Les mĂ©dias du monde entier rapportent un coup militaire dans le pays. Selon certaines informations, d’importantes forces militaires se trouvent Ă des endroits clĂ©s du pays et le prĂ©sident a Ă©tĂ© placĂ© en rĂ©sidence surveillĂ©e. L’armĂ©e soudanaise devrait faire une annonce importante Ă la radio publique dans les prochaines heures.
Ce coup militaire au Soudan a destitué le président Omar al-Bashir après 30 ans de pouvoir, selon divers reportages dans les médias mondiaux.
Le rĂ©seau Al-Miyadin a annoncĂ© que l’armĂ©e soudanaise avait dĂ©cidĂ© de dĂ©mettre le prĂ©sident de ses fonctions et d’annoncer la mise en place d’un conseil chargĂ© de superviser la pĂ©riode de transition pendant un an. Selon Al-Jazeera, l’aĂ©roport de Khartoum a Ă©tĂ© fermĂ© jusqu’Ă l’annonce de l’armĂ©e. Selon Sky News, en arabe et dans d’autres mĂ©dias, des collaborateurs du gouvernement soudanais ont Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©s.
L’armĂ©e devrait transmettre un message important Ă la radio d’État, qui diffuse entre-temps une musique patriotique rappelant aux anciens combattants soudanais les prĂ©cĂ©dentes rĂ©volutions militaires dans le pays. Un tĂ©moin a racontĂ© Ă l’agence de presse Reuters que des milliers de Soudanais ont affluĂ© devant le ministère de la DĂ©fense Ă Khartoum et ont criĂ© : « Nous avons gagné ».
Des sources politiques soudanaises ont dĂ©clarĂ© Ă al-Miyadin que leurs informations indiquaient que le ministre soudanais de la DĂ©fense et premier vice-prĂ©sident d’Omar al-Bashir, le colonel gĂ©nĂ©ral Awad Mohamed Ahmed Ibn Auf. Ă©taient derrière le coup d’État contre lui.
En janvier 2019, le prĂ©sident soudanais Omar al-Bashir a dĂ©clarĂ© qu’il lui avait Ă©tĂ© conseillĂ© de normaliser ses relations avec IsraĂ«l afin de contribuer Ă la stabilisation des troubles internes grandissants qui menacent son gouvernement Ă la cheville de fer.
Bashir a tenu ces propos lors d’une rĂ©union avec les dirigeants soufis Ă Khartoum, la capitale, pour discuter de la violence et des affrontements qui se sont dĂ©roulĂ©s dans tout le Soudan au cours desquels au moins 19 manifestants ont Ă©tĂ© tuĂ©s.
Le prĂ©sident n’avait pas prĂ©cisĂ© qui lui avait donnĂ© cet avis, mais a dĂ©clarĂ© aux chefs religieux qu’il Ă©tait convaincu que « la subsistance est entre les mains de Dieu », selon le rapport.
IsraĂ«l s’est longtemps mĂ©fiĂ© du Soudan, qui Ă©tait traditionnellement considĂ©rĂ© comme proche de l’Iran. Cependant, dĂ©but 2017, Khartoum a rejoint les rangs sunnite de BahreĂŻn et de l’Arabie saoudite pour rompre ses liens avec la RĂ©publique islamique.
Le pays est Ă©galement apparu pour faire des ouvertures vers IsraĂ«l. Le ministre des Affaires Ă©trangères Ibrahim Ghandour a dĂ©clarĂ© dans un entretien en 2016 que le Soudan Ă©tait ouvert Ă l’idĂ©e de normaliser ses relations avec IsraĂ«l en Ă©change de la levĂ©e des sanctions amĂ©ricaines sur Khartoum. Selon des reportages mĂ©diatiques en hĂ©breu de l’Ă©poque, des diplomates israĂ©liens auraient tentĂ© de rallier du soutien au Soudan dans la communautĂ© internationale après la rupture de ses liens avec TĂ©hĂ©ran.
Dans le passĂ©, le Soudan aurait servi de relais pour le transfert d’armes iraniennes au groupe terroriste du Hamas Ă Gaza. IsraĂ«l aurait interceptĂ© et dĂ©truit des transferts d’armes du Soudan Ă destination de Gaza.
Cependant, depuis la rupture des liens avec l’Iran, le Soudan n’est plus perçu par IsraĂ«l comme une menace, mais plutĂ´t comme un alliĂ© potentiel.





