Entre autres choses, il a Ă©tĂ© signalĂ© que d’importantes forces d’infanterie et de chars Ă©taient stationnĂ©es Ă l’intĂ©rieur de la zone dĂ©militarisĂ©e afin d’empĂŞcher les insurgĂ©s d’y entrer. Dans le mĂŞme temps, Tsahal a averti les rebelles de ne pas traverser la zone dĂ©militarisĂ©e.
Le Commandement du Nord a relevĂ© le niveau d’alerte et activĂ© des plans d’urgence pour renforcer la dĂ©fense du Golan, en rĂ©ponse Ă une Ă©ventuelle invasion des rebelles.
Les mĂ©dias syriens ont rapportĂ© que pendant la nuit, des avions de combat de l’armĂ©e de l’air ont attaquĂ© des sites clĂ©s en Syrie, notamment des systèmes d’armes avancĂ©s et des installations de production d’armes, dont on craignait qu’ils ne tombent entre les mains des rebelles. Selon l’un des rapports, un stock d’armes chimiques de l’armĂ©e syrienne aurait Ă©galement Ă©tĂ© attaquĂ©.
Le Conseil rĂ©gional du Golan a annoncĂ© que dans les Ă©coles des communautĂ©s druzes du nord du Plateau, les cours auront lieu aujourd’hui Ă distance. Dans le reste des villes, les Ă©tudes se poursuivront comme d’habitude. En outre, les services de dĂ©fense des implantations proches de la frontière ont Ă©tĂ© remobilisĂ©s pour assurer la sĂ©curitĂ© et la stabilitĂ© face Ă l’instabilitĂ© du cĂ´tĂ© syrien.
Plus tôt, les rebelles avaient déclaré avoir atteint « au-delà des lignes ennemies » dans la capitale Damas et avoir commencé à rechercher le président Bachar al-Assad.
Deux officiers supĂ©rieurs syriens ont dĂ©clarĂ© Ă Reuters que le prĂ©sident Bachar al-Assad avait quittĂ© Damas pour une destination inconnue. Selon des informations en Syrie, l’avion d’Assad a dĂ©collĂ© du pays peu après que les rebelles ont pris le contrĂ´le de la capitale, mais plus tard, l’avion a disparu des radars et, Ă ce stade, on ne sait pas exactement ce qui lui est arrivĂ©.
Le Centre syrien d’observation des droits de l’homme, une organisation d’opposition basĂ©e Ă Londres, a dĂ©clarĂ© Ă l’agence de presse française que l’armĂ©e syrienne et les forces de sĂ©curitĂ© prĂ©sentes dans le pays se sont retirĂ©es de l’aĂ©roport international de Damas suite Ă l’avancĂ©e des rebelles vers la capitale.
Le Premier ministre syrien, Muhammad Razi Al-Jalali, a fait une dĂ©claration spĂ©ciale après le renversement du rĂ©gime d’Assad, dans laquelle il a dĂ©clarĂ© que son gouvernement Ă©tait prĂŞt Ă coopĂ©rer avec tout dirigeant choisi par le peuple syrien.
« J’espère que tout le monde agira de manière rationnelle, je suis prĂŞt Ă soutenir la gestion continue des affaires de l’État. Nous sommes prĂŞts Ă coopĂ©rer avec toute direction choisie par le peuple. Nous tendons la main Ă chaque citoyen syrien qui souhaite prĂ©server les capacitĂ©s de l’État et je crois que la Syrie appartient Ă tous les Syriens », a dĂ©clarĂ© al-G ‘Lali.
Auparavant, le commandant de l’organisation rebelle jihadiste « Hayat Tahrir al-Sham », Abu Muhammad al-Jolani, avait dĂ©clarĂ© que ses forces avaient « complètement libĂ©ré » la ville de Homs, la troisième plus grande ville de Syrie. Il a appelĂ© ses combattants Ă ne pas nuire aux soldats de l’armĂ©e d’Assad qui dĂ©posent les armes.
