ÉpidĂ©miologiste : « Les restrictions resteront jusqu’Ă  l’Ă©tĂ©, et la chaleur va aider »

Le Dr Tal Brosh-Nissimov, chef du dĂ©partement des maladies infectieuses Asda de l’hĂ´pital Ashdod et chef du groupe Ă©pidĂ©miologique du ministère de la SantĂ©, a dĂ©clarĂ© que les ordonnances restrictives du ministère de la SantĂ© resteraient en vigueur jusqu’au dĂ©but de l’Ă©tĂ© dans l’espoir que la chaleur estivale mettrait fin Ă  la propagation du virus.

Elle a dĂ©clarĂ© dans une interview Ă  la station de radio Reshet Bet que si les gens se conforment aux exigences du ministère de la SantĂ©, dans deux ou trois semaines, nous verrons une diminution du nombre de maladies. «Il y aura des patients qui infectent des proches, mais il n’y aura pas de cas d’infection de masse. Après 7 Ă  10 jours, il n’y aura au moins aucune augmentation exponentielle de l’infection », estime la spĂ©cialiste des maladies infectieuses.

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La Dr Brosh-Nissimov a dĂ©clarĂ© que l’espoir d’Ă©radiquer complètement l’Ă©pidĂ©mie n’est pas très rĂ©el et ne se rĂ©alisera probablement pas. « Le vĂ©ritable objectif pratique est de permettre aux mĂ©decins, au personnel mĂ©dical et Ă  l’ensemble du système de santĂ© de traiter les patients de la meilleure façon possible – afin qu’il y ait suffisamment de mĂ©decins, de mĂ©dicaments, d’assez d’Ă©quipements et d’oxygène pour ne pas nous retrouver dans une situation comme Ă  Wuhan, dans le nord de l’Italie ou Ă  certains endroits dans le nord de l’Italie. Aux États-Unis, oĂą les mĂ©decins doivent choisir qui aider et qui ne veut pas. »

RĂ©pondant Ă  une question sur le programme d’action des mĂ©decins, le mĂ©decin a rĂ©pondu que maintenant nous devons essayer de rĂ©duire le nombre de patients et de bien les traiter dans l’espoir que la chaleur estivale aidera Ă  vaincre l’Ă©pidĂ©mie.

Est-ce Ă  dire que les restrictions actuelles resteront jusqu’Ă  l’Ă©tĂ© ?

«Je pense que oui. Les limitations Ă  une Ă©chelle ou Ă  une autre persisteront très longtemps. Si nous renvoyons les gens Ă  l’emploi maintenant, il y aura une Ă©norme vague de cas… Nous avons un montant limitĂ© de fonds, de personnel et de capacitĂ©s hospitalières, donc l’essentiel est de rĂ©duire l’augmentation de l’Ă©pidĂ©mie.

«Dans le cas oĂą l’incidence augmenterait, malgrĂ© les mesures prises, il faudra les resserrer encore plus. Je veux dire l’isolement de la population », poursuit la femme mĂ©decin.

Elle a soulignĂ© que la question du nombre de tests de dĂ©pistage du virus, qui a Ă©tĂ© dĂ©battue ces derniers jours par tous les mĂ©dias, n’est pas l’essentiel de la lutte contre l’Ă©pidĂ©mie.

«C’est important, mais nous n’avons pas pour tâche de vĂ©rifier la prĂ©sence de virus dans toute la population du pays. Le fantasme selon lequel chaque personne qui sort du lit avec un mal de gorge devrait subir un test de virus irrĂ©aliste et inutile. En cas de mal de gorge – ne quittez pas la maison et guĂ©rissez-vous. MĂŞme si vous avez un coronavirus lĂ©ger, asseyez-vous Ă  la maison et guĂ©rissez-vous. Les personnes dans un Ă©tat grave seront hospitalisĂ©es. La recherche, bien sĂ»r, doit ĂŞtre faite, et nous le faisons, mais l’analyse n’est pas l’outil avec lequel nous arrĂŞterons l’Ă©pidĂ©mie. »