Le commandant de la compagnie a commentĂ© les dizaines de messages des soldats et a envoyĂ© un message dĂ©taillĂ© : « Je ne fais pas cela parce que j’aime les armes. Pas parce que je recherche la paix auprès de ma femme. Pas parce que j’y trouve une satisfaction personnelle. Je le fais parce que je le dois, parce que mes frères et sĹ“urs sont kidnappĂ©s et que nous sommes dans le deuxième État de l’État d’IsraĂ«l et que cela continuera Ă ĂŞtre douloureux et difficile. «Â
« Je suis père. J’ai d’innombrables amis Ă qui je n’ai pas parlĂ© depuis six mois. Ma femme est en train de s’effondrer. J’aime beaucoup la maison que j’ai fini de construire juste avant la guerre. L’entreprise pour laquelle je travaillais a fermĂ© ses portes Ă cause de la guerre. Je suis une merde comme tout le monde », a poursuivi l’officier.

Selon lui, le moral de l’unitĂ© est « très bas ». C’est une magnifique unitĂ© avec de nombreux dĂ©fis opĂ©rationnels. Les Ă©quipes organiques, fortes et soudĂ©es n’ont pas survĂ©cu mentalement .
Le porte-parole de Tsahal a rĂ©pondu : « Certains officiers de rĂ©serve de la compagnie ne se sont pas prĂ©sentĂ©s lors de la ronde en cours en raison de circonstances personnelles justifiĂ©es. La question est compatible avec leurs commandants et la compĂ©tence du cadre n’en sera pas affectĂ©e.  L’armĂ©e israĂ©lienne chĂ©rit et apprĂ©cie les rĂ©servistes et continuera Ă les aider et Ă agir de diverses manières afin de leur apporter du bĂ©nĂ©fice. »
Ce n’est pas la première fois que l’unitĂ© parachutiste fait la une des journaux. Au mois de fĂ©vrier, nous avions publiĂ© que les combattants de la brigade étaient partis se ravitailler de Gaza pour la deuxième fois après une longue pĂ©riode de combats.  Les parents des parachutistes et leurs familles ont dĂ©clarĂ© Ă l’Ă©poque Ă N12 que pendant longtemps, il n’y avait aucun signe que les parachutistes partaient se rafraĂ®chir et que la dernière fois qu’ils sont revenus, c’Ă©tait pour une courte pĂ©riode et qu’ils n’ont pas pu les voir. « Il est impossible qu’il n’y ait aucune perspective de sortie. Nous avons parlĂ© aux garçons et ils sont dĂ©motivĂ©s et Ă©puisĂ©s. Ils doivent se reposer avant qu’une catastrophe n’arrive », a dĂ©clarĂ© l’une des mères.Â
« Mon fils a appelĂ©, il est fatiguĂ© et triste. La date de dĂ©part change toujours. Nous sommes inquiets et tristes. Que faire ? J’ai atteint la limite de mes capacitĂ©s en tant que mère », a dĂ©clarĂ© une autre mère. D’autres membres de la famille ont dĂ©clarĂ© : « Nous attendons qu’ils sortent se rafraĂ®chir, nous sommes dĂ©couragĂ©s et perturbĂ©s par leur burn-out lĂ -bas. Les garçons sont Ă©puisĂ©s ! Nous ne savons pas quand ils sortiront se rafraĂ®chir, et je suis dĂ©jĂ Ă l’intĂ©rieur de Gaza depuis un mois et demi. »





