Les familles du 11-Septembre outrées après que Mamdani a offert le stylo cérémoniel à l’avocat qui a défendu un opérateur d’Al-Qaïda

Le maire de New York, Zohran Mamdani, fait l’objet d’une vague de critiques après avoir remis un stylo cérémoniel, utilisé pour signer deux décrets marquant le 25e anniversaire des attentats du 11 septembre, à son conseiller juridique en chef, Ramzi Kassem. Or Kassem a autrefois représenté un opérateur d’Al-Qaïda condamné, dont le beau-frère figurait parmi les terroristes ayant détourné le vol American Airlines 77 percuté contre le Pentagone.

La scène s’est déroulée vendredi à l’Hôtel de ville de New York. Mamdani venait de signer deux décrets à l’approche du 25e anniversaire des attentats : le premier instaure le 11 septembre comme journée annuelle de commémoration et de service à l’échelle de la ville, le second renforce les plans de préparation aux situations d’urgence et de continuité des services municipaux.

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Un stylo qui change de mains discrètement

Après avoir signé le dernier des deux documents, Mamdani a tendu le stylo cérémoniel à la commissaire de la police de New York, Jessica Tisch, en lui glissant à voix basse : « Tu peux faire passer ça ? » Tisch a alors remis l’objet à Ramzi Kassem, le conseiller juridique en chef du maire, qui venait tout juste de se glisser dans la salle après la quasi-totalité de la conférence de presse. Kassem, arrivé avec environ un quart d’heure de retard, a récupéré le stylo avant de quitter les lieux peu après, juste derrière Tisch.

Ramzi Kassem, 48 ans, n’est pas un simple juriste municipal. Avant de rejoindre l’administration Mamdani, il a fondé la clinique juridique CLEAR à la faculté de droit de CUNY, qui offre une représentation gratuite à des personnes musulmanes, et a représenté quinze détenus de Guantánamo au fil de sa carrière. Parmi ses anciens clients figure Ahmed al-Darbi, un ressortissant saoudien membre d’Al-Qaïda qui a plaidé coupable devant une commission militaire américaine pour son implication dans l’attentat de 2002 contre le pétrolier français Limburg au large du Yémen. Kassem a également défendu Mahmoud Khalil, une figure du mouvement pro-palestinien de l’université Columbia interpellé par les services de l’immigration. Avant de devenir conseiller du maire de New York, il avait occupé un poste de conseiller politique senior à la Maison-Blanche sous l’administration Biden, entre 2022 et 2024.

La colère des familles de victimes

Pour de nombreuses familles de personnes tuées le 11 septembre, la symbolique du geste a été impossible à ignorer. « C’est n’importe quoi. Comment peut-on défendre un type comme ça, qui veut faire du mal à des Américains ou à n’importe quel innocent ? », a lâché Dennis Warchola, dont le frère pompier Michael a péri dans la tour Nord lors des attentats.

Un détective à la retraite et professeur adjoint au John Jay College of Criminal Justice, Michael Alazar, a qualifié le geste de calculé : « Cela s’est produit pendant une cérémonie censée porter uniquement sur les victimes, et sur personne d’autre. » Des élus municipaux, dont Joann Ariola et Vicki Paladino, ont estimé que la scène révélait où se situaient réellement les loyautés du maire et que la seule présence de Kassem lors d’un événement lié au 11-Septembre constituait une insulte. L’ancien consultant démocrate David Sivella s’est quant à lui demandé sur X si ce geste n’était pas un clin d’œil adressé à l’électorat du maire, suggérant que la commémoration n’était qu’une mise en scène.

Le bureau du maire a réagi en indiquant que Kassem avait assisté à l’événement parce que lui-même et son équipe juridique avaient rédigé les deux décrets dans le cadre de ses fonctions officielles.

Cet épisode s’inscrit dans un climat déjà tendu autour de la participation de Mamdani aux commémorations du 25e anniversaire. Des familles de victimes avaient lancé, plusieurs semaines auparavant, une pétition demandant son exclusion de la cérémonie officielle prévue au Ground Zero, invoquant ses positions publiques jugées ambiguës vis-à-vis de l’extrémisme islamiste ainsi que ses liens avec des personnalités ayant minimisé les attentats. Cette pétition avait rassemblé plusieurs dizaines de milliers de signatures, dont des centaines émanant directement de proches de victimes.


Retrouvez notre couverture complète des controverses entourant Zohran Mamdani sur infos-israel.news : 🌐 https://infos-israel.news/netanyahu-publie-une-video-ia-montrant-mamdani-erdogan-khamenei-et-abbas-feter-sa-defaite-electoral/ et 🌐 https://infos-israel.news/le-proprietaire-du-magasin-qui-a-accueilli-mamdani-reagit-a-la-polemique-nous-ne-prenons-pas-parti-politiquement/