Une jeune femme juive qui a Ă©tĂ© sortie clandestinement de France l’annĂ©e dernière par l’intermĂ©diaire de membres de la branche Yad Laachim Ă Paris, après une relation longue et complexe avec un jeune musulman, a commencĂ© Ă s’installer, suite Ă ses liens avec la communautĂ© des immigrĂ©s français dans l’une des villes d’IsraĂ«l.
La jeune femme nommĂ©e Michelle n’a rĂ©ussi Ă monter dans l’avion que miraculeusement lorsque le musulman en colère l’a suivie, la recherchant Ă l’aĂ©roport. Yad Laachim, qui savait Ă l’avance qu’un tel scĂ©nario pouvait se produire, l’ont dĂ©libĂ©rĂ©ment mise sur un vol vers un pays europĂ©en et de lĂ vers IsraĂ«l, la recherchant près du comptoir El Al d’oĂą partaient les vols vers Tel-Aviv, elle Ă©tait dĂ©jĂ Ă l’autre bout du terminal, vers une toute autre destination.
Elle a atterri seule Ă l’aĂ©roport. Seul mais pas vraiment… ; Des membres de Yad Laachim qui l’attendaient, l’ont rĂ©cupĂ©rĂ©e et l’ont conduite dans un appartement bien Ă©quipĂ© qui a Ă©tĂ© louĂ© spĂ©cialement pour elle dans un quartier oĂą se concentrent de nombreux immigrĂ©s venus de France.
Yad Laachim n’a pas assez parlĂ© du sauvetage et du logement dans la rĂ©gion oĂą elle peut s’acclimater et se reconstruire, et en plus d’un soutien financier mensuel rĂ©gulier et d’une aide Ă la recherche d’un emploi convenable dans la rĂ©gion, une assistante sociale francophone dans un organisme social francophone l’a accompagnĂ©e mentalement et l’a aidĂ©e Ă retourner en IsraĂ«l.
Michelle, qui venait d’un foyer traditionnel, Ă©tait heureuse de retourner auprès du peuple d’IsraĂ«l et a commencĂ© Ă garder les mitsvot, mais observer le shabbat Ă©tait encore difficile pour elle. « S’organiser Ă l’avance, l’ennui et la dĂ©connexion de la technologie Ă laquelle je me suis tellement habituĂ©e, me rendent difficile l’observation du sabbat », a t-elle dit.
Mais alors le tournant est venu. Dans le cadre du Shabbat pour les femmes hĂ©roĂŻques qui sont rĂ©habilitĂ©es avec Yad Laachim, la Rebbetzin Yona Nussbacher a donnĂ© un discours passionnant sur le salaire Ă©levĂ© qu’elles reçoivent pour observer le shabbat, et mĂŞme pour une seule action en vue de l’observation du sabbat, comme Ă©viter d’allumer ou d’Ă©teindre la lumière. Elle a Ă©tĂ© suivie par une femme qui a parlĂ© de la difficultĂ© qu’elle a Ă©prouvĂ©e Ă observer le shabbat et qu’aujourd’hui elle comprend Ă quel point le shabbat est le plus beau cadeau qu’une personne puisse avoir sur terre.
Quand Michelle a entendu son tĂ©moignage, ce fut comme une douche d’eau froide sur une âme fatiguĂ©e. Michelle a entendu et intĂ©riorisĂ© et a dĂ©cidĂ© d’essayer de pratiquer le prochain shabath. Elle s’est engagĂ©e Ă ne garder qu’un petit dĂ©tail, mais en un mois, elle a Ă©tĂ© plongĂ©e dans l’atmosphère magique de l’observance du shabbat et a commencĂ© Ă le garder intĂ©gralement. L’hospitalitĂ© aux repas de Shabbat, qui Ă©taient pris en charge par Yad Laachim, en compagnie des familles vivant Ă proximitĂ© de son domicile, y contribuait aussi.
Dans une lettre enthousiaste qu’elle a envoyĂ©e Ă ses parents, elle a Ă©crit : « Aujourd’hui, je comprends le Chabbat, je suis la plus libre. Personne ne cherche sur mon tĂ©lĂ©phone portable et je suis indĂ©pendante. Je vois l’organisation du Chabbat comme une expĂ©rience.





