Au moins trois personnes ont Ă©tĂ© tuĂ©es mardi Ă midi dans une fusillade au centre commercial « Siam Pragon », dans le centre de Bangkok, la capitale de la ThaĂŻlande, et trois autres ont Ă©tĂ© blessĂ©es. L’évĂ©nement a provoquĂ© une grande panique et des centaines de fĂŞtards ont Ă©tĂ© vus fuyant le centre commercial. Environ une demi-heure après le dĂ©but des tirs, la police a annoncĂ© avoir arrĂŞtĂ© le suspect en flagrant dĂ©lit, un garçon de 14 ans armĂ© d’une arme Ă feu. Sur les photos prises au moment de la prise de contrĂ´le, on peut voir un policier le jeter au sol.
Dans les vidĂ©os de la scène mises en ligne sur le rĂ©seau, des coups de feu ont effectivement Ă©tĂ© entendus et des personnes passant du temps dans le centre commercial de luxe, y compris des enfants, ont Ă©tĂ© vues en train de s’enfuir en panique. Dans l’une des vidĂ©os, des personnes ont Ă©tĂ© vues en train de s’abriter dans une pièce sombre Ă l’intĂ©rieur d’un restaurant. Suite Ă l’incident, toutes les entrĂ©es du centre commercial ont Ă©tĂ© bloquĂ©es et la circulation ferroviaire dans le quartier a Ă©tĂ© interrompue.
La fusillade dans le centre commercial de Bangkok survient Ă un moment oĂą de nombreux IsraĂ©liens se trouvent dans la capitale thaĂŻlandaise pour y passer les fĂŞtes de fin d’annĂ©e. L’une d’elles, Karin, se trouvait avec son mari dans l’aire de restauration du centre commercial, Ă l’Ă©tage G, oĂą la fusillade aurait eu lieu : « Nous Ă©tions Ă la caisse d’un stand de restauration pour acheter de l’eau, et en moins de cent secondes , des foules de gens ont commencĂ© Ă courir dans notre direction. Au dĂ©but, j’ai pensĂ© qu’il y avait une cĂ©lĂ©britĂ© qui courait vers lui, mais ensuite j’ai rĂ©alisĂ© que ce n’Ă©tait pas le cas et nous avons commencĂ© Ă courir. Nous sommes sortis et avons essayĂ© de demander ce qui se passait et quelqu’un Ă qui nous avons demandĂ© a seulement dit « tirer ».
« C’est une sensation terrible, je suis heureuse que nous soyons arrivĂ©s rapidement Ă l’hĂ´tel », a dĂ©clarĂ© Karin. « Nous n’avons ni regardĂ© Ă gauche ni Ă droite, nous avons juste couru sous la pluie. DĂ©sormais, depuis la fenĂŞtre de notre hĂ´tel, nous pouvons voir toutes les ambulances et les voitures de police, ce qui a créé d’Ă©normes embouteillages. Je ne quitterai plus l’hĂ´tel pour le moment, heureusement nous sommes en IsraĂ«l demain.
La violence armĂ©e n’est pas rare en ThaĂŻlande et, ces dernières annĂ©es, elle a Ă©tĂ© marquĂ©e par des incidents très graves. L’annĂ©e dernière, un ancien policier a assassinĂ© 36 personnes, dont 22 enfants , lors d’une attaque au couteau et par balle dans une rĂ©sidence, et en 2020, un soldat a tuĂ© par balle 29 personnes et en a blessĂ© 57 autres lors d’un massacre qui s’est propagĂ© dans quatre endroits du pays.









