« IsraĂ«l et divers pays arabes avec lesquels IsraĂ«l n’a pas de relations diplomatiques, travaillent ensemble aux Nations Unies et ailleurs contre l’Iran », a dĂ©clarĂ© l’ambassadeur des Nations Unies, Danny Danon, au Jerusalem Post .
Danon a dĂ©clarĂ© lors d’un appel tĂ©lĂ©phonique la semaine dernière lors de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations Unies Ă New York:
« [Pendant que] les Européens courent partout pour tenter de rencontrer Trump et Rouhani, Israël et divers pays arabes ont coordonné leurs efforts pour révéler les vrais visages des Iraniens. »
Danon a ajoutĂ© que les efforts dĂ©ployĂ©s aujourd’hui diffèrent de ceux antĂ©rieurs Ă la signature de l’accord nuclĂ©aire avec l’Iran en 2015, de sorte que les États arabes se sont contentĂ©s de mener la lutte publique menĂ©e par IsraĂ«l contre l’accord, y compris les affrontements de première ligne avec le prĂ©sident des États-Unis, Barack Obama, alors qu’ils restaient silencieux Ă l’arrière-plan. .
Aujourd’hui, a dĂ©clarĂ© Danon, les États arabes sont activement impliquĂ©s – avec IsraĂ«l – dans la transmission de messages mettant en garde de la menace iranienne.
Le ministre saoudien des Affaires du Golfe, Tamar al-Sabhan, a Ă©tĂ© citĂ© Ă titre d’exemple par Danon, et l’ambassadeur des Émirats arabes unis, Yusuf Utaiba , qui a assistĂ© mercredi Ă New York Ă une confĂ©rence sur l’Iran sur le nuclĂ©aire unifiĂ©, aux cĂ´tĂ©s de l’ambassadeur amĂ©ricain aux États-Unis, Ron Dramer , a soulignĂ© ce qui ne serait pas arrivĂ© il y a quelques annĂ©es .
Danon a dĂ©clarĂ© qu’IsraĂ«l planifiait plusieurs actions des Nations Unies contre l’Iran et ses forces par procuration dans la rĂ©gion, ajoutant que « mĂŞme si les Etats arabes ne co-parrainent pas (ouvertement), une » coopĂ©ration « .
Danon n’a pas prĂ©cisĂ© d’actions diplomatiques communes, ni que IsraĂ«l et des pays arabes soient impliquĂ©s, mais il a dĂ©clarĂ© qu’il existait une coordination en ce qui concerne les messages communs transmis Ă d’autres pays sur la question.
L’ambassadeur israĂ©lien aux Nations Unies a ajoutĂ© que la rĂ©cente attaque contre les installations pĂ©trolières saoudiennes, Ă laquelle mĂŞme la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni avaient reconnu l’implication de l’Iran, avait changĂ© de position Ă l’ONU.
« En raison de l’impact de l’attaque sur le prix du pĂ©trole, ce n’est plus seulement un problème local – c’est une lutte entre chiites et sunnites – mais c’est maintenant quelque chose qui affecte les Ă©conomies du monde  » , a dĂ©clarĂ© Danon.
Danon a dĂ©clarĂ© que l’attaque contre les installations pĂ©trolières saoudiennes  » a rendu la menace iranienne bien plus rĂ©elle  » pour de nombreux Etats membres des Nations unies, ajoutant qu’ils comprenaient dĂ©sormais que leurs sites stratĂ©giques pouvaient ĂŞtre affectĂ©s –  » ils la prennent beaucoup plus au sĂ©rieux « , a soulignĂ© Danon.
Danon a dĂ©clarĂ© que mĂŞme parmi les attitudes des pays europĂ©ens, on ne peut pas parler d’une seule attitude europĂ©enne Ă l’Ă©gard des Iraniens. Il a dĂ©clarĂ© que les Français sont les plus conciliants envers les Iraniens et font tout ce qu’ils peuvent pour tenter de sauver l’accord sur le nuclĂ©aire. De l’autre cĂ´tĂ© du spectre, les Britanniques Ă©valuent la menace iranienne de façon  » plus rĂ©aliste « .
La question palestinienne a « sans doute » pris beaucoup moins de temps et d’espace Ă l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations Unies que par le passĂ©, a ajoutĂ© Danon.
« Le prĂ©sident Trump ne l’a pas mentionnĂ© [le problème palestinien] mĂŞme une fois », a dĂ©clarĂ© Danon.
« Maintenant, tout le monde est prĂ©occupĂ© par le changement climatique et l’Iran, tels Ă©taient les principaux problèmes Ă l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations unies », a-t-il ajoutĂ©.
Danon a Ă©galement dĂ©clarĂ© que la crise politique en IsraĂ«l Ă©tait une question qui lui avait Ă©tĂ© posĂ©e Ă plusieurs reprises par divers dirigeants mondiaux, en particulier le concept de gouvernement d’union.
Lorsqu’on lui a demandĂ© comment rĂ©pondre aux questions concernant la crise politique en IsraĂ«l, Danon a rĂ©pondu:
« Je leur ai dit que la situation n’Ă©tait pas claire pour le moment et que nous devions attendre quelques semaines avant de savoir ce qui se passait. »





