Une information explosive secoue Washington ce week-end. Selon le Wall Street Journal, Israël a transmis aux États-Unis un renseignement nouveau, censé démontrer l’existence d’un plan iranien visant à éliminer le président américain Donald Trump. De son côté, le New York Times avait rapporté un peu plus tôt que Trump avait volé à bord de son ancien avion présidentiel par mesure de précaution sécuritaire.
L’ambassadeur des États-Unis en Israël a confirmé ce samedi, lors d’une interview accordée à Fox News, que les services de renseignement israéliens avaient bel et bien communiqué à l’administration américaine des informations sur un projet visant à assassiner le président. « Cette semaine, le renseignement israélien nous a alertés, ainsi que le président et les responsables de l’administration, sur un complot très spécifique destiné à éliminer le président Trump », a déclaré l’ambassadeur Mike Huckabee.
Trump lui-même a réagi vendredi soir sur les réseaux sociaux, affirmant que si l’Iran venait à mettre sa menace à exécution, les ordres avaient déjà été donnés : l’armée américaine se tient prête, selon lui, à « détruire et anéantir complètement toutes les régions d’Iran », et ce pour une durée pouvant aller jusqu’à un an, sujette à prolongation.
Washington se méfie des intentions israéliennes
Mais l’affaire prend une tournure plus trouble à mesure que des détails filtrent. Plusieurs responsables américains ont fait part de leur inquiétude : selon eux, Israël pourrait avoir partagé ce renseignement dans le but d’influencer la prise de décision américaine, en vue d’un retour à une guerre totale contre l’Iran. Ces sources soulignent qu’une information isolée offre souvent une vision fragmentaire d’une menace potentielle. Des responsables ont également fait valoir que l’Iran sait qu’une atteinte à la vie de Trump risquerait de provoquer une réponse militaire américaine bien plus lourde encore.
Le Wall Street Journal rapporte par ailleurs que l’absence de moyens de défense suffisants à bord du nouvel avion présidentiel de luxe a conduit Trump à rentrer de Turquie cette semaine à bord d’un exemplaire plus ancien d’Air Force One, après que des responsables américains eurent reçu ce renseignement israélien évoquant un possible projet d’élimination. Certaines de ces mêmes sources estiment toutefois que la menace en question n’est « absolument pas fiable ».
Le journal affirme en outre que si Trump a manifesté une préférence pour la voie diplomatique, Israël souhaiterait, selon des sources proches du dossier, un retour à la campagne de bombardements afin de continuer à affaiblir l’Iran. Des responsables militaires israéliens auraient continué à planifier de nouvelles cibles en Iran depuis la fin de la campagne militaire, y compris pendant que Trump privilégiait la piste diplomatique.
Face à ces accusations, une porte-parole de l’ambassade d’Israël a répondu que le partage de renseignements avec les États-Unis s’inscrit dans le cadre du partenariat étroit entre les deux pays, et non dans la poursuite d’un agenda caché visant à promouvoir la guerre. Le bureau du Premier ministre Benyamin Netanyahou, sollicité, n’a pour sa part pas donné suite à la demande de réaction.
L’épisode illustre les tensions persistantes qui traversent la relation israélo-américaine dans la gestion du dossier iranien, entre coopération sécuritaire revendiquée et soupçons d’agendas divergents à Washington, plusieurs semaines après la fin de la campagne militaire menée contre Téhéran.
Pour aller plus loin sur les dessous de cette relation entre Washington, Jérusalem et Téhéran, retrouvez notre article sur les révélations de Trump concernant la présence d’agents israéliens à Fordow après la frappe, ainsi que l’ensemble de notre couverture sur Infos-Israel.News.






