« L’antisĂ©mitisme en Europe » : les chants de « La Palestine sera libĂ©rĂ©e » pendant le discours de Herzog au Parlement EuropĂ©en

Provocation et profanation de la mĂ©moire de l’Holocauste au Parlement europĂ©en : pendant ces heures, il y a une visite politique Ă  Bruxelles du prĂ©sident du pays, Yitzhak Herzog, Ă  l’occasion de la JournĂ©e internationale de l’Holocauste. Le prĂ©sident s’est exprimĂ© dans la matinĂ©e (jeudi) au Parlement et a rencontrĂ© la prĂ©sidente Roberta Matsula. 

Ă€ la fin du discours du prĂ©sident Herzog, un membre du parlement a criĂ© « LibĂ©rez la Palestine ». Il a Ă©tĂ© rapidement rĂ©duit au silence et les applaudissements Ă  la fin du discours ont empĂŞchĂ© l’Ă©vĂ©nement de se dĂ©grader.

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Herzog dans l’Union europĂ©enne : « La critique d’IsraĂ«l ne doit pas se transformer en un dĂ©ni de son existence mĂŞme » // Photo : Leam

Un spectacle permanent commĂ©morant les victimes de l’Holocauste a Ă©tĂ© inaugurĂ© Ă  l’entrĂ©e du parlement. Cet Ă©vĂ©nement se dĂ©roule lors d’une visite de deux jours du prĂ©sident pour commĂ©morer la JournĂ©e internationale de commĂ©moration de l’Holocauste, qui aura lieu demain (27 janvier), le jour oĂą le camp d’Auschwitz a Ă©tĂ© libĂ©rĂ© par l’ArmĂ©e rouge il y a 78 ans. Herzog sera le principal orateur ce matin lors de la rĂ©union spĂ©ciale que le parlement tiendra pour marquer la date spĂ©ciale. Dans son discours, il a appelĂ© l’Europe Ă  adopter une position ferme contre l’Iran et Ă  mettre en Ĺ“uvre des mesures pratiques afin de freiner son agression internationale.

Le président Herzog lors de son discours au Parlement européen, photo : AFP
Roberta Matsola, présidente du Parlement avec le président Herzog, photo : AFP

« Ne restez pas les bras croisĂ©s, lisez les panneaux d’avertissement »

Lors du discours prononcĂ© par Herzog, il a qualifiĂ© l’Holocauste de « sombre abĂ®me » dans l’histoire humaine et de leçon historique pour l’Europe. « Nous devons nous souvenir non seulement de l’Holocauste et de la destruction, mais aussi de la sainte alliance qui a Ă©tĂ© conclue du cĂ´tĂ© de la terrible catastrophe », a dĂ©clarĂ© le prĂ©sident.« Nous devons sanctifier la mĂ©moire de ceux qui ont pĂ©ri, Ă©lever au miracle le bien-ĂŞtre des survivants qui sont encore avec nous, enseigner et Ă©duquer Ă  la lumière des leçons de la catastrophe historique, et empĂŞcher la rĂ©pĂ©tition des crimes horribles . »

« Aujourd’hui, nous voyons des mouvements en marge de la politique europĂ©enne et mondiale qui portent brillamment le vilain drapeau de l’antisĂ©mitisme, qui menace une fois de plus de transformer une sociĂ©tĂ© dĂ©mocratique et civilisĂ©e en une sociĂ©tĂ© qui mange ses habitants. Malheureusement, le tableau est alarmant. Le discours antisĂ©mite n’a pas seulement lieu dans les rĂ©gimes obscurs, il a lieu au cĹ“ur de l’Occident, le dĂ©mocrate, le libre. La haine des Juifs existe toujours. L’antisĂ©mitisme existe toujours. La nĂ©gation de l’Holocauste existe toujours.

« La nĂ©gation de l’Holocauste existe toujours. » Le Parlement europĂ©en ce matin lors du discours du prĂ©sident Herzog, photo : AFP

Le prĂ©sident a appelĂ© les membres du Parlement europĂ©en Ă  agir contre l’antisĂ©mitisme. « Ne restez pas les bras croisĂ©s »: « Vous devez lire les signes avant-coureurs, reconnaĂ®tre les symptĂ´mes de l’Ă©pidĂ©mie d’antisĂ©mitisme et la combattre Ă  tout prix.Vous devez vous assurer que chaque Juif qui souhaite vivre une vie juive complète dans votre pays le fera en toute sĂ©curitĂ© et sans crainte.« . Le prĂ©sident a continuĂ© Ă  faire rĂ©fĂ©rence Ă  la critique de la politique du nouveau gouvernement israĂ©lien. « Je souhaite souligner la ligne insaisissable entre la critique de l’État d’IsraĂ«l et le dĂ©ni de son existence. »

« Des liens étroits et des alliances fortes »

