitĂ©, ils se sont assurĂ©s que le haut responsable du Hamasnik Ă©tait une femme. Oui oui, si vous faites un gros plan vous dĂ©couvrirez que c’est une femme. Ils ne prennent pas de risques et s’occupent de chaque petit dĂ©tail. Ils craignaient quâun homme ne soit pas capable dâagir avec sensibilitĂ© devant les camĂ©ras.
Et pour ceux d’entre vous qui ont Ă©tĂ© surpris de voir les visages souriants des personnes enlevĂ©es, ce n’est pas un hasard. Ils ont reçu des instructions claires de la part des formateurs d’esprit de l’organisation terroriste : « Continuez Ă sourire  » – ils ont essayĂ© de se prĂ©senter comme humains.
Le signe de la main est en fait censĂ© transmettre un message – nous sommes pleins d’Ă©nergie, satisfaits et bien traitĂ©s. C’est un sentiment qui essaie de crĂ©er l’impression que les terrorristes se soucient des personnes enlevĂ©es. Une personne qui examine la situation cesse de faire une sĂ©paration mentale entre les terroristes et les personnes enlevĂ©es et les considĂšre comme humains, de maniĂšre choquante.
Les photographies de proximitĂ© et dâaffection prises avaient un autre but. Ils jouĂšrent un jeu Ă©tonnant dans lequel ils créÚrent l’impression qu’un lien Ă©troit s’Ă©tait Ă©tabli entre eux et les captifs. C’est pourquoi il y avait une instruction pour que les terroristes du Hamas soient autant que possible ous les cameras lors du transfert des personnes enlevĂ©es Ă la Croix-Rouge. Ils se sont assurĂ©s que c’Ă©tait eux qui escortaient les gens jusqu’Ă la voiture, ont posĂ© une main amicale sur le petit, ont fait monter une femme ĂągĂ©e dans la voiture mĂȘme si elle n’avait pas besoin d’aide.
Chaque Ă©tape est bien planifiĂ©e et je le dis avec beaucoup de douleur, mais je leur tire mon chapeau. AprĂšs toutes les horreurs quâils ont provoquĂ©es, la photo qui restera gravĂ©e dans les mĂ©moires, de la maniĂšre la plus ironique possible, est positive. Ils ont rĂ©ussi Ă sâimposer devant le monde comme les libĂ©rateurs des kidnappĂ©s. Notez quâils portent le drapeau palestinien sur leurs uniformes, et non celui du Hamas, ce qui signifie quâils sont dĂ©sormais considĂ©rĂ©s comme des combattants pour la libĂ©ration de la Palestine et non comme une organisation terroriste mĂ©prisable.
Lâesprit lâinterprĂšte que mĂȘme si cette situation est a cause d’eux , il semble moins liĂ©s Ă l’Ă©vĂ©nement, la raison en est qu’en termes de fonctionnement de notre mĂ©moire – le cerveau ne se souvient pas des textes et ne se souvient pas des discours, il se souvient des Ă©vĂ©nements qui l’ont Ă©mu, il se souvient des images visuelles, plus que toute autre chose.
Nous prenons des dĂ©cisions avec Ă©motion et non avec rationalitĂ©. En fait, 80 pour cent de nos dĂ©cisions sont motivĂ©es par lâĂ©motion. Nous sommes Ă©quipĂ©s d’un systĂšme d’exploitation qui Ă©tait correct dans d’autres vies oĂč il Ă©tait correct pour nous d’agir sur l’Ă©motion. Le Hamas le comprend trĂšs bien. Il est important quâils aient Ă©galement du cĂŽtĂ© israĂ©lien des façonneurs de conscience qui sachent comment agir sur les Ă©motions de lâopinion publique mondiale et de rester la tĂȘte froide.










