La Grande-Bretagne a fait don de pas moins de 473 038 638,64 ÂŁ (632 443 199 dollars) Ă diverses causes palestiniennes au cours des cinq dernières annĂ©es seulement [site Web du Bureau britannique des affaires Ă©trangères, du Commonwealth et du dĂ©veloppement], et continuera en 2021. Dans une expression ironique de gratitude, un groupe de Palestiniens a dĂ©clarĂ© un procès devant le système judiciaire de l’AutoritĂ© palestinienne contre la Grande-Bretagne pour avoir publiĂ© la dĂ©claration Balfour et pour des «crimes» prĂ©sumĂ©s de soldats britanniques contre le peuple palestinien pendant la pĂ©riode du mandat.
Alors que le procès, qui a Ă©tĂ© soumis Ă un tribunal de l’AutoritĂ© Palestinienne, a Ă©tĂ© initiĂ© par des individus ostensiblement privĂ©s, son rĂ©cit adopte entièrement le rĂ©cit de l’AutoritĂ© Palestinienne: Que la DĂ©claration Balfour est la cause de la souffrance palestinienne:
«Le procès, qui a un impact politique et un aspect mĂ©diatique,  met la responsabilitĂ© sur le gouvernement britannique des consĂ©quences de la promesse Balfour, qui a donnĂ© la Palestine comme patrie nationale aux Juifs et a permis aux gangs sionistes d’occuper la Palestine, et les consĂ©quences qui dĂ©coulent de son comportement qui contredit les règles, la morale et la loi internationales. »
[Quotidien officiel de l’AP  Al-Hayat Al-Jadida , 23 octobre 2020]
Aussi absurde que puisse ĂŞtre ce procès, les tribunaux de l’AutoritĂ© palestinienne n’entendent pas seulement le procès, mais entendent Ă©galement des preuves:
«Un tĂ©moin âgĂ© de 100 ans a commencĂ© Ă parler devant le tribunal de première instance de Naplouse de la coopĂ©ration entre les gangs sionistes et l’armĂ©e du mandat britannique. Il a apportĂ© des exemples d’Ă©change de rĂ´les et de transfert de camps pleins d’armes aux gangs sionistes pendant cette pĂ©riode.
[Journal officiel de l’AP  Al-Hayat Al-Jadida , 18 novembre 2020]
L’avocat des plaignants, Luay Abdo, a expliquĂ© que le but de la poursuite est de persuader la Grande-Bretagne d’avouer que la dĂ©claration Balfour «a dĂ©truit la vie de tout un peuple et d’une entitĂ© palestiniens, dont la place a Ă©tĂ© prise par une entitĂ© colonialiste raciste». Il ajouta:
«Le procès est juridiquement solide et rĂ©pond Ă toutes les exigences, et il y a donc de bonnes chances qu’il aboutisse devant les tribunaux locaux… et deviendra ensuite une dĂ©cision de justice palestinienne, après quoi l’affaire sera portĂ©e devant les tribunaux internationaux, et spĂ©cifiquement dans l’arène britannique.
[Journal officiel de l’AP  Al-Hayat Al-Jadida , 18 novembre 2020]
Comme  l’  a  exposé Palestine Media Watch , l’AutoritĂ© palestinienne tente constamment de réécrire l’histoire et de dire que la dĂ©claration Balfour est responsable de l’Ă©tablissement d’IsraĂ«l, et impute sa situation actuelle Ă la Grande-Bretagne.
Il va sans dire que cette approche est loin d’ĂŞtre reprĂ©sentative de la rĂ©alitĂ©.
Dans la déclaration Balfour de 1917, le gouvernement britannique a précisé que:
«Le Gouvernement de Sa Majesté est favorable à l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif et fera tout son possible pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant bien entendu qu’il ne sera rien fait qui puisse porter préjudice aux civils et aux religieux. les droits des communautés non juives existantes en Palestine ou les droits et le statut politique dont jouissent les juifs dans tout autre pays. »
Alors que la dĂ©claration Ă©tait une dĂ©claration de politique importante de la part du gouvernement britannique, elle n’avait certainement pas la capacitĂ© de provoquer la crĂ©ation de l’État juif sans un large consensus international.
