Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a saluĂ© mercredi une sĂ©rie de mesures prises rĂ©cemment par le prĂ©sident amĂ©ricain Donald Trump et a exprimĂ© sa confiance que les Etats-Unis relocaliseraient leur ambassade en IsraĂ«l de Tel Aviv Ă JĂ©rusalem d’ici un an.
« Mon Ă©valuation confiante est que cela va aller beaucoup plus vite qu’on ne le pense dans un an », a-t-il dĂ©clarĂ© Ă des journalistes israĂ©liens lors d’un vol de New Delhi Ă Gujarat lors d’une visite d’Etat en Inde.
Trump a promis de dĂ©placer l’ambassade amĂ©ricaine de Tel-Aviv Ă JĂ©rusalem dans un discours prononcĂ© le 6 dĂ©cembre Ă la Maison Blanche dans lequel il a Ă©galement officiellement reconnu la ville comme la capitale d’IsraĂ«l.
La dĂ©cision de Trump a suscitĂ© des protestations dans certains pays et a Ă©tĂ© rejetĂ©e dans une rĂ©solution de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations Unies. La reconnaissance a Ă©tĂ© bien accueillie en IsraĂ«l, et le Guatemala a depuis annoncĂ© qu’il suivrait les Etats-Unis en dĂ©plaçant son ambassade vers la ville. Les ministres arabes des Affaires Ă©trangères doivent se rencontrer le 1er fĂ©vrier au Caire pour discuter des mesures contre la reconnaissance de Trump, a dĂ©clarĂ© la Ligue arabe au dĂ©but du mois.
Netanyahou a Ă©galement saluĂ© l’administration Trump comme Ă©tant le premier à « dĂ©fier » l’agence d’aide de l’ONU aux Palestiniens. Un jour plus tĂ´t, les États-Unis ont annoncĂ© qu’ils retiendraient 65 millions de dollars de la contribution annuelle de 120 millions de dollars Ă l’UNRWA ce mois-ci.
La dĂ©cision des États-Unis « est la première fois qu’il y a un dĂ©fi Ă l’UNRWA, après 70 ans. L’agence qui perpĂ©tue le rĂ©cit palestinien et l’effacement du sionisme – et c’est la première fois que cette chose est contestĂ©e. C’est une bonne chose qu’ils avancent et dĂ©fient ce corps.  »
Netanyahu a rĂ©itĂ©rĂ© son point de vue selon lequel l’aide aux Palestiniens doit passer par le principal organisme de rĂ©fugiĂ©s de l’ONU, le HCR, plutĂ´t que l’UNRWA, et a indiquĂ© qu’il avait suggĂ©rĂ© Ă l’administration de dĂ©tourner les fonds.
IsraĂ«l accuse l’UNRWA d’aider Ă perpĂ©tuer le rĂ©cit palestinien de l’illĂ©gitimitĂ© d’IsraĂ«l en accordant le statut de rĂ©fugiĂ© aux descendants des rĂ©fugiĂ©s, mĂŞme s’ils sont nĂ©s dans d’autres pays et y ont leur citoyennetĂ©, conditions qui ne s’appliquent pas aux autres rĂ©fugiĂ©s pris en charge par le HCR. La population de rĂ©fugiĂ©s palestiniens augmente ainsi chaque annĂ©e, alors mĂŞme que d’autres populations rĂ©fugiĂ©es dans le monde rĂ©trĂ©cissent avec chaque gĂ©nĂ©ration qui passe.
L’UNRWA rĂ©plique qu’elle s’occupe d’une population dispersĂ©e dans plusieurs pays de la rĂ©gion mais qu’elle n’est desservie ni par IsraĂ«l ni par les pays qui refusent de leur accorder la citoyennetĂ© ou celle de leurs descendants et que sa dĂ©finition des rĂ©fugiĂ©s reflète cette rĂ©alitĂ©.
Les Etats-Unis ont notifiĂ© Ă l’UNRWA la rĂ©duction du financement dans une lettre du DĂ©partement d’Etat, mardi, qui prĂ©cisait Ă©galement que les dons supplĂ©mentaires des Etats-Unis seraient subordonnĂ©s Ă des changements majeurs de la part de l’UNRWA.
« Nous aimerions que des rĂ©formes soient faites », a dĂ©clarĂ© la porte-parole du dĂ©partement d’Etat, Heather Nauert, ajoutant que des changements Ă©taient nĂ©cessaires tant dans le fonctionnement de l’agence que dans son financement. « Cela n’a pas pour but de punir qui que ce soit. »
Les États-Unis ont fait don de 355 millions de dollars Ă l’UNWRA en 2016 et devaient faire une contribution similaire cette annĂ©e, la première tranche ayant Ă©tĂ© envoyĂ©e ce mois-ci. Mais après un tweet très critique de Trump sur l’aide aux Palestiniens, le 2 janvier, le DĂ©partement d’Etat a choisi d’attendre une dĂ©cision politique officielle avant d’envoyer sa première tranche.
Le tweet de Trump a exprimĂ© sa frustration face Ă l’absence de progrès dans ses tentatives de nĂ©gocier la paix entre IsraĂ«l et les Palestiniens, et il a pointĂ© le doigt sur les Palestiniens. « Nous payons aux Palestiniens des CENTAINES DE MILLIONS DE DOLLARS par an et n’obtenons ni apprĂ©ciation ni respect », a-t-il dit. « Mais avec les Palestiniens qui ne veulent plus parler de paix, pourquoi devrions-nous leur verser ces Ă©normes paiements futurs? »
Nauert a dĂ©clarĂ© que les Etats-Unis estiment qu’il devrait y avoir plus de « partage de la charge », une plainte rĂ©gulière de Trump au sujet des organisations multilatĂ©rales dĂ©pendantes des contributions importantes de la trĂ©sorerie amĂ©ricaine.
« Nous ne pensons pas que prendre soin d’autres nations et d’autres personnes doit ĂŞtre la seule responsabilitĂ© des Etats-Unis », a-t-elle dĂ©clarĂ©.
Dans ses commentaires aux journalistes, Netanyahu a Ă©galement saluĂ© la position de l’administration Trump sur l’accord nuclĂ©aire iranien. Le prĂ©sident amĂ©ricain a dĂ©clarĂ© la semaine dernière qu’il ne recertifierait plus le pacte Ă moins que ses termes ne soient changĂ©s. IsraĂ«l a Ă©tĂ© le critique le plus vĂ©hĂ©ment de l’accord depuis avant sa signature, et a saluĂ© le scepticisme de l’administration.
« Trois choses se passent aux Etats-Unis qui ne se sont jamais produites auparavant », a dĂ©clarĂ© Netanyahu. Outre la rĂ©duction de l’UNRWA et les changements d’ambassade Ă JĂ©rusalem, « il y a un changement radical vers l’Iran. Le prĂ©sident a donnĂ© une limite de temps pour le changement d’attitude nĂ©cessaire au programme nuclĂ©aire. Soyez assurĂ© que cela va arriver. C’est lui qui parle d’annuler l’affaire.  »





[…] s’est avĂ©rĂ© que le Premier ministre Netanyahu savait de quoi il parlait mercredi, lorsqu’il a dĂ©clarĂ© aux journalistes que les Etats-Unis dĂ©mĂ©nageraient leur ambassade de […]