Coup de poignard : le géant chinois de la pétrochimie gèle ses investissements en Russie

La plus grande sociĂ©tĂ© pĂ©trochimique de Chine, China Petroleum & Chemical Corporation (Sinopec) a annoncĂ© vendredi qu’elle suspendait son partenariat d’investissement avec la holding pĂ©trochimique russe SIBUR, a rapportĂ© Reuters.

Dans le cadre d’un accord signĂ© avec SIBUR en dĂ©cembre 2020 pour Ă©tablir une joint-venture basĂ©e sur le complexe Amur Gas Chemical, Sinopec s’est engagĂ© Ă  investir 500 millions de dollars dans le projet d’entreprise en Ă©change d’une participation de 40 % dans la joint-venture. Aujourd’hui, il est annoncĂ© que ces investissements sont suspendus.

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« La mise en Ĺ“uvre du projet de construction du CCG de l’Amour permettra d’attirer des investissements internationaux dans l’Ă©conomie russe et apportera une contribution significative Ă  la mise en Ĺ“uvre du programme national de dĂ©veloppement des exportations non primaires. En raison de la situation gĂ©ographique du complexe, ses produits seront destinĂ©s aux marchĂ©s asiatiques, principalement le marchĂ© chinois, le plus grand consommateur de polymères au monde », a dĂ©clarĂ© SIBUR dans un communiquĂ© de presse après la signature de l’accord.

Les États-Unis ont averti la Chine que l’Occident ne laisserait pas sans consĂ©quences les actions des entreprises chinoises qui attĂ©nuent la pression des sanctions sur la Russie. PĂ©kin a conseillĂ© Ă  ses hommes d’affaires de « faire attention » en travaillant sur le marchĂ© russe afin de ne pas compliquer leur travail sur les marchĂ©s beaucoup plus importants que sont les États-Unis et l’Europe.

Selon l’Association des voyagistes de Russie (ATOR), les banques russes ne peuvent pas remplacer les systèmes de paiement occidentaux afin de fournir aux citoyens des cartes utilisables Ă  l’Ă©tranger, les espoirs d’une transition rapide vers le système de paiement chinois Union Pay ont ne s’est pas concrĂ©tisĂ© – les partenaires chinois travaillent avec de grandes banques russes sous sanctions occidentales, lentes « nĂ©gociations dĂ©taillĂ©es », et les petites banques qui ont rejoint le système chinois sont incapables d’Ă©mettre plus de quelques centaines de cartes de paiement par jour.

IsraĂ«l, comme la Chine, n’a pas adhĂ©rĂ© aux sanctions contre la Russie, mais de nombreuses entreprises informatiques israĂ©liennes limitent leurs projets en Russie de leur propre initiative – certaines par solidaritĂ© anti-guerre, d’autres par crainte de complications sur le marchĂ© amĂ©ricain.