Des documents rĂ©vĂ©lĂ©s Ă la suite d’une pĂ©tition des combattants de Tsahal qui ont participĂ© Ă la guerre montrent le manque de confiance de la Première ministre Golda Meir dans l’aide financière de l’Ă©tranger, ainsi que ses plaidoyers aux États-Unis. Les États pour l’aide militaire ( » Tell the Kissinger SOS « ) • Les journaux mettent Ă©galement en lumière la bataille entre le Mossad et les Forces armĂ©es concernant la responsabilitĂ© de l’Ă©chec de la prĂ©paration Ă la guerre, qui a commencĂ© pendant les combats et se poursuit Ă ce jour.
Le deuxième jour de la guerre de Yom Kippour, le 7 octobre 1973 : la Première ministre Golda Meir est assise dans son bureau et reçoit des informations graves sur le terrain. « La situation n’est pas favorable sur les deux fronts », lui disent des officiers de Tsahal.
Ces document rĂ©vèlent le niveau de tension tel que reflĂ©tĂ© dans les pourparlers entre Golda Meir et les ministres du gouvernement et les officiers de l’armĂ©e entrant et sortant de son bureau Ă cette Ă©poque. « Ils doivent recevoir des coups sĂ©vères », dit Meir Ă plusieurs reprises aux personnes prĂ©sentes dans la salle, une fois au ministre Israel Galili, une fois au ministre Shimon Peres, une fois au secrĂ©taire militaire, le gĂ©nĂ©ral de brigade Israel Lior.
La journée du Premier ministre commence à 6h10 avec une mauvaise nouvelle.
« Le gĂ©nĂ©ral de brigade Lior informe la Première ministre par tĂ©lĂ©phone de l’aggravation de la situation dans le Golan, il informe Golda de la dĂ©cision d’Ă©vacuer les localitĂ©s du Golan, ajoutant que la situation dans le nord est grave et que l’armĂ©e de l’air est intervenue.
A midi, le ministre de la DĂ©fense Moshe Dayan arrive du front sud Ă JĂ©rusalem et entre dans le bureau de Golda Meir. Plus tard, le ministre des Finances Pinchas Sapir se joint, faisant le point sur les tentatives d’augmentation de l’aide financière pour la lutte pour l’existence de l’État d’IsraĂ«l.
« J’Ă©tais assis avec les banquiers (les dirigeants des grandes banques) », explique Sapir. Mais la Premieère ministre n’est pas optimiste quant Ă l’aide financière et militaire du monde entier. « Le peu d’aide que nous avons dans le monde », dit-elle, « les Juifs ne sont pas aimĂ©s, mĂŞme les Juifs les plus faibles. Ils nous jetteront aux chiens. »
Sapir demande à Dayan combien de victimes nous avons subies, mais le ministre de la Défense répond « nous ne savons pas ». Sapir demande si 250 soldats ont été tués, ce à quoi Dayan répond : « Peut-être plus. Seuls quatre sont revenus du mont Hermon et nous ont fournis ces informations. »
Zvi Zamir, 96 ans, et Eli Zeira, 93 ans, font partie de la dernière gĂ©nĂ©ration de commandants qui ont survĂ©cu aujourd’hui Ă la guerre de Yom Kippour. Pendant la guerre, Zamir a servi Ă la tĂŞte du Mossad et Zeira Ă la tĂŞte des forces armĂ©es.
Les journaux de Golda rĂ©vèlent Ă©galement Tapah sur cette question, Ă travers la documentation d’une rĂ©union entre elle et le chef du Mossad le troisième jour de la guerre, oĂą Zamir rapporte qu’il a dit Ă Zeira qu’il pensait que la guerre Ă©tait sur le point d’Ă©clater.
« Nous attendions des nouvelles de la guerre », a dĂ©crit le gĂ©nĂ©ral Zamir Ă Meir lors de la sĂ©quence des Ă©vĂ©nements des deux jours prĂ©cĂ©dant l’attaque contre les armĂ©es arabes.
« Il y avait des opinions diffĂ©rentes sur la gravitĂ© de la situation. Ă€ 1h00, j’ai appris qu’il venait, et a donnĂ© un code de guerre. Ă€ 1h20, nous avons commencĂ© Ă chercher des vols. Il n’y avait pas de vols El Al. Je suis allĂ© Ă l’aĂ©roport. Eli Zeira a appelĂ© et m’a dit qu’il est un peu inquiet aussi. Je lui ai dit que je pensais que c’Ă©tait une guerre. »
Le vol que Zamir recherchait Ă©tait Ă destination de Londres, pour rencontrer l’informateur principal du renseignement israĂ©lien Ashraf Marwan. Marwan a demandĂ© de le voir, une rĂ©union a eu lieu entre lui et Zamir moins d’un jour avant le dĂ©clenchement de la guerre. Marwan a explicitement annoncĂ© que la guerre Ă©claterait Ă Yom Kippour.
« Je suis arrivĂ© Ă Londres le matin », a dĂ©clarĂ© Zamir Ă Golda Meir, « il (Marwan) est arrivĂ© Ă Londres Ă minuit. Nous nous sommes assis jusqu’Ă deux heures. Il m’a dit qu’il allait y avoir une guerre. Je ne sais pas pourquoi. «Â
Lorsque Golda Meir termine la rencontre avec le chef du Mossad, elle reçoit de bonnes nouvelles, qui s’avèrent finalement ĂŞtre fausses. Le secrĂ©taire militaire Lior dĂ©clare que « le canal se passe très bien. Nous ne sommes pas encore passĂ©s de l’autre cĂ´tĂ©, mais la force qui doit traverser est dĂ©jĂ prĂŞte. Toutes les divisions sont dĂ©jĂ en action.
Mais finalement, la guerre a Ă©tĂ© violente et les renseignements de Marwan n’ont pas Ă©tĂ© pris en considĂ©ration… ce qui a causĂ© de nombreuses victimes au sein de l’armĂ©e israĂ©lienne.
La publication actuelle des documents fait suite Ă la requĂŞte Ă la Haute Cour de justice dĂ©posĂ©e par le Centre de guerre de Yom Kippour, par l’intermĂ©diaire d’Advis et de l’establishment de la dĂ©fense.
Le centre de guerre de Yom Kippour a dĂ©clarĂ© que « La rĂ©vĂ©lation du journal intime de Golda est une Ă©tape importante dans le processus d’exposition de toute la documentation pertinente sur la guerre. Ceci, afin de permettre au grand public et les combattants de cette guerre et leurs familles, de comprendre plus clairement ce qui s’est rĂ©ellement passĂ© pendant la guerre de Yom Kippour. »
Selon l’avocat Benjamin Baretz, le centre de guerre de Yom Kippour continuera d’agir pour publier le reste des documents qui ont Ă©tĂ© mentionnĂ©s dans la pĂ©tition et qui n’ont pas encore Ă©tĂ© divulguĂ©s. »










