La tendance s’inverse : l’euro s’envole aux dĂ©pens du dollar – le shekel se renforce aussi ; De hauts responsables de la Banque europĂ©enne, dont le prĂ©sident de la Banque allemande, ont laissĂ© entendre en fin de semaine la poursuite de la politique belliciste, jusqu’Ă ce que la hausse des prix soit freinĂ©e ; L’euro grimpe de 1% face au dollar – la devise amĂ©ricaine passe sous les 3,38 NIS ; Jeudi, les donnĂ©es sur l’inflation seront publiĂ©es en IsraĂ«l, mardi, le chiffre correspondant sera publiĂ© aux États-Unis et mercredi au Royaume-Uni.
Renforcement du shekel avant une semaine de change riche en donnĂ©es macroĂ©conomiques essentielles : le dollar s’est considĂ©rablement affaibli aujourd’hui et s’est Ă©changĂ© en dessous de 3,39 shekels, l’euro a Ă©galement Ă©tĂ© coupĂ© et s’est Ă©changĂ© autour de 3,42 shekels.
Les mouvements sont affectĂ©s par le recul du dollar sur les marchĂ©s mondiaux des devises – l’euro bondit de 1 % Ă 1,013 $, la livre monte de 0,8 % Ă 1,16 $. En toile de fond, entre autres, l’avancĂ©e de l’armĂ©e ukrainienne vers la frontière russe, selon les mĂ©dias Ă©trangers, sont ce qui fait avancer l’euro face au dollar.
De plus, jeudi dernier, la Banque europĂ©enne a relevĂ© le taux d’intĂ©rĂŞt de 0,75 % et les allusions de hauts responsables bancaires au sujet de la poursuite de la politique belliciste poussent l’euro ce matin. Entre autres choses, le prĂ©sident de la Banque centrale d’Allemagne (Bundesbank) Joachim Nagel a dĂ©clarĂ© samedi que « s’il n’y a pas de changement dans l’image de l’indice des prix, nous prendrons d’autres mesures claires ».
Sur notre front local, le Bureau central des statistiques publiera jeudi l’indice des prix Ă la consommation pour le mois d’aoĂ»t – les prĂ©visions sont dans une large fourchette comprise entre une hausse de 0,7 % et une lĂ©gère baisse de l’indice – en tout cas il est un taux d’inflation plus faible par rapport aux derniers mois, grâce, entre autres, Ă une forte baisse de 18 % des prix des carburants le mois dernier. Le mois prĂ©cĂ©dent, le taux d’inflation annuel Ă©tait de 5,2 % et il devrait passer sous le seuil de 5 %.
MĂŞme avant cela, les donnĂ©es correspondantes seront publiĂ©es Ă l’Ă©tranger – demain les donnĂ©es sur l’inflation seront publiĂ©es aux États-Unis et mercredi au Royaume-Uni – dans les deux cas une semaine avant les dĂ©cisions sur les taux d’intĂ©rĂŞt qui seront prises par les banques centrales des deux, la Fed mercredi et la Banque d’Angleterre jeudi.
Après l’augmentation susmentionnĂ©e de 75 points de base en Europe jeudi, on estime que la Fed annoncera une augmentation identique la semaine prochaine, suite Ă l’augmentation de sa dĂ©cision prĂ©cĂ©dente – le 27 juillet, la Fed a relevĂ© le taux d’intĂ©rĂŞt de 0,75% Ă 2,5 % .
« Poursuivant l’augmentation de 75 points des taux d’intĂ©rĂŞt en Europe, si nous voyons la banque centrale des États-Unis augmenter le taux d’intĂ©rĂŞt du mĂŞme taux, il est plus probable que la Banque d’IsraĂ«l suivra Ă©galement son exemple et augmentera le taux d’intĂ©rĂŞt de 0,75 % lors de la prochaine dĂ©cision du 3 octobre », dĂ©clare Ofer Klein du Harel Insurance and Finance Group.
Blaumi souligne qu’il n’y a aucune raison de s’enthousiasmer pour l’inflation relativement faible en IsraĂ«l par rapport aux pays dĂ©veloppĂ©s. Gil Michael Bafman, Ă©conomiste en chef de Leumi, et Dodi Reznik, stratège des taux d’intĂ©rĂŞt chez Leumi Capital Markets, soulignent que « l’inflation en IsraĂ«l reste faible en comparaison internationale. Cela est dĂ» Ă un moindre degrĂ© d’exposition en IsraĂ«l par rapport aux pays dĂ©veloppĂ©s Ă la processus Ă©conomiques mondiaux actuels.
L’inflation gĂ©nĂ©rale en IsraĂ«l est infĂ©rieure Ă la moyenne des pays de l’OCDE par un Ă©cart d’environ 3,9 points de pourcentage, mais l’Ă©cart de l’inflation sous-jacente est nettement infĂ©rieur et se situe Ă environ 1,2 point de pourcentage – c’est-Ă -dire l’augmentation des prix hors produits alimentaires et l’Ă©nergie en IsraĂ«l est plus similaire Ă celle des pays dĂ©veloppĂ©s. Ces tendances devraient Ă©galement se poursuivre dans les mois Ă venir. »
Dans le contexte de la situation susmentionnĂ©e, Michael Bafman et Reznik s’attendent Ă une politique de taux d’intĂ©rĂŞt Ă©levĂ©s de la part de la Banque d’IsraĂ«l : « Nous estimons que le taux d’intĂ©rĂŞt de la Banque d’IsraĂ«l continuera d’augmenter lors des prochaines rĂ©unions du ComitĂ© monĂ©taire, et atteindra un niveau de 3,25% dĂ©but 2023. Le taux d’intĂ©rĂŞt devrait rester Ă ce niveau jusqu’Ă la convergence de l’inflation. Un retour aux limites de l’objectif de stabilitĂ© des prix, et en consĂ©quence le taux d’intĂ©rĂŞt rĂ©el remontera Ă un niveau qui ne sera pas nĂ©gatif. »




