Une nouvelle vague de COVID en Europe : les pays se préparent à un deuxième rappel de vaccination

La montĂ©e du coronavirus en Europe en mars n’Ă©tait pas un accident : les donnĂ©es d’incidence de ces derniers jours montrent une augmentation constante du nombre de nouvelles infections.

Ainsi, en France, au point le plus bas du dĂ©clin de la vague «omicron», le nombre quotidien de personnes infectĂ©es est tombĂ© Ă  52 000, et le 25 mars, il Ă©tait dĂ©jĂ  d’environ 143 000. La croissance hebdomadaire Ă©tait de 74% – l’avant-dernier vendredi, elle Ă©tait de 97,5 mille. Le taux journalier hebdomadaire moyen est de 117 000.

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Il y a 1 095 patients pour 100 000 habitants aujourd’hui, soit une augmentation de 33 % en une semaine. Le taux le plus Ă©levĂ© en Bretagne est de 1 764 pour 100 000. Très nombreux en Normandie, Alsace, Lorraine, Ardennes.

En Italie, il n’y a pas de croissance, et on note mĂŞme une lĂ©gère baisse. Vendredi, 75,6 mille nouveaux cas de COVID ont Ă©tĂ© dĂ©tectĂ©s dans le pays contre 81,8 la veille. Reuters rapporte que le nombre de morts en Italie est passĂ© de 182 Ă  146.

Les choses vont particulièrement mal en Allemagne : lĂ -bas, ces derniers jours, la courbe d’incidence a atteint son pic sur toute la pĂ©riode de la pandĂ©mie. Jeudi dernier, le nombre quotidien de personnes infectĂ©es a dĂ©passĂ© 300 000, alors qu’au plus haut point de l' »omicron », il y en avait 247 000. Le ministère allemand de la SantĂ© a appelĂ© les personnes de plus de 60 ans prĂ©sentant des facteurs de risque (y compris les patients hypertendus) Ă  se faire vacciner un deuxième rappel.

En Australie, une campagne de revaccination Ă  la quatrième dose dĂ©marre Ă©galement en avril. Ils espèrent ainsi contenir l’augmentation de l’incidence avant le dĂ©but de l’hiver.

En France, ils estiment que l’une des raisons de la propagation du virus est le refus de porter des masques. Cette idĂ©e de mĂ©decins est suggĂ©rĂ©e par des donnĂ©es sur l’incidence parmi les Ă©coliers et les enseignants : depuis le 14 mars, les Ă©lèves et les enseignants Ă©taient autorisĂ©s Ă  ĂŞtre Ă  l’Ă©cole sans masque, 100 000 enfants infectĂ©s et 10 000 enseignants y ont Ă©tĂ© identifiĂ©s. C’est deux fois plus que le temps avant le retrait des masques. Jean-Paul Stahl, infectiologue grenoblois, a dĂ©clarĂ© dans un entretien Ă  Europe1 que la suppression des masques dans une population moins vaccinĂ©e que les autres entraĂ®ne inĂ©vitablement une recrudescence des cas. La vieille histoire : bien que les enfants soient moins sensibles au COVID-19, ils infectent rapidement les autres. « Le variant circule plus chez les jeunes que chez les adultes vaccinĂ©s », prĂ©cise-t-il.

Il ne fait aucun doute que l’arrivĂ©e de 3,7 millions de rĂ©fugiĂ©s d’Ukraine ne fait qu’aggraver la situation Ă©pidĂ©miologique en Europe, puisqu’ils ne sont pour la plupart pas vaccinĂ©s.