La conservatrice d’extrĂŞme-gauche,Svetlana Reingold, est en larmes, elle a reçu l’ordre de retirer « l’œuvre d’art » qui se nomme  » JĂ©rusalem de merde » et elle est sous le choc…et vous ?
En effet, le maire de Ramat Gan, Carmel Shama-Hacohen, s’est nommĂ© censeur mais pour la bonne cause ! Au cours du week-end, il a demandĂ© qu’une Ĺ“uvre de l’artiste David Reeb soit retirĂ©e d’une exposition au musĂ©e de Ramat Gan organisĂ©e par la gauchiste Sveltana !
La peinture montre une photo d’un juif ultra-orthodoxe priant au mur occidental, avec deux lĂ©gendes – « JĂ©rusalem d’or » et « JĂ©rusalem de merde ».
« JĂ©rusalem est un symbole qui est dans le cĹ“ur de chaque Juif et sacrĂ© pour toutes les religions », a Ă©crit Shama-Hacohen sur sa page Facebook. “MĂŞme lors de la cĂ©rĂ©monie d’ouverture, il y avait des gens qui ne pouvaient pas supporter cette insulte et ont Ă©courtĂ© leur visite au musĂ©e Ă cause de cette peinture .”
Le maire a ensuite ajoutĂ© : « Ramat Gan n’a pas construit un musĂ©e pour une somme d’argent Ă©norme et ne le subventionnera pas chaque annĂ©e pour exposer Ă nos enfants et d’autres Ă un langage de gouttière. »
Ces dernières annĂ©es, l’art est devenu une arme politique pour la gauche israĂ©lienne. En 2016, le professeur Yuli Tamir, alors prĂ©sident du Shenkar College of Engineering, Design and Art, a censurĂ© le travail de l’Ă©tudiant en art Yam Amrani « Sdinim » ou l’on voit Shaked nue et a forcĂ© son retrait d’une exposition par des Ă©tudiants diplĂ´mĂ©s.
En 2019, le maire de HaĂŻfa, Einat Kalisch-Rotem, a retirĂ© la statue de « MacJesus » d’une exposition organisĂ©e encore par Svetlana Reingold, qui est maintenant commissaire de l’exposition Ă partir de laquelle le travail de Reeb sur « JĂ©rusalem de merde »
Il existe de nombreux autres exemples de manipulation artistique , la plupart des gauchistes contre la droite agissant sans autoritĂ© et au mĂ©pris des dĂ©cisions de justice et des avis juridiques dĂ©clarant que les politiciens et les directeurs d’institutions artistiques ne sont pas autorisĂ©s Ă censurer mais en en respectant, rien, ni personne.
Le musĂ©e Ramat Gan, comme d’autres musĂ©es, permet Ă de larges segments de la sociĂ©tĂ© d’ĂŞtre exposĂ©s Ă l’art. Heureusement que le maire a compris comment limiter les frontières de l’art face Ă une importante institution culturelle, qui a Ă©tĂ© rouverte avec beaucoup d’enthousiasme de sa propre initiative. Il manifeste ainsi une attitude pro-artistique qui contribue Ă faire de l’art son essence mĂŞme et sans le manipuler Ă des objectifs politiques.






