Ă€ chaque nouveau niveau de transactions d’Ă©change en IsraĂ«l, l’inquiĂ©tude grandit quant au sort de la famille qui, dans un sens, est devenue un symbole de la tragĂ©die du 7 octobre : Shiri et Yarden Bibas et leurs deux jeunes fils.
Après chaque publication des listes d’otages libĂ©rĂ©s, les proches de cette famille deviennent de plus en plus dĂ©primĂ©s : Shiri, Ariel et Kfir n’y figurent pas.
On sait que Yarden Bibas, capturĂ© sĂ©parĂ©ment par des terroristes au kibboutz Nir Oz, doit rentrer chez lui dans le cadre de la première Ă©tape de l’accord dans la catĂ©gorie des cas humanitaires (blessĂ©s et malades). Mais Shiri et les garçons… ne sont pas sur la liste.
Selon Ynet , IsraĂ«l a dĂ©cidĂ© de mettre fin Ă cette pression psychologique du Hamas sur la famille et sur l’ensemble de la sociĂ©tĂ© israĂ©lienne et a exigĂ© que les informations sur la femme et les enfants soient transmises par des intermĂ©diaires afin de mettre un terme Ă cette affaire.
Ils auraient dĂ» ĂŞtre libĂ©rĂ©s dès le dĂ©but de l’Ă©change puisque, selon l’accord avec le Hamas, les femmes et les enfants civils devaient ĂŞtre libĂ©rĂ©s en premier. Cela ne s’est pas encore produit et en IsraĂ«l, on doute de plus en plus de leur survie. L’annĂ©e dernière, le Hamas a dĂ©clarĂ© que Shiri et les enfants avaient Ă©tĂ© tuĂ©s dans un bombardement de Tsahal.
Suite à la libération des trois soldats des Marines samedi dernier, un porte-parole de Tsahal a déclaré que le sort de la famille Bibas était très préoccupant.
On ne sait pas exactement quel levier IsraĂ«l a laissĂ© sur le Hamas après l’ouverture de l’axe Netzarim pour exiger quoi que ce soit du Hamas. Il est plus probable qu’une organisation terroriste dispose de ces leviers : elle voit Ă quel point la sociĂ©tĂ© est Ă©lectrisĂ©e avant chaque Ă©tape d’une transaction d’échange et tente de la manipuler. Aujourd’hui, les reprĂ©sentants du Hamas se sont dĂ©clarĂ©s insatisfaits du volume de l’aide humanitaire apportĂ©e Ă Gaza et envisagent de retarder la libĂ©ration d’un autre groupe d’otages.





