Une nouvelle salle de gym, exclusivement pour les femmes ultra-orthodoxes, a ouvert dans la ville conservatrice de Bnei Brak, mais n’a pas eu un bon accueil. Les fanatiques religieux ont brisĂ© les vitres des voitures des propriĂ©taires, endommagĂ© leurs serrures, ont volĂ© du matĂ©riel et placĂ©s des affiches diffamatoires contre l’Ă©tablissement.
Selon la propriĂ©taire de la salle de gym, Sara Ganot , elle a Ă©tĂ© victime d’une campagne systĂ©matique de diffamation et de harcèlement contre elle et les femmes de ce club de gym.
Les rĂ©sidents de la ville agissent sous la croyance que l’endroit est « impudique » et favorise la prĂ©sence d’un plus grand nombre de femmes dans la rue. Les vandales ont Ă©tĂ© filmĂ©s sur des camĂ©ras de surveillance, montrant leur tentative de forcer les serrures du gymnase ou d’y mettre du chewing-gum.
Des sacs Ă ordures ont Ă©tĂ© jetĂ©s sur la voiture de Sara, et l’ont endommagĂ©e. « Les voisins ont commencĂ© cette saga violente contre les femmes dans le secteur ultra-orthodoxe », a dĂ©clarĂ© Ganot. « Les enfants jettent des pierres, ils impriment des affiches et il les distribuent Ă toutes les passantes ».
La bataille vient aussi de la municipalitĂ© de Bnei Brak, qui veut forcer Ganot Ă arrĂŞtyer ce projet, allĂ©guant qu’il « constitue une activitĂ© commerciale dans un immeuble rĂ©sidentiel ».
Sara et Yehuda Ganot ont reçu l’ordre de cesser leur commerce avec un avis d’expulsion. Les deux personnes ont dĂ©clarĂ© en rĂ©ponse que l’appartement est sur un Ă©tage sĂ©parĂ© et qu’ils sont donc autorisĂ©s Ă l’utiliser.
La mairie de Bnei Brak a rĂ©pondu: «Un acte d’accusation a Ă©tĂ© Ă©mis contre M. Ganot par le tribunal local en raison de sa rĂ©alisation de construction Ă l’extĂ©rieur, ce qui n’est pas permis, y compris la conversion d’un appartement rĂ©sidentiel en gymnase qui, incidemment,  joue de la musique. Cela, ajoutĂ© au bruit des machines gĂŞne les voisins ».
Ajoutant :  » Le changement de statut d’un appartement rĂ©sidentiel nĂ©cessite un permis. Dans ce cas, le projet est complètement rejetĂ© par tous les voisins. La salle de gym n’a pas de licence d’exploitation tel que requis par la loi », a poursuivi le communiquĂ©.




