La collerette d’un châle de prière a Ă©tĂ© retrouvĂ© au ghetto de Lodz utilisĂ© pour les prières de Yom Kippour, et maculĂ©e de sang, ce qui indique un pogrom perpĂ©trĂ© par les nazis.
Cette collerette d’un châle de prière utilisĂ© lors de la prière du Kippour en 1940, a Ă©tĂ© retrouvĂ© dans le ghetto de Lodz, sous le plancher, dans une des casernes utilisĂ©es dans le ghetto. La collerette Ă©tait ensanglantĂ©e.
Dans une opération complexe et après de nombreux efforts, le Talit Ateret est récemment arrivé en Israël et se tiendra à l’Institut Shem Olam.
Le prĂ©sident de l’Institut, le rabbin Avraham Krieger, a dĂ©clarĂ© que  » c’est une dĂ©couverte rare qui indique une vie juive dans cet endroit, et qui prouve la brutalitĂ© inconcevable des assassins allemands qui n’ont mĂŞme pas eu pitiĂ© lors de ce jour le plus saint, et ont massacrĂ©, torturĂ© et assassinĂ© les Juifs de sang-froid.  »
Yom Kippour 1940, avant la Seconde Guerre mondiale et environ six mois après la crĂ©ation du ghetto de Lodz, le dirigeant du Judenrat, Rumkowski a demandĂ© aux nazis, d’utiliser un des bâtiments publics inclus dans le ghetto, pour les prières de Yom Kippour.
La salle a Ă©tĂ© rĂ©novĂ©e et convertie en synagogue comprenant une arche sacrĂ©e. Rumkowski a mĂŞme exigĂ© que le chantre conduise la « performance » accompagnĂ©e d’une chorale. Pour l’occasion, Rumkowski, accompagnĂ© du chargĂ© d’affaires allemand du ghetto, invita un groupe d’officiers allemands assis au premier rang de l’ancien cinĂ©ma. De part et d’autre de l’Arche, Rumkowski et le commandant nazi Ă©taient assis sur d’Ă©lĂ©gantes chaises.
Tout le monde a attendu un instant les prières d’ouverture, les Juifs vivant dans le ghetto se sont sentis « chanceux » de considĂ©rer les Allemands lors de ce jour saint et la possibilitĂ© de se recueillir et de prier en public. Ă€ l’extĂ©rieur, une foule nombreuse s’est rassemblĂ©e par curiositĂ©, mais certains ont Ă©tĂ© brutalement battus par des policiers du ghetto qui ont tentĂ© de les Ă©loigner.
Ă€ la fin de la prière, de nombreux Juifs regroupĂ©s ont tentĂ© d’entrer dans « la synagogue ». Les membres du service d’ordre des ghettos ont tentĂ© de disperser la foule et ont brutalement battu de nombreux fidèles tant Ă l’extĂ©rieur et qu’à l’intĂ©rieur de la synagogue. Ils ont battu les fidèles encore et encore tant et si bien que le sol Ă©tait recouvert de sang et de Juifs tuĂ©s.
En quelques minutes, la prière qui venait de s’achever devint un pogrom nazi, aidé par la police du ghetto. Le sol de la salle de prière était recouvert d’un plancher. Récemment, le site a subi des rénovations, pendant lesquelles un certain nombre de livres de prières déchirés, de châles de prière en désintégration, d’articles religieux ainsi que la collerette ont été découverts sous le plancher en bois. Le même sang dans lequel les Juifs ont été tués à Yom Kippour, il y a 78 ans.
Dans le cadre d’une opération complexe, les émissaires de « Shem Olam » de Pologne ont apporté les objets à l’Institut d’Israël pour les documenter et les conserver.
« Shem Olam » est un centre international de recherche sur la Shoah et de sa transmition aux gĂ©nĂ©rations futures dont l’activisme est de se concentrer sur la fourniture de nouveaux outils pour l’Ă©tude de la Shoah.
De cette histoire, nous pouvons remercier D…aujourd’hui d’avoir notre terre et de prier dans tout IsraĂ«l Ă Yom Kippour sans ĂŞtre assassinĂ©s par des monstres comme les Nazis.






