???? Officielle : Netanyahu sera inculpé pour corruption, fraude et abus de confiance

Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu at the Defense Ministry in Tel Aviv. (Credit: Amos Ben-Gershom/GPO)

Dans une décision qui ébranle radicalement la politique israélienne dans le chaos actuel, le procureur général Avichai Mandelblit a annoncé jeudi que le Premier ministre Benjamin Netanyahu serait inculpé dans trois affaires distinctes, y compris la corruption dans la vaste enquête sur la corruption Bezeq.

Cette dĂ©cision marque la première fois dans l’histoire d’IsraĂ«l qu’un Premier ministre en exercice fait face Ă  des accusations gravissimes.

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Selon l’acte d’accusation publiĂ© par le ministère de la Justice, Netanyahu sera accusĂ© de fraude et d’abus de confiance dans les affaires 1000 et 2000, ainsi que de corruption, de fraude et d’abus de confiance dans l’affaire 4000, a annoncĂ© le ministère public dans un communiquĂ©.

Mandelblit s’est adressĂ© Ă  la presse Ă  19h30 dans son bureau du ministère de la Justice Ă  JĂ©rusalem pour annoncer officiellement les accusations.

Il a qualifié la décision de «journée difficile et triste» et a déclaré que sa décision avait été prise «le cœur lourd mais aussi sans hésiter. »

«L’application de la loi n’est pas facultative. Ce n’est pas une question de politique. C’est un devoir qui nous incombe… La calomnie de tous les partis ne nous a pas guidĂ©s et nous n’avons agi que pour faire respecter la loi », a-t-il dĂ©clarĂ©, Ă©voquant les critiques des partisans de Netanyahu qui accusent les procureurs de mener une chasse aux sorcières pour renverser le Premier ministre.

Il a qualifiĂ© les accusations de «dangereuses, c’est jouer avec le feu. Ça doit s’arrĂŞter. J’appelle tout le monde, et avant tout les dirigeants de l’État, vous devez vous Ă©loigner du discours qui menace les responsables de l’application de la loi. Nous ne sommes pas infaillibles ou au-dessus des critiques. Mais nous avons agi sans crainte ni prĂ©jugĂ©, pour le respect de la lĂ©galitĂ© ».

Le Likoud de Netanyahu a appelé les militants du parti à se rassembler devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem pour lui exprimer son soutien jeudi soir.

Netanyahu devait faire une déclaration aux médias sur la décision à 20h30.

En octobre, les procureurs et l’Ă©quipe juridique du Premier ministre ont tenu plusieurs jours d’audiences au cours desquelles les avocats de Netanyahu ont tentĂ© de rĂ©futer les allĂ©gations portĂ©es contre lui. Le ministère public a dĂ©clarĂ© que la dĂ©fense du Premier ministre n’avait pas rĂ©ussi Ă  rĂ©futer les accusations.

«La dĂ©cision du procureur gĂ©nĂ©ral concernant le Premier ministre a Ă©tĂ© prise après un examen approfondi et approfondi des nombreuses affirmations formulĂ©es par les avocats du Premier ministre au cours des quatre jours de l’audience dĂ©but octobre 2019», a dĂ©clarĂ© le ministère public. « Toutes les demandes ont Ă©tĂ© examinĂ©es en dĂ©tail dans le cadre d’un processus de travail rĂ©gulier dĂ©ployĂ© au fil de nombreuses heures au cours desquelles le bureau du procureur gĂ©nĂ©ral a soumis des examens approfondis de centaines de pages, relatives aux demandes formulĂ©es Ă  l’audience », a dĂ©clarĂ© le ministère public.

«Une fois que toutes les demandes ont Ă©tĂ© examinĂ©es, il a Ă©tĂ© constatĂ© qu’aucune plainte n’avait Ă©tĂ© formulĂ©e lors de l’audience pour modifier les infractions imputables au Premier ministre… Cependant, certaines des demandes ont entraĂ®nĂ© des modifications de l’acte d’accusation, mĂŞme s’il ne s’agissait pas d’un changement », a ajoutĂ© le communiquĂ©.

Selon l’acte d’accusation, le Premier ministre « a portĂ© atteinte Ă  l’image du service public et Ă  la confiance du public en celui-ci », et est soupçonnĂ© d’avoir abusĂ© de son statut et d’avoir sciemment « acceptĂ© un pot-de-vin en tant que fonctionnaire en Ă©change d’actions selon sa  position. »

Le Premier ministre a nié à maintes reprises tout acte répréhensible dans les trois affaires et a allégué que les enquêtes à son encontre constituaient une «chasse aux sorcières» impliquant la gauche, les médias et la police, faisant pression sans relâche sur un procureur général «faible».