Dans le mĂŞme temps, IsraĂ«l a annoncĂ© ce week-end le renforcement de ses forces sur le plateau du Golan, dans la zone frontalière. Le porte-parole de Tsahal a annoncĂ© que le chef d’Ă©tat-major Herzi Halevi avait Ă©valuĂ© la situation et approuvĂ© les plans concernant la frontière syrienne : « Nous surveillons pour voir si les Ă©lĂ©ments locaux ne se tournent pas dans notre direction – il y a une rĂ©ponse offensive et dĂ©fensive très forte. »
« L’accent principal est Ă©galement de voir la sortie iranienne, l’intĂ©rĂŞt iranien, ce qui pour nous est la première nĂ©cessitĂ©, et la deuxième chose est de voir les Ă©lĂ©ments locaux ici qui occupent le territoire, ce qu’ils font, comment ils se comportent, comment ils sont dissuadĂ©s et ne sont pas confus en se tournant dans notre direction », a ajoutĂ© Halevy. « S’il y a une telle confusion, il y a une rĂ©ponse offensive et derrière elle une rĂ©ponse dĂ©fensive très, très forte. Soyez prĂŞt offensivement et dĂ©fensivement. »
La situation en Syrie a Ă©galement Ă©tĂ© abordĂ©e dans le monde arabe, et au Qatar, on a annoncĂ© qu’une rĂ©union conjointe avait eu lieu ce soir sur l’Ă©volution de la situation. Les ministres des Affaires Ă©trangères de Turquie, d’Iran, de Russie, d’Irak, d’Arabie saoudite, d’Égypte, de Jordanie et du Qatar ont participĂ© Ă la rĂ©union. Avant cela, l’armĂ©e syrienne avait annoncĂ© qu’elle continuait à « mener des opĂ©rations de haute qualitĂ© Ă Hama, Homs et dans le nord de Deraa ».
L’armĂ©e syrienne a ajoutĂ© qu’elle avait fait des centaines de morts et de blessĂ©s parmi les rebelles terroristes au cours de la bataille. « Nous renforçons les lignes de dĂ©ploiement des forces dans tout Damas et dans le sud du pays pour prĂ©venir les incidents. Il y a une tentative de semer le chaos Ă travers les mĂ©dias », a ajoutĂ© l’armĂ©e syrienne. Au mĂŞme moment, l’Observatoire syrien des droits de l’homme de l’opposition annonçait que le taux de change de la livre syrienne s’Ă©tait effondrĂ© Ă 27 000 livres pour un dollar.
Comme mentionnĂ©, dans le contexte de l’inflation en Syrie, le chef d’Ă©tat-major a procĂ©dĂ© Ă une Ă©valuation de la situation Ă la frontière avec la Syrie, l’armĂ©e a menĂ© une sĂ©rie d’opĂ©rations et le cabinet s’est rĂ©uni ce soir pour discuter de la situation lors d’un des incidents. Dans le village de Khader, dans la zone frontalière, les rebelles ont tentĂ© de s’emparer d’une position de l’ONU, les FDI sont intervenues et ont aidĂ© le personnel de l’ONU.
En outre, au cours du dernier jour, les forces de Tsahal seront renforcĂ©es le long de la frontière avec le Golan syrien. Des unitĂ©s de chars, des chasseurs d’infanterie, des services d’observation et de renseignement, etc., ont Ă©tĂ© dirigĂ©s vers la rĂ©gion, Ă©tant entendu que des dĂ©veloppements pourraient survenir. En outre, des tranchĂ©es antichar ont Ă©tĂ© creusĂ©es il y a quelque temps, mais elles atteignent aujourd’hui leur apogĂ©e afin d’empĂŞcher les camionnettes de franchir la clĂ´ture et d’entrer en IsraĂ«l.
L’armĂ©e surveille mĂŞme l’arme stratĂ©gique en Syrie pour Ă©viter qu’elle ne tombe entre les mains des rebelles. Par exemple, nous avons publiĂ© que, selon des informations Ă©trangères, les restes d’un stock d’armes chimiques auraient Ă©tĂ© attaquĂ©s. En outre, IsraĂ«l et les États-Unis empĂŞchent les forces iraniennes d’atteindre les lieux afin d’empĂŞcher le transfert d’armes de la Syrie vers la Syrie. IsraĂ«l surveille la situation en collaboration avec la communautĂ© druze dans la rĂ©gion des montagnes Druzes, afin de rĂ©pondre Ă ses besoins et IsraĂ«l sera en mesure d’aider.
Le régime d’Assad ne semble actuellement bénéficier d’aucun soutien russe ni iranien et compte peu de membres du Hezbollah, il a donc de grandes difficultés à survivre. Le régime est en pause et des discussions sont en cours au sein du système de sécurité concernant la manière de se préparer et les actions qui conviennent à Israël. On peut dire que c’est une opportunité pour Israël de rompre le lien entre la Syrie et l’Iran, et en fait de toucher la brique la plus centrale de l’axe du mal entre Téhéran, Damas et Beyrouth.