La première dĂ©cision de la  communautĂ© internationale  de soutenir la crĂ©ation d’un «foyer national pour le peuple juif» a Ă©tĂ© prise lors de la confĂ©rence d’après-guerre qui s’est tenue Ă San Remo, en Italie, en avril 1920:
«Le mandataire sera chargĂ© de mettre en Ĺ“uvre la dĂ©claration faite Ă l’origine le [2] novembre 1917 par le gouvernement britannique et adoptĂ©e par les autres puissances alliĂ©es, en faveur de l’Ă©tablissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif. ».
Ă€ l’Ă©poque, la Palestine sous mandat britannique Ă©tait composĂ©e de Juifs palestiniens et d’Arabes palestiniens (il n’y avait pas encore d’identitĂ© nationale arabe palestinienne), et s’Ă©tendait de la cĂ´te d’IsraĂ«l Ă travers tout le territoire qui est aujourd’hui la Jordanie.
Comme l’a expliquĂ© le Premier ministre israĂ©lien, Golda Meir, «Je suis palestinienne. Du [19] 21 au [19] 48, j’ai eu un passeport palestinien [britannique]. »
En 1922, la Société des Nations, le prédécesseur des Nations Unies, a réaffirmé le soutien de la communauté internationale à «un foyer national pour le peuple juif» et a confié au mandat britannique «la mise en œuvre».
«Attendu   que le Mandataire devrait ĂŞtre chargĂ© de mettre en vigueur la dĂ©claration faite initialement le 2 novembre 1917 par le Gouvernement de Sa MajestĂ© britannique et adoptĂ©e par lesdites puissances, en faveur de l’Ă©tablissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif, Ă©tant clairement entendu qu’il ne faut rien faire qui puisse porter atteinte aux droits civils et religieux des communautĂ©s non juives existantes en Palestine, ou aux droits et au statut politique dont jouissent les juifs dans tout autre pays;
Attendu que la reconnaissance a ainsi été donnée au lien historique du peuple juif avec la Palestine et aux raisons de la reconstitution de son foyer national dans ce pays. [italiques ajoutés]
En 1923, une dĂ©cision fut prise de diviser la Palestine mandataire en deux entitĂ©s – une pour l’État juif et une pour un État arabe. La Palestine Ă l’ouest du Jourdain resterait pour l’État juif et la «Transjordanie» Ă l’est du Jourdain, qui en 1946 a Ă©tĂ© reconnu comme le Royaume hachĂ©mite de Jordanie, serait l’État arabe. Les dispositions du mandat pour la crĂ©ation du foyer national juif – y compris par le biais de l’installation de juifs sur le territoire – ont continuĂ© de s’appliquer dans toute la rĂ©gion Ă l’ouest du Jourdain.
En violation de ses devoirs de «mandataire», la Grande-Bretagne n’a pas fait grand-chose pour se prĂ©parer Ă la crĂ©ation de l’État juif. En fait, alors mĂŞme que la menace de l’Allemagne nazie menaçait l’Europe, la Grande-Bretagne a limitĂ© les droits des Juifs d’acheter des terres en Palestine et limitĂ© l’immigration juive, condamnant Ă mort des milliers de Juifs par les nazis.
Le 29 novembre 1947, les Nations Unies nouvellement constituĂ©es adoptèrent le «Plan de Partition» qui contredit la DĂ©claration Balfour, la dĂ©cision de la communautĂ© internationale Ă San Remo et le Mandat de la SociĂ©tĂ© des Nations. L’ONU a de nouveau coupĂ© une quantitĂ© importante de terres destinĂ©es Ă l’État juif pour crĂ©er un deuxième État arabe sur la terre initialement appelĂ©e Palestine. Alors que les reprĂ©sentants des Juifs ont acceptĂ© Ă contrecĹ“ur le plan de l’État tronquĂ©, les reprĂ©sentants des Arabes l’ont rejetĂ© et ont ensuite lancĂ© une guerre pour dĂ©truire IsraĂ«l le jour du dĂ©part des Britanniques.
Une prĂ©sentation plus  complète des faits historiques  montre clairement que c’est la communautĂ© internationale qui a créé l’IsraĂ«l moderne, et non la DĂ©claration Balfour ou la Grande-Bretagne.
