Nouvelle dĂ©couvertes suite Ă  l’Ă©vasion de la prison de Gilboa : une partie du sol Ă©tait en polystyrène

Le commandant de la prison de Gilboa, Gonder Mishna Fardi Ben Shatrit, a comparu ce matin (mardi) pour ĂŞtre interrogĂ© par la commission d’enquĂŞte pour non-Ă©vasion des prisonniers. Au dĂ©but de son propos, Ben Shtrit a dĂ©clarĂ© : « J’ai donnĂ© 28 ans au profit de l’organisation, j’ai Ă©tĂ© blessĂ© dans ma guerre jusqu’Ă  ma prise de fonction. Je voudrais clarifier, je porte la responsabilitĂ© de ce qui se passe dans la prison. Ma responsabilitĂ© prendra fin lorsque je remettrai le poste au prochain commandant. Dans la mesure oĂą mes subordonnĂ©s se sont trompĂ©s en tant que commandant, je m’en sens responsable. »

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Ben Shetrit a accusĂ© : « L’État attend de nous que nous protĂ©gions les plus dangereux parmi les terroristes et tout cela sans budget. J’ai Ă©tĂ© confrontĂ© Ă  des dilemmes sur qui est oĂą investir au sein du personnel selon le budget. »

Ben Shetrit a prĂ©sentĂ© au comitĂ© les trous qui ont Ă©tĂ© faits dans le sol des cellules oĂą Ă©taient dĂ©tenus les prisonniers de sĂ©curitĂ©, qui ont prouvĂ© que le sol de la prison rĂ©servĂ©e aux plus dangereux Ă©tait en bĂ©ton de 5 cm au dessus d’un autre sol de polystyrène de 15 cm. Le sol des douches dans les cellules Ă©tait constituĂ© d’un sol sans bĂ©ton. Le forage a Ă©tĂ© effectuĂ© dans le cadre des rĂ©novations en cours dans la prison, qui a Ă©tĂ© dĂ©finie soi disant comme un « coffre-fort ».

« J’ai signalĂ© au commandant du district et nous avons Ă©tĂ© choquĂ©s », a dĂ©clarĂ© Ben Shetrit. « La commissaire est Ă©galement au courant de cela grâce Ă  une visite qu’elle m’a faite il y a environ deux semaines. Trois exercices n’ont pas Ă©tĂ© effectuĂ©s dans chaque cellule. Ă€ certains endroits, le bĂ©ton a Ă©tĂ© Ă©pargnĂ© et ils ont Ă©tĂ© remplis de polystyrène.

Sol classique d’une prison

Il a Ă©galement dĂ©clarĂ© que « lors de ma prise de fonction, un audit gĂ©nĂ©ral a Ă©tĂ© effectuĂ© Ă  la prison qui a rĂ©vĂ©lĂ© des lacunes. C’Ă©tait l’occasion pour moi de focaliser mon attention. Ce n’est qu’après l’Ă©vasion que j’ai dĂ©couvert qu’en plus des lacunes de l’AGA, il y avait le problème de l’infrastructure physique. »

A la question de savoir s’il avait parlĂ© avec le commissaire, il a rĂ©pondu : « Elle a visitĂ© la prison en avril. Je l’ai accompagnĂ©e lors de la visite et une heure plus tard, elle est partie. Au cours de cette visite, je lui ai dit bonjour. Au-delĂ  de cela, nous ne nous sommes pas parlĂ©.  »

Ben Shitrit s’est effondrĂ© et dans ses remarques finales a dĂ©clarĂ©: « Je suis très peinĂ© par l’incident. J’Ă©tais prĂŞt Ă  sacrifier ma vie pour que cet incident ne se produise pas. Cet incident est le dernier que je voulais dans ma carrière. Je parle avec le douleur qui m’accompagne depuis un an jour et nuit .Que pouvais-je faire d’autre? J’ai tout fait.

« Je n’ai jamais manquĂ© de respect. Je comprends le rĂ´le du comitĂ©, mais je traverse une annĂ©e difficile. Je ne souhaite ce sentiment Ă  personne. Je ne connaissais mĂŞme pas les Ă©ducateurs de mes enfants parce que j’Ă©tais au travail, et je suis en paix avec ça. Le sentiment de rater quelque chose est difficile. C’est l’Ă©vĂ©nement opĂ©rationnel le plus difficile que j’ai vĂ©cu dans ma carrière.

Les membres du comitĂ© ont Ă©tĂ© stupĂ©faits de voir que cela ne leur avait pas Ă©tĂ© signalĂ© et pourquoi la commissaire ne le savait pas – et si elle savait pourquoi elle ne l’avait pas signalĂ© lors de son tĂ©moignage en mars.

Ă€ l’avenir, le reste de la haute direction de l’organisation des services pĂ©nitentiaires, dirigĂ©e par la commissaire de l’organisation, la commissaire Cathy Perry, adjointe, commandante du district nord, devrait ĂŞtre interrogĂ©e devant le comitĂ© d’inspection en raison de leur responsabilitĂ© Ă©ventuelle dans l’incident.

L’Ă©vasion de la prison de Gilboa a eu lieu le 6 septembre 2021 au petit matin, lorsque quatre prisonniers de sĂ©curitĂ© condamnĂ©s Ă  la rĂ©clusion Ă  perpĂ©tuitĂ© et deux dĂ©tenus de sĂ©curitĂ© se sont Ă©vadĂ©s ensemble de la prison de Gilboa par un tunnel d’Ă©vacuation. L’histoire de l’Ă©vasion a causĂ© beaucoup d’embarras dans l’organisation et Ă  l’extĂ©rieur de celle-ci. Quatre des Ă©vadĂ©s ont Ă©tĂ© capturĂ©s en IsraĂ«l environ quatre jours après l’Ă©vasion, et deux d’entre eux ont Ă©tĂ© capturĂ©s Ă  JĂ©nine seulement environ deux semaines plus tard.

En mars de cette annĂ©e, après avoir examinĂ© d’innombrables tĂ©moignages, preuves et opinions, le comitĂ© d’inspection a dĂ©cidĂ© d’avertir les responsables et le commandant de la prison de Gilboa.

Les manquements allĂ©guĂ©s, qui ont motivĂ© la dĂ©cision d’envoyer des lettres d’avertissement Ă  quatre d’entre eux, Ă©taient des omissions dans les domaines du renseignement, de la sĂ©curitĂ© et des opĂ©rations. Ainsi, dans le comitĂ© d’inspection, il est devenu clair que contrairement aux procĂ©dures et aux instructions de la prison, personne n’a inspectĂ© la cellule. De plus, environ deux mois avant l’Ă©vasion, l’un des gardiens a remarquĂ© une faille dans le trottoir qui cachait le tunnel, mais mĂŞme ce signe n’a pas suscitĂ© la curiositĂ© du personnel pĂ©nitentiaire.

Par ailleurs, il est apparu clairement que la veille de l’Ă©vasion, Zacharia Zabeidi avait Ă©tĂ© transfĂ©rĂ© dans la cellule en question Ă  sa demande, contrairement aux procĂ©dures de sĂ©curitĂ© visant Ă  sĂ©parer les prisonniers de diffĂ©rentes organisations. On a Ă©galement appris que la tour de garde de la prison Ă©tait vide et les systèmes d’alerte n’ont pas fonctionnĂ©.

Au cours des derniers mois, quatre ont eu la possibilitĂ© d’examiner les documents pertinents et de demander des preuves susceptibles de renforcer leur dĂ©fense.