Après une bataille qui a pris des annĂ©es, le ministère de la SantĂ© commencera Ă accepter les dons de sang des IsraĂ©liens d’origine Ă©thiopienne.
La dĂ©cision a Ă©tĂ© prise en raison d’un appel persistant Ă mettre fin Ă la discrimination, Ă la suite du rapport de 2013 de la dĂ©putĂ© Pnina Tamano-Shata, alors membre du Congrès Ă©thiopien Ă Yesh Atid, dont son don de sang a Ă©tĂ© refusĂ© en raison de sa naissance en Ethiopie.
L’ancien ministre de la SantĂ© Yael German, Ă©galement chez Yesh Atid, a Ă©tĂ© associĂ©e Ă Tamano-Shata Ă ce moment-lĂ pour rĂ©aliser ce changement de politique. « Je suis surprise qu’elle n’a pas Ă©tĂ© autorisĂ©e Ă donner du sang, en plus des (autres) membres de la communauté », a dĂ©clarĂ© Germani. « Ensemble, nous avons fondĂ© les recommandations du comitĂ© prĂ©vu qui ont changĂ© les choses », dit-elle.
L’histoire derrière le changement fait suite Ă un incident en DĂ©cembre 2013 quand Tamano-Shata a voulu donner du sang dans le cadre d’une unitĂ© de sang Ă la Knesset maintenue par le Magen David Adom (services mĂ©dicaux d’urgence et de la banque de sang IsraĂ«l). Quand elle s’est approchĂ©e de l’Ă©quipe mĂ©dicale prenant des dons, on lui a dit qu’elle ne pouvait pas donner de sang Ă cause du « type de sang spĂ©cial des Ă©thiopiens ».
Quand elle a insistĂ© sur l’obtention d’une rĂ©ponse plus acceptable, elle a Ă©tĂ© renvoyĂ© Ă la personne en charge. Tamano-Shata a demandĂ© Ă une Ă©quipe professionnelle d’Ă©valuer ses donnĂ©es personnelles et de dĂ©terminer si elle Ă©tait admissible Ă donner du sang ».
En tant que jeune femme, Tamano-Shata a menĂ© une protestation sociale contre la suppression automatique des dons de sang de personnes d’origine Ă©thiopienne.
Sa demande a Ă©tĂ© entendue par le nouveau ministre, qui a annoncĂ© la crĂ©ation d’un comitĂ© spĂ©cial chargĂ© d’examiner la politique. Le comitĂ© a examinĂ© la politique pour une pĂ©riode d’un an et demi et a finalement conclu que les Éthiopiens devraient ĂŞtre en mesure de donner du sang. Leurs recommandations ont Ă©tĂ© soumises au ministre actuel de la SantĂ© Yaakov Litzman (United Torah Judaism), qui a dĂ©cidĂ© d’accepter.
La nouvelle politique stipule que les IsraĂ©liens nĂ©s en Ethiopie pourrait donner du sang, si ils dĂ©clarent qu’ils n’ont pas visitĂ© l’Ethiopie dans la dernière annĂ©e. Le changement reflète des politiques similaires adoptĂ©es par la plupart des pays occidentaux. En outre, les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes peuvent aussi faire un don de sang, Ă condition qu’ils n’aient pas eu de relations entre mĂŞmes sexes au cours de l’annĂ©e Ă©coulĂ©e.
« Peut-ĂŞtre que cela vient avec 30 ans de retard, mais la lumière a surmontĂ© la phobie contre nous depuis que nous sommes ici », a dĂ©clarĂ© Tamano-Shata en rĂ©ponse Ă la dĂ©cision. « Ceci est la fin de l’humiliation et l’isolement des soldats, jeunes et vieux membres de la communautĂ© (Ă©thiopienne). Cette sĂ©paration du sang dans le sang va Ă l’encontre ce que l’on admet dans le monde. La fin de la saga et de l’humiliation de ne pas accepter le sang en raison de l’origine des donateurs est terminĂ©e ».




