Des accusations d’une gravité exceptionnelle émergent autour de la répression menée par le régime iranien contre les manifestations récentes. Selon des documents publiés par un militant iranien des droits humains, actuellement basé au Royaume-Uni et fondateur de l’organisation Iran Front, des manifestants blessés auraient été exécutés par balles à l’intérieur même des hôpitaux iraniens, après avoir été admis pour y recevoir des soins médicaux.
Ces révélations, relayées le 17 janvier 2026, s’appuient sur des preuves photographiques et des dossiers provenant du centre d’identification de Kahrizak, un site déjà tristement connu dans l’histoire iranienne pour les abus graves commis contre des opposants politiques.
Des corps soignés… puis exécutés
Selon le lanceur d’alerte, de nombreux corps présentés à l’identification portent des signes clairs de traitement médical :
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cathéters encore en place,
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tubes d’intubation,
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électrodes cardiaques,
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bandages médicaux récents.
Pourtant, ces mêmes corps présentent une blessure unique et fatale : une balle tirée dans la tête.
La chronologie décrite est centrale : ces personnes n’ont pas été arrêtées puis exécutées ailleurs, mais ont été blessées lors des manifestations, admises à l’hôpital, puis tuées sur place. Selon le témoignage, des membres des Islamic Revolutionary Guard Corps seraient entrés dans les hôpitaux et auraient procédé aux exécutions directement dans les salles de soins.
Les hôpitaux, nouveaux instruments de répression
Si ces accusations sont confirmées, elles marqueraient un changement qualitatif majeur dans la méthode répressive du régime iranien. Historiquement, les exécutions étaient publiques ou judiciaires, souvent par pendaison. Ici, le procédé décrit permettrait au régime de contourner les procédures judiciaires, d’éliminer discrètement des opposants, et de semer une peur totale parmi les manifestants blessés.
Le lanceur d’alerte souligne un point clé :
« Il n’est plus nécessaire de pendre. Les hôpitaux deviennent des lieux d’exécution silencieuse. »
Cette stratégie aurait également un effet dissuasif immédiat : empêcher les manifestants blessés de chercher des soins médicaux, augmentant indirectement le nombre de morts dans les rues.
Silence officiel et climat de terreur
À ce stade, aucune autorité iranienne n’a répondu directement à ces accusations spécifiques. En revanche, le procureur en chef de Téhéran, Ali Salehi, a rejeté globalement les critiques occidentales, qualifiant les déclarations américaines de « propos absurdes » et affirmant que la réponse du régime aux « émeutiers » restait « rapide et décisive ».
Ce silence ciblé contraste avec la violence des déclarations politiques du régime, notamment celles du guide suprême Ali Khamenei, qui continue d’accuser les États-Unis d’orchestrer une conspiration contre l’Iran.
Un possible crime contre l’humanité
Les accusations évoquées pourraient relever de violations graves du droit international humanitaire, notamment :
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exécutions extrajudiciaires,
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violations du droit à la santé,
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crimes contre des civils hors de tout cadre judiciaire.
Le fait que ces actes se produisent dans des hôpitaux — lieux protégés par les conventions internationales — accentue leur gravité potentielle.
Un régime acculé ?
Ces révélations interviennent alors que le régime iranien fait face à :
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une pression internationale croissante,
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des menaces militaires américaines explicites,
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une contestation interne persistante malgré la répression.
La transformation d’infrastructures civiles en instruments de terreur suggère un régime en état de panique stratégique, prêt à franchir des lignes rouges supplémentaires pour conserver le pouvoir.
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Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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