Le président Donald Trump vient de retourner complètement la demande de réparations formulée par l’Iran, déclarant que le régime islamique devrait être contraint de verser une compensation massive pour près de cinquante ans d’effusion de sang, de terrorisme et de brutalité.
« S’il y a des dommages à payer, je pense que c’est l’Iran qui devrait payer ces dommages ! » a déclaré Trump. « Ils ont demandé des réparations. Eh bien, nous allons demander de l’argent pour les dommages qu’ils ont causés sur une période de cinquante ans ! »
Une réponse à une demande iranienne inattendue
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Cette déclaration de Trump est intervenue lundi, dans le Bureau ovale, après que l’Iran eut réclamé une compensation pour les dommages causés durant les six derniers mois de guerre. Sur son réseau Truth Social, le président avait d’abord réagi en ces termes : « Je vois que des représentants de la République islamique d’Iran demandent une compensation pour les dommages qui leur ont été causés durant le dernier conflit militaire de cinq mois — un conflit déclenché parce qu’ILS N’AURONT PAS L’ARME NUCLÉAIRE — alors que cela n’a jamais été mentionné dans aucune de nos négociations ou réunions ! » Il avait qualifié cette demande d’« idée intéressante » avant d’annoncer son intention de réclamer à son tour une compensation à l’Iran « pour toutes les personnes qu’ils ont tuées et gravement blessées avec leurs bombes artisanales et leurs nombreux conflits ».
Des compensations pour les Américains et pour les manifestants iraniens
Trump a précisé que cette compensation devait couvrir les victimes de l’attaque contre l’USS Cole en octobre 2000, ainsi que les centaines de soldats américains tués ou blessés par des milices soutenues par l’Iran au cours des dernières décennies. « Nous, nous allons demander de l’argent pour les dommages qu’ils ont causés sur une période de cinquante ans, que ce soit l’USS Cole ou toutes les personnes si gravement blessées, si gravement mutilées ou tuées, plusieurs milliers de personnes, et peut-être des dommages pour les 52 000 manifestants tués en Iran au cours des quatre derniers mois », a-t-il déclaré.
Trump a également estimé que des compensations devraient être versées non seulement aux Américains victimes du régime iranien, mais aussi aux familles des manifestants iraniens tués alors qu’ils réclamaient la liberté. « Nous pensons que leurs familles devraient obtenir des dommages pour avoir tué leur proche, leur enfant, leur mère ou leur père qui manifestait », a-t-il déclaré. Dans un second message publié sur Truth Social, il a ajouté qu’une compensation devrait également être versée « pour les dommages et les morts causés au peuple du Liban, de Syrie, du Yémen et de Gaza » par l’Iran.
Un contexte de tensions persistantes autour du détroit d’Ormuz
Cette passe d’armes verbale intervient alors que l’Iran a averti que le détroit d’Ormuz, voie maritime essentielle au commerce pétrolier mondial, ne serait pas sécurisé tant que les États-Unis ne mettraient pas fin à leur blocus naval. Trump a par ailleurs réaffirmé le contrôle américain sur ce détroit stratégique : « La seule force qui contrôle actuellement le détroit d’Ormuz, c’est la marine américaine », a-t-il déclaré, saluant au passage l’opération navale américaine en cours dans la région.
Cette confrontation diplomatique s’inscrit dans le prolongement direct du conflit militaire qui a opposé les États-Unis et l’Iran ces derniers mois, marqué notamment par la destruction du site nucléaire de Fordow et les tensions persistantes autour du programme nucléaire iranien. Elle illustre la posture de fermeté maintenue par l’administration Trump face à Téhéran, dans un contexte où Washington continue de mettre en avant sa coopération militaire renforcée avec Israël dans la région.
Sur la posture de fermeté de l’administration Trump face à l’Iran, notre rédaction avait déjà consacré plusieurs articles à ce sujet, notamment sur le jeu dangereux de Trump face à l’Iran et son lien avec Israël, ainsi que sur le retour de Brian Hook, artisan de la politique de pression maximale contre Téhéran.