Dans son discours, Herzog a Ă©voquĂ© les relations de plus en plus dĂ©veloppĂ©es d’IsraĂ«l avec les pays du monde arabe. « Nous avons tendu la main pour la paix, et nous avons conclu des alliances et des accords de paix sans prĂ©cĂ©dent, y compris les accords d’Abraham, qui ont changĂ© et changent le Moyen-Orient d’un bout Ă  l’autre ; et je prie pour le jour oĂą nous parviendrons Ă  la paix avec nos voisins palestiniens. aussi. » A la fin de son discours, Herzog a Ă©voquĂ© la menace iranienne. « Nous devons agir ensemble comme une seule communautĂ© – dĂ©terminĂ©e et unie, contre les forces des tĂ©nèbres et de la haine qui nous menacent jusqu’Ă  notre fin. Je veux dire avant tout le rĂ©gime iranien. »

La prĂ©sidente du Parlement, Roberta Matsula, a souhaitĂ© la bienvenue Ă  Herzog et a Ă©galement commentĂ© l’inauguration du spectacle.« L’Holocauste n’a pas commencĂ© Ă  Auschwitz mais avec des choses qui se sont passĂ©es bien avant cela et parce que les gens se sont tus. Mais nous ne sommes pas silencieux face aux crimes qui se dĂ©roulent en Ukraine. »Mutsula a ajoutĂ© qu' »être antisĂ©mite signifie ĂŞtre anti-europĂ©en ».

L’Iran au coeur de l’Europe

Dans la seconde moitiĂ© de la journĂ©e, Herzog devrait informer les hauts gradĂ©s de l’OTAN sur les dĂ©fis de sĂ©curitĂ© d’IsraĂ«l. Ce sera la première fois qu’un haut reprĂ©sentant israĂ©lien s’exprimera devant ce forum. Herzog rencontrera le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’OTAN, Jens Stoltenberg, et de hauts responsables de Hier, Herzog a rencontrĂ© la prĂ©sidente de l’Union europĂ©enne, Ursula von der Leyen.

« L’Holocauste n’a pas commencĂ© Ă  Auschwitz. » Roberta Matsula et le prĂ©sident Herzog sur une photo festive au Parlement europĂ©en, photo : AFP

Dans ses paroles au prĂ©sident de l’Union europĂ©enne, il a fait rĂ©fĂ©rence au rĂ©gime iranien : « L’un des dĂ©fis auxquels nous sommes confrontĂ©s, et je pense qu’il est dĂ©jĂ  clair qu’il est Ă©galement confrontĂ© Ă  l’Europe, est le fait que l’Iran est en Europe.L’Iran combat les citoyens ukrainiens en fournissant des drones et des armes meurtrières, mettant en danger le monde dans sa quĂŞte de capacitĂ©s nuclĂ©aires, tuant et torturant ses citoyens.Nous pensons que le moment est venu pour l’Europe de prendre une position très ferme sur la question iranienne. »

Atmosphère anti-israélienne

Von der Leyen a rĂ©pondu que « Nous avons renouvelĂ© le Conseil d’association, signĂ© un accord tripartite sur l’Ă©nergie et plus encore. Je suis sĂ»r que si nous examinons nos relations, l’expression la plus forte de l’amitiĂ© entre IsraĂ«l et l’Union europĂ©enne sont les 15 000 Ă©tudiants Erasmus qui est venu de l’Union europĂ©enne vers IsraĂ«l, mais aussi d’IsraĂ«l vers l’Union europĂ©enne. »

Auparavant, Herzog avait rencontrĂ© le roi des Belges, Philippe LĂ©opold. Une part importante de son agenda Ă©tait consacrĂ©e Ă  des rencontres passionnantes au sein de la communautĂ© juive. Le prĂ©sident a parlĂ© Ă  mes Ă©lèves de l’Ă©cole « Ganno » et les a encouragĂ©s Ă  immigrer en IsraĂ«l. Dans la Grande Synagogue de Bruxelles, il a reçu un certificat d’apprĂ©ciation. Herzog a fait rĂ©fĂ©rence Ă  la controverse en IsraĂ«l sur la rĂ©forme juridique et a dĂ©clarĂ© que « ce n’est un secret pour personne qu’en ce moment le collectif israĂ©lien est confrontĂ© Ă  de vraies questions, qui ont des consĂ©quences directes sur les dimensions dĂ©mocratiques et juives de notre pays ».

 

Le président Herzog avant son départ pour la Belgique // Photo : Ariel Kahana

Un responsable politique a dĂ©clarĂ© Ă  « Israel Hayom » qu’il y a une forte atmosphère anti-israĂ©lienne en Belgique et que les messages hostiles Ă  IsraĂ«l se font dĂ©jĂ  entendre dans les jardins d’enfants. Les appels au boycott d’IsraĂ«l ainsi que les lettres haineuses adressĂ©es aux ambassades israĂ©liennes sont devenus monnaie courante. Les organisations de la sociĂ©tĂ© civile, qui sont autorisĂ©es Ă  fonctionner librement, sont responsables de l’atmosphère incitative.