Bien que le procès simulĂ© devant le tribunal de l’AutoritĂ© palestinienne se prononce sans aucun doute contre la Grande-Bretagne, on peut se demander si cette dĂ©cision aura l’effet souhaitĂ©. S’exprimant Ă la Chambre des communes le 25 octobre 2017 en prĂ©vision du centenaire de la dĂ©claration Balfour, la première ministre britannique de l’Ă©poque, Theresa May, a rejetĂ© la diabolisation de la Grande – Bretagne par l’  AutoritĂ© palestinienne , dĂ©clarant: «Nous sommes fiers du rĂ´le que nous avons jouĂ© dans la crĂ©ation de l’État d’IsraĂ«l, et nous marquerons certainement le centenaire avec fiertĂ©. »
Le rĂ©cit de l’AP selon lequel les «Palestiniens» pendant la pĂ©riode du mandat n’Ă©taient que des Arabes et non des Juifs, et que tout le monde sauf eux est responsable de leur situation, est un thème rĂ©current dans le message de l’AP. Le dernier procès n’est qu’une autre expression de l’auto-victimisation des Palestiniens. Heureusement pour l’AutoritĂ© palestinienne, il semblerait que la gĂ©nĂ©rositĂ© du gouvernement britannique l’emporte sur l’ingratitude des Palestiniens. MĂŞme lorsque le Royaume-Uni fait l’objet d’une attaque scandaleuse et infondĂ©e, il semble envisager de poursuivre son aide Ă l’AutoritĂ© palestinienne.
Voici des extraits plus longs des articles cités ci-dessus:
Titre:  «Un prĂ©cĂ©dent juridique – un procès devant les tribunaux palestiniens contre la Grande-Bretagne au sujet du mandat et de la promesse Balfour»
«Dans un premier du genre prĂ©cĂ©dent, le système juridique palestinien a fait l’objet d’un procès national hier [oct. 22, 2020] contre le gouvernement britannique au sujet de la promesse Balfour (c.-Ă -d. La dĂ©claration) et des crimes de ses soldats contre le peuple palestinien pendant l’occupation du territoire (le mandat) [parenthèses dans la source] entre 1920 et 1948.
Le procès a Ă©tĂ© annoncĂ© lors d’une confĂ©rence de presse sur la mise en jugement de la Grande-Bretagne pour la dĂ©claration de la promesse Balfour et ses crimes pendant la pĂ©riode de son gouvernement militaire et de son mandat en Palestine. La confĂ©rence de presse, intitulĂ©e «Notre droit de Balfour», a Ă©tĂ© organisĂ©e par l’Association nationale des indĂ©pendants en partenariat avec le Syndicat des journalistes [palestiniens] dans la salle Abraj Al-Zahra Ă El-Bireh, non loin de l’enceinte du tribunal. , parallèlement Ă la soumission du procès devant le tribunal de première instance de Naplouse.
Le procès, qui a un impact politique et un aspect mĂ©diatique, fait peser la responsabilitĂ© sur le gouvernement britannique des consĂ©quences de la promesse Balfour, qui a donnĂ© la Palestine comme patrie nationale aux Juifs et a permis aux gangs sionistes d’occuper la Palestine, et la consĂ©quences qui dĂ©coulent de son comportement qui contredit les règles, la morale et la loi internationales. Chef de l’Association nationale des indĂ©pendants Munib Rashid Al-Masri, chef du Haut ComitĂ© de suivi des citoyens arabes des territoires de 1948 (c.-Ă -d. IsraĂ«l) Mohammad Barakeh (Ă©galement ancien membre du Parlement israĂ©lien -Éd.), Chef de Le syndicat des journalistes [palestiniens] Nasser Abu Bakr, le chef de l’équipe juridique, l’avocat Nael Al-Houh, et le chef de l’équipe de documentation de l’historien palestinien Mustafa Kabha ont pris la parole lors de la confĂ©rence de presse…
Barakeh a soulignĂ© le droit ferme de notre peuple Ă sa patrie et qu’il s’agit d’un droit profondĂ©ment enracinĂ© qui n’a pas de dĂ©lai de prescription. Barakeh a dĂ©clarĂ© que le système juridique palestinien a le droit d’examiner ces poursuites et que cela doit lancer un mouvement visant Ă traduire la Grande-Bretagne et IsraĂ«l en justice entre les mains de tout Palestinien de nationalitĂ© Ă©trangère qui a la possibilitĂ© de les traduire en justice, mĂŞme en privĂ©. , ce qui constituerait une pression et un siège sur le discours sioniste israĂ©lien. Barakeh a soulignĂ© que cette Ă©tape, avec toute sa signification et son symbolisme, ne remplace pas la lutte politique, la rĂ©sistance Ă l’occupation, l’activitĂ© diplomatique ou le renforcement du mouvement de solidaritĂ© internationale, mais qu’elle ouvrira plutĂ´t d’autres portes pour mettre le mouvement sioniste en place. et la Grande-Bretagne en procès. Il a dit:
[Quotidien officiel de l’AP  Al-Hayat Al-Jadida , 23 octobre 2020]
Mohammad Barakeh  est un ancien membre du Parlement arabe israélien.
Titre: «Le procès Balfour: fouiller dans la mĂ©moire des personnes âgĂ©es Ă la recherche d’un droit qui a Ă©tĂ© volé»
«[D’un cĂ´tĂ©, il y a] une promesse britannique inquiĂ©tante, et s’y opposer est une sincère promesse palestinienne de poursuivre [l’ancien ministre britannique des Affaires Ă©trangères Arthur] Balfour et son pays pour avoir donnĂ© ce qui n’Ă©tait pas le leur Ă quelqu’un qui n’a pas de droit (se rĂ©fère Ă la DĂ©claration Balfour; voir la note ci-dessous – Ed.). Le rĂ©sultat a Ă©tĂ© des Ă©preuves et des catastrophes pour un peuple qui n’a jamais renoncĂ© Ă son droit d’Ă©tablir son État, qui a Ă©tĂ© volĂ© conformĂ©ment Ă une dĂ©cision britannique. La mĂ©moire des tĂ©moins survivants du crime est abondante, et ils racontent en dĂ©tail… tous les crimes qu’ils ont vus, qui ont Ă©tĂ© causĂ©s Ă la suite de la promesse Balfour (c.-Ă -d. La dĂ©claration).
Un tĂ©moin âgĂ© de 100 ans a commencĂ© Ă parler devant le tribunal de première instance de Naplouse de la coopĂ©ration entre les gangs sionistes et l’armĂ©e du mandat britannique. Il a apportĂ© des exemples d’Ă©change de rĂ´les et de transfert de camps pleins d’armes aux gangs sionistes Ă cette Ă©poque …
L’avocat Luay Abdo, l’un des militants de l’initiative de poursuivre la Grande-Bretagne, a dĂ©clarĂ© que le procès intentĂ© contre le gouvernement britannique Ă©tait le fruit de discussions au sein de nombreux cercles palestiniens …
Abdo a soulignĂ© que le but du procès est d’extraire une confession de la Grande-Bretagne que la promesse Balfour a dĂ©truit la vie de tout un peuple et d’une entitĂ© palestiniens, dont la place a Ă©tĂ© prise par une entitĂ© colonialiste raciste. Il a expliquĂ© que la Grande-Bretagne se comportait Ă l’Ă©poque comme si la Palestine Ă©tait sa propriĂ©tĂ©, et qu’elle donnait donc aux Juifs le droit de prendre le contrĂ´le de la terre …
Il a expliquĂ© que le procès est juridiquement solide et rĂ©pond Ă toutes les exigences, et qu’il y a donc de bonnes chances qu’il aboutisse devant les tribunaux locaux … et qu’il deviendra par la suite une dĂ©cision de justice palestinienne, après quoi l’affaire sera portĂ©e devant les tribunaux internationaux. , et plus prĂ©cisĂ©ment dans l’arène britannique…
Concernant l’essence du procès, Abdo a dĂ©clarĂ© que l’accent sera mis sur le droit [des rĂ©fugiĂ©s palestiniens] au retour et Ă l’indemnisation des Palestiniens pour les rĂ©sultats [de la promesse Balfour], qui ont dĂ©truit l’avenir de tous les Palestiniens…
Abdo a notĂ© que suite Ă ce procès, des poursuites supplĂ©mentaires viendront. Il a appelĂ© tous ceux qui ont Ă©tĂ© lĂ©sĂ©s par la promesse Balfour Ă se joindre Ă l’initiative de poursuivre la Grande-Bretagne, et a soulignĂ© que le tribunal est lĂ©gal et non politique.
[Journal officiel de l’AP  Al-Hayat Al-Jadida , 18 novembre 2020